ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Condamnation contre Agwa : Le Front commun contre la dictature condamne la décision rendue par la justice

Lundi dernier, le front commun contre la dictature et pour la tournante s’est prononcé devant la presse pour condamner la décision contre Abdallah Agwa. L’ancien ministre Soimadou a rappelé que cette décision explique bien la fusion des trois pouvoirs aux mains d’une seule personne.

4 ans de prison ferme contre l’ancien journaliste de labaraka Fm et leader du mouvement Daula Yahaki, Abdallah Abdou Hassane connu sous le pseudonyme Agwa. Une décision critiquée par le camp de l’opposition, notamment le front commun contre la dictature et pour la tournante. Sans mâcher ses mots, l’ancien ministre Soimadou a précisé que depuis 2016, toutes les décisions de la justice proviennent de Beit Salam. « Cela explique, dit-il, que les trois pouvoirs sont aux mains d’une seule personne. 46 ans d’indépendance, un comorien est condamné pour le seul motif qu’il a voulu manifester. Ce ne se passe pas comme ça dans les autres pays. » 

L’ancien ministre Soimadou a rappelé que dans un Etat dictatorial, il n’y a aucune loi ni respect à l’égard de ses concitoyens mais seule la loi du plus fort qui gouverne. « Il est condamné pour avoir l’intention de manifester », a avancé le membre du front commun contre la dictature et pour la tournante.

Dans leurs meetings, le parti Crc n’a jamais demandé une autorisation auprès des préfectures, selon l’ancien ministre. « Un comorien a le droit de manifester, de s’exprimer, de circuler et plein d’autres c’est le fondement d’un Etat démocratique », a-t-il insisté.

« À la grande surprise, lors du délibération définitive, Abdallah Agwa a requis 4 ans de prison ferme et 1 an avec sursis. Ça n’a jamais été le cas pour les autres pays. Normalement la peine prononcée lors de l’audience reste elle-même ou se place en bas de la barre. Contrairement à ce que nous avons vu à propos de cette délibération comme si les Comores est un autre pays qui ne fait partie du monde », a conclu Ibrahim Abdourazak alias Razida.

Kamal Saïd Abdou

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