ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Sommet sur l’économie africaine : « Les Comores n’attendent rien du sommet »

Le président de la République, Azali Assoumani a pris part au sommet sur l’économie de l’Afrique à Paris. Certains économistes du pays n’attendent rien de ce rendez-vous qui devait principalement apporter un souffle sur le secteur économique du pays. Selon un économiste comorien, notre économie souffre d’un certain nombre de dysfonctionnements qui font qu’elle ne peut profiter durablement de l’injection de fonds visant la booster.

L’économie du pays a chuté depuis presque 5ans. La crise sanitaire a aussi enfoncé plus bas notre économie, selon un économiste du pays. Cela pour diverses raisons, notamment le manque de transparence et de traçabilité sur la gestion des fonds publics et l’utilisation abusive des fonds publics aux fins autres que celui du bien de l’État. Cela a fait la grande majorité de la population vit au-dessus du seuil de la pauvreté, selon notre interlocuteur. 

« Alors la conférence de Paris sur l’économie des États Africains ne nous apportera rien », a fait remarquer notre économiste. Le secteur privé considéré comme un pilier majeur de l’économie du pays est en ruine. « Le secteur privé aux Comores, a du mal à survivre, asphyxié par la fiscalité qui va jusqu’à le tuer », a-t-il indiqué. Les dettes publiques alourdissent l’économie entraînant un dysfonctionnement. « Notre économie souffre d’un certain nombre de dysfonctionnements qui font qu’elle ne peut profiter durablement de l’injection de fonds visant la booster. Nous avons vu ce que notre économie est devenue après l’effacement de la dette. Peu de temps après, nous nous sommes enfoncés dans la spirale de la dette », a-t-il rappelé. Selon lui, le secteur de l’économie a bien besoin d’être réorganisé, renforcé, appuyé et relancer. « Toute aide lui serait bénéfique pour lui permettre de relancer ses activités. Nous ne devrions rien attendre de la conférence de Paris sur le financement de l’économie africaine », conclut-il.

Kamal Said Abdou

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