ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Politique : Yasser Ali Assoumani répond à Me Mzimba

Se livrant dans une longue diatribe lors d’une conférence de presse pour annoncer son retour en politique, Me Mzimba a surpris tout le monde par rapport à sa nouvelle posture adoptée consistant à épouser à la fois le pour et le contre au point de ne plus savoir sur quel saint se vouer.

Selon Yasser Ali Assoumani, Me Mzimba doit se souvenir que « nous sommes dans une République. Et la République est régie par des lois que tout le monde doit respecter. La loi relative aux partis politiques adoptée en 2015 a reconnu 6 partis remplissant les conditions fixées par le législateur. La CRC, Juwa, Updc, Radhi, Orange et Rdc tendance Djae Ahamada. Jamais la loi n’en a parlé des candidats aux dernières élections présidentielles et moins encore des personnalités politiques et surtout des réfugiés. Qu’on se dise la vérité » s’est-il déclaré. Remuant le vrai de faux, le patron des Aéroports des Comores a rappelé à Me Mzimba les conditions sine qua none forgeant un leader politique. La conviction et la sincérité.

« Un homme politique doit être humble et sincère »

Selon lui, un homme politique doit être humble et sincère. Comment peut-on exiger des préalables à la tenue du dialogue national prôné par le président de la République alors que celui-ci a pris soin de donner libre cours au débat pour aborder même les questions qui fâchent. « Le président Azali a été beaucoup plus conciliant en acceptant même le sobriquet de front commun contre la dictature. Un front qui relève d’un mouvement aux allures rebelles non connu par les services compétents. Mais quand il s’agit de la paix et de la cohésion sociale, le président Azali ne badine pas. Il a toujours dit que la paix est source du développement. Abordant les prochaines échéances électorales surtout les présidentielles à l’origine desquelles le président Azali a lancé l’idée du dialogue national inclusif en vue de trouver des solutions pérennes par rapport aux dissensions politiques nées des dernières élections présidentielles de 2019, Me Mzimba n’a trouvé mieux qu’émettre le souhait que le président Azali ne se présente pas en 2024 même si il reconnaît par ailleurs que juridiquement la loi ne l’interdit pas. Reconnaissant la légitimité du président Azali, Me Mzimba a fait savoir que la candidature de l’actuel chef de l’Etat aux élections présidentielles serait de nature à tronquer le bon déroulement de l’élection qui ne serait pas de fait proportionnée », indique le patron de l’Adc.

« Azali n’a pas de leçon à recevoir de qui que ce soit »

A cette question Yasser Ali Assoumani membre du bureau politique du parti CRC a été incisif en rappelant qu’en 2016 le candidat Azali Assoumani a remporté haut la main la présidentielle tout en étant dans l’opposition disputant cette échéance contre les dignitaires du pouvoir d’alors qui contrôlait toutes les différentes institutions de la nation. « Pour ne pas s’avouer vaincu, ils ont imposé un troisième tour qui a donné dans la précipitation 104 %. Du jamais vu », a-t-il précisé. Et d’ajouter que « dans cette optique le président Azali n’a pas de leçon à recevoir de qui que ce soit. ».

KDBA

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