ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Sounhadji Attoumani : « Le respect de la paix et de la démocratie est le fondement de la liberté sociale »

Les conseillers du président ont tenu, samedi dernier, un point de presse à Beit-Salam sur l’actualité du pays. Le respect de la liberté individuelle et la démocratie sources de paix et de tranquillité d’un pays, selon le secrétaire général à la présidence, Sounhadji Attoumani. Les conférenciers sont revenus sur la question de la mairie de Moroni et appellent au respect de la loi.

Le secrétariat général du président et les conseillers à la présidence ont relayé, samedi dernier, l’actualité politique et sociale qui prévaut le pays, à l’heure actuelle. À Batsa Itsandra, vendredi dernier, le président Azali a fait appel aux citoyens au respect de la liberté individuelle et la démocratie. Les conseillers du président  Azali ont invité la presse, samedi dernier, pour réaffirmer leur soutien à la déclaration faite par le président Azali pour la paix sociale et individuelle ainsi que le respect de la démocratie. « Les conseillers du président Azali et son cabinet viennent expliquer clairement  la déclaration du président Azali, faite à Batsa Itsandra, vendredi dernier, faisant appel à tous les citoyens à respecter des libertés individuelles et collectives. Pour le président Azali la liberté de chacun s’arrête là où celle de l’autre commence. Nous sommes réunis pour annoncer notre soutien à la déclaration faite par le président Azali », a déclaré le secrétaire général à la présidence, Sounhadji Attoumani.

Et la saga à la mairie de Moroni 

Concernant la question de la mairie de Moroni, le secrétaire général à la présidence a indiqué que la Cour suprême a rendu publique sa décision. Alors, maintenant, la décision revient aux instances de la juridiction, la Cour suprême et le chef de l’Etat, selon lui. « Un courrier a été envoyé par le ministère de l’intérieur indiquant qu’il refuse la décision rendue par la Cour suprême, quant aux élections municipales du 04 septembre dernier. Logiquement, le pays possède une constitution. Il existe des instances de juridiction qui sanctionnent et qui jugent. La décision finale revient à la justice, à la Cour suprême et au chef de l’Etat, garants de la constitution », a précisé le secrétaire général à la présidence. Et lui de poursuivre : « à la mairie de Moroni, les recours ont été envoyés à la Cour suprême. Je ne pense pas qu’on aura droit à faire recours à la décision rendue par la cour suprême. Cette dernière a tranché. Ça, c’est la liberté politique. Il y a certains pays qui changent régulièrement leur constitution. Ici, on n’a pas ce système. Donc nous devons respecter la loi. Personne n’est au dessus de la loi ».

« Pour les prisonniers politiques, le processus est encours »

Pour les prisonniers politiques, le secrétaire général à la présidence appelle les comoriens à attendre les processus juridiques engagés par la justice afin d’atteindre une justice équitable. « Certes, il y a des personnes qui sont détenues depuis longtemps. Mais nous devons respecter la justice. Le processus juridique est en cours. Nous devons nous soumettre à la décision qui sera rendue par la justice. Chacun veut être bien jugé. L’essentiel est de juger les gens en toute équité et égalité », a interpellé Dr Sounhadji Attoumani.

 

Appel à l’opposition à respecter l’image du pays

Les réactions des membres de l’opposition ne donnent pas des meilleures solutions au niveau du pays, selon le secrétaire général, Sounhadji. « En parlant de la liberté et de la démocratie, les opposants doivent  respecter l’image du pays et l’Etat en question. En termes de revendication de droits, pourquoi les opposants n’imposent pas des lois à l’Assemblée nationale pour le bien du pays ? Oui, c’est faisable. Puisque, je n’ai jamais entendu quelqu’un qui réclame qu’une telle loi doit être introduite à l’Assemblée nationale », a regretté Sounhadji.

Abdoulandhum Ahamada

 

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