ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Vaccination : Le trafic de fausses cartes vaccinales fleurit à Anjouan

Le lancement de la quatrième cohorte renvoie à la question de l’immunité collective. Les mesures de l’obligation de la carte de vaccination mises par le gouvernement pour atteindre 60 % de la population, semble ne pas pouvoir faire le chiffre avant une cinquième cohorte et plus d’obligation. Mais l’on apprend, que des personnes falsifient des cartes de vaccination pour qu’elles ne soient pas vaccinées.

Le gouvernement frappe fort. Entre la vaccination de la deuxième dose de la troisième cohorte et le lancement de la quatrième cohorte, l’obligation dans les administrations, le gouvernement tend à atteindre « l’impossible », l’immunité collective. La population ne se présente en masse que pour la vaccination pour la deuxième dose (3è cohorte). Une vaccination qui revient un peu plus chère que prévue. L’obligation de la carte vaccinale dans les administrations nous revient à coût. Le papier cartonné se brise, se plie, se mouille. Plusieurs personnes veulent plastifier leur carte ou le rétrécir. Ils disent que ça augmente un coût à leur dépense. J’avoue que certains sont tentés de nous proposer de leur faire des fausses cartes », nous confie une imprimerie de la place. « Nous avons dans certains centres de vaccination des personnes avec des fausses cartes de vaccination. Des personnes après être arrêtées et questionnées, nous confirment qu’ils l’ont fait parce que la carte est obligatoire. L’obligation de la carte de vaccination augmente la pique de falsification », soutient confie un médecin.

Des cartes qui restent difficiles à authentifier et faisables qu’au départ des aéroports. Il y aurait plusieurs étapes du système de vérification. Selon eux, l’idée de vérifier l’authenticité de la carte reste difficile à mettre en place et demande des moyens conséquents. Toutefois, la direction régionale de la santé de l’île d’Anjouan cherche un moyen facile. « Pour l’authentification des cartes, c’est une question un peu difficile. Nous n’avons pas encore construit une base de données électronique. L’idée c’est que nous vérifions les cartes qu’à partir de l’aéroport », affirme Fouad Ahmed, statisticien du DRSA Anjouan. Et d’ajouter que « au départ des aéroports, un agent vérifie la carte à partir des districts de santé de la personne vaccinée. Le district sanitaire vérifie le numéro de la carte et nous signale, si elle est valable ou pas. Avec le lancement précoce de la quatrième cohorte, et même si elle est accouplée avec la deuxième dose de la troisième cohorte, nous n’atteindrons pas encore la couverture de 60 %. Nous avons une cible vaccinale de 53 262 au niveau d’Anjouan ».

Pour le docteur Abdoulhoussein Ousseni, médecin chef du district sanitaire de Mutsamudu « nous avons commencé la quatrième cohorte en même temps avec la deuxième dose de la troisième cohorte. La présentation dans la quatrième cohorte reste faible. Ceux qui viennent en masse, sont ceux pour la deuxième dose de la troisième cohorte », dit-il. « Il n’y pas cette difficulté à gérer la troisième et la quatrième cohorte. Il y a plusieurs personnes dans une équipe de vaccination. Les premières doses de la quatrième cohorte, n’ont pas de carte. Ceux de la seconde dose présentent la carte pour complément », conclut-il. 

Ahmed Zaidou

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