ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Economie : Une flambée des prix à Anjouan

Dans l’ensemble des îles, les prix des produits de première nécessité, de matériels de construction entres autres ont doublé. A Anjouan, les prix s’envolent. Silence radio. Un coup dur pour la population à revenu moyen.

La pandémie de la Covid-19 est l’une des causes de la vie chère aux Comores. Des prix exorbitants. Et les comoriens démunis vivent dans la précarité de cette inflation. « La crise sanitaire y est pour beaucoup. Ça vient de la volonté des gens à vouloir augmenter les prix pour rattraper le chiffre d’affaires habituel. C’est un moyen de redresser la barre pour les grossistes, mais aussi pour les détaillants. En ville, les commerçants ont les mêmes prix ou presque pour les produits. Ils sont tous plus chers. Certains produits comme les allumettes ont doublé de prix », a expliqué Aboubackar Fakri un diplômé d’AES à l’université des Comores.

Selon ce ressortissant de l’université des Comores, les petits budgets n’ont pas de place dans un pays économiquement instable et affecté par la pandémie de Covid-19, qui ravage le pays depuis plusieurs années. « Un fonctionnaire avec 90 000 ou 100 000 francs comoriens ne peut pas vivre une dizaine de jours avec 3 enfants. Un coût d’achat de produits qui sont chers avec de nouvelles charges de lutte contre la pandémie. Ce sont des coûts impactant l’économie de la famille moyenne. De plus en plus, de personnes vivent dans la misère et dans la précarité de l’inflation des prix dans notre pays », a-t-il avancé. « La solution serait, préconise-t-il, de favoriser l’entrepreneuriat des jeunes comoriens et l’accès à des prêts bancaires pour un autofinancement. »

Assiand Abdillah, commerçant à Mutsamudu, a fait savoir que c’est une hausse qui ne cesserait d’évoluer. « Il faudra attendre quelque temps pour que tout les prix soient doublés ou presque. Les autres parlent des taxes douanières qui sont chères et un retard d’approvisionnement des marchandises », indique-t-il. Pour lui, les commerçants ont des charges familiales. La plupart ont des impôts et des loyers à payer. Tous ces coûts sont à calculer pour avoir le prix final des produits. « Je dirai que certains commerçants exagèrent par le manque de contrôle », a-t-il fulminé.

Les produits de première nécessité tels que le sucre, l’huile voient leurs s’envoler. Une sonnette d’alarme a été lancée par la population anjouanaise. Mais, le service de contrôle des prix fait fi. Certains commerçants vendent leurs produits à leur propre gré. Ni les forces de l’ordre ni le service des prix n’interviennent un équilibre. Le gouvernement joue son va tout, les commerçants haussent les prix.

Ahmed Zaidou

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