ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Journée mondiale du diabète : Les Comores ont atteint une prévalence avoisinant de 5%

L’Union des Comores a célébré, hier mardi, la journée mondiale du diabète. Une occasion de sensibiliser la population comorienne sur les dangers liés à cette maladie chronique. Selon l’enquête Stepwise, réalisée en 2011, les Comores a une prévalence nationale avoisinant les 5%.

La journée internationale de lutte contre le diabète a été célébrée, hier à Moroni, en présence de la ministre de la santé, Loub Yakouti Zaidou et des représentants de l’Oms aux Comores. Le thème choisi cette année est : « l’accès aux soins pour traiter le diabète ». De ce fait, la ministre de la santé, Loub Yakouti Zaidou énumère trois facteurs majeurs qui conduisent les citoyens comoriens à atteindre cette maladie. « Le Surpoids, l’obésité et l’inactivité physique étant les facteurs de risque les plus rencontrés. Ces données montrent l’ampleur du problème et justifient pour les Comores, l’adoption par le gouvernement d’une politique nationale de prévention et de lutte contre les maladies non transmissibles », a expliqué la ministre de la santé, Loub Yakouti Zaidou.

S’adapter à une alimentation équilibrée

En diminuant l’impact du diabète, la ministre de la santé suggère la population comorienne à s’adapter à une alimentation équilibrée, à la pratique des activités physiques et un contrôle de glycémie. « Nous pouvons atténuer l’impact du diabète dans notre cher pays en suivant les conseils de nos médecins. Pour y parvenir, les mesures suivantes devront être adaptées : avoir une alimentation équilibrée, constituée des 3 repas journalier (moins gras, moins sucré et moins salé), pratiquer une activité physique adaptée et régulière qui aide à stabiliser le taux de sucre dans le sang et avoir un contrôle glycémique continue », a-t-elle conseillé.

Quant au représentant de l’Oms aux Comores, Aboubacar Diarra, le manque de contrôle, de prise en charge, l’invariabilité de mode de vie, entre autres, le diabète peut provoquer plusieurs conséquences néfastes. « S’il n’est pas contrôlé ni maitrisé ni prise en charge ou modifié le mode de vie et de comportement, le diabète peut entrainer une crise cardiaque, un AVC, une insuffisance rénale, l’amputation d’un membre inferieur, une déficience visuelle, la cécité et la lésion nerveuse », a-t-il dit.

4 sur 100 sont diabétiques

De son côté, le président de l’association Acld, Saïd M’madi a témoigné que son association a bénéficié des formations sanitaires du ministère de la santé et de l’Ong Santé Diabète. Selon lui, la majorité des comoriens possèdent le diabète de type 2. « 3 facteurs qui entrainent un facteur de risque du diabète aux Comores. Il s’agit, entre autres, de la sédentarité (entrainant l’obésité et le surpoids), du manque d’une alimentation équilibrée qui respecte les 3 prises de repas journaliers et le lien familial (l’hérédité). Sur ce, aux Comores, selon les dépistages faits par l’Ong Santé Diabète et l’association Acld, il s’avère que plusieurs personnes possèdent le diabète de type 2, atteint par les personnes de plus de 45 ans qui ne pratiquent pas des activités physiques journalières. Or, le type 1 est rare allant de la première année de naissance à 45 ans. Ces sujets diabétiques de type 1 doivent recevoir directement de l’insuline. Et le type 3 est le diabète gestationnel pour les femmes enceintes. Le diabète du type 2 a une prévalence de 4,5 à 5 % aux Comores. 4 sur 100 personnes sont atteintes du diabète en Union des Comores », a-t-il conclu.

Abdoulandhum Ahamada

 

 

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