ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Environnement : La jeunesse comorienne fait fi du climat

Alors que la Cop 26 est clôturée samedi dernier à Glasgow, le ministre comorien en charge de l’environnement a fait le point sur cette conférence des Nations Unies sur le climat. Un accord a été signé entre les pays afin de limiter les conséquences du dérèglement climatique. Bien que les Comores soient un puits de carbone, la jeunesse se désintéresse de la protection de l’environnement.

Plusieurs pays ont été réunis à Glasgow du 31 octobre au 12 novembre pour la Cop 26. Mais la date de fermeture a été décalée au samedi 13 novembre pour permettre la poursuite des négociations pour la rédaction de l’accord final portant des nouveaux engagements afin de limiter les conséquences du réchauffement climatique. De nombreux chefs d’Etats et de gouvernement ainsi que la société civile ont pris part à cette conférence sur le climat. Et des pays à potentiel économique ont été pointés du doigt sur leur production de charbon. Un phénomène qui accélère le réchauffement climatique.

Le ministre de l’environnement n’a pas caché son mécontentement face à la communauté comorienne qui ne se préoccupe pas à l’environnement. Pendant que dans les autres pays du monde, c’est la société civile qui est nourrit d’une politique de protection de l’environnement et de lutte contre le réchauffement climatique.  « Le réchauffement climatique est une question sensible qui préoccupe les populations. Des catastrophes naturelles se produisent et les menaces s’affichent. Et ce sont les petits Etats insulaires qui sont les premières victimes alors qu’ils ne produisent pas de carbone. Je pense qu’aux Comores, on ne prend pas à bras le corps la problématique de l’environnement. Si la société civile, les étudiants s’impliquent pour la protection de l’environnement, ça sera un grand pas. A Glasgow, on s’est mis d’accord de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Et c’est le pétrole et le gaz qui détruisent l’environnement. Mais il est difficile de ne pas produire du gaz dans le monde car des pays vivent par ces produits. Réduire à 1,5 degré Celsius d’ici 2050, chutera la croissance économique des grandes nations », a expliqué le ministre comorien de l’environnement.                           

Impliquer les maires à sensibiliser pour l’environnement

Selon Houmedi Msaidié, la société civile a manifesté son désarroi face au non respect des engagements de l’accord de Paris sur le climat. En marge de la Cop 26, un budget colossal est destiné à l’environnement et la lutte contre le réchauffement climatique. Les scientifiques sont à la recherche des solutions idoines des changements climatiques. Le réchauffement climatique reste une menace pour la survie des pays et populations. « Notre pays est un puits à carbone et c’est la raison pour laquelle le chef de l’Etat Azali Assoumani a, dans son discours à l’occasion du sommet africain pour l’accélération de l’adaptation, misé sur le renforcement de la politique du reboisement », a rappelé Houmedi Msaidié.

Le pays ambitionne une politique de reboisement de 10% à l’horizon 2030. Nous comptons impliquer les communes pour qu’elles sensibilisent sur la protection de l’environnement surtout sur le reboisement », annonce le ministre de l’environnement.

Manque de volonté

La direction de l’environnement se plaint qu’aux Comores, la société civile ne s’intéresse plus à l’environnement. Les associations environnementales n’investissent pas dans l’environnement. « Seules deux Ongs étrangères, notamment Dahari et l’association 2mains, incitent les comoriens à lutter contre le réchauffement climatique. C’est à Anjouan où des associations s’intéressent beaucoup plus à lutter pour l’environnement », a indiqué le directeur de l’environnement. Un manque de volonté auprès des jeunes et de la société civile.

KDBA

Laisser un commentaire