ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Contrôle des prix : Les commerçants sont avertis

Après l’initiative du ministère de l’économie de faire une descente sur le terrain pour contrôler les prix, 80 magasins sont mis en garde hier dans la matinée par le service de contrôle des prix pour le motif qu’ils spéculent sur leurs produits. Au cours d’une réunion d’échange hier au ministère de l’économie avec les commerçants, le ministre de l’économie a annoncé que l’objectif de la descente est d’éviter les spéculations sur les prix des Ppn.

Le ministère de l’économie a mis en exécution sa promesse après l’alerte faite depuis lundi sur la hausse des prix des produits de première nécessité. Le ministère de l’économie en compagnie avec les forces de l’ordre et le service de contrôle des prix a procédé à la fermeture des magasins qui vendent les produits à des prix exorbitants. Depuis l’apparition de la pandémie de covid-19, les prix de certains produits ne cessent de grimper aux Comores. « Le service de contrôle des prix a bien constaté qu’il y a une hausse et certains commerçants spéculent sur les prix de certains produits. C’est une situation qu’on ne peut pas tolérer », a dit le ministre de l’économie.

Après la descente du service de contrôle des prix, une réunion d’échange entre le ministère de l’économie et les commerçants a eu lieu au ministère. « L’objectif de la descente est d’arrêter les spéculations pour certains commençants qui fixent des prix à leur gré », a souligné le ministre de l’économie. Selon lui, ce contrôle n’a pas une vocation de troubler la situation économique, « c’était une occasion d’observer et toucher la réalité que fait face la population auprès des commerçants », a-t-il précisé.

Le ministre a regretté le fait que le prix d’une tonne de ciment coûte 10.000kmf. « Le prix de tonne de ciment n’a pas augmenté. Il est de 70.000 kmf mais juste une taxe additionnelle de 1000 kmf a été opérée. Réajuster le prix ne veut pas dire augmenter les prix. Sur le prix le fournisseur augmente 3000 kmf et le vendeur augmente 30.000kmf ce n’est pas normal. Le gouvernement ne peut pas pardonner », a rappelé

.Kamal Said Abdou

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