ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Lutte contre la covid-19 : Des écoles publiques tirent la sonnette d’alarme

Certains établissements scolaires manquent de matériels de lutte contre la covid-19. Les élèves dans les publics courent le risque. Les responsables craignent la propagation du virus pendant que le pays n’est pas encore stabilisé.

Les élèves ont repris le chemin de l’école depuis la semaine dernière dans un contexte sanitaire un peu inquiétant. Bien que l’Union des Comores soit classée en zone verte mais cela ne dit pas que le pays soit totalement épargné du covid-19. Les établissements scolaires publics dans les régions manquent d’équipements de lutte contre la covid-19. Les responsables d’établissement tirent la sonnette d’alarme. « Nous n’avons pas les moyens d’acheter les équipements de lutte contre la covid-19. La moindre de chose, chaque élève doit porter son masque comme chaque instituteur afin de se protéger et protéger les élèves », indique Saïd Nassur, directeur de l’école primaire de Mirontsi Itsandra.
Les parents d’élèves doivent contribuer pour acheter les équipements. « Au milieu d’une crise financière, on ne peut pas obliger un parent d’acheter les équipements pour son enfant. On peut avoir un parent qui a deux ou trois enfants. Il doit acheter leurs fournitures. Comment il peut encore acheter des gels et des masques. Il faut tenir compte de la réalité des choses », explique le directeur général. Selon lui, le mieux c’est de trouver une subvention pour pouvoir acheter les gels les masques. « C’est la vie de nos enfants qui est en danger. Je pense que chacun de nous est conscient. L’accompagnement du ministère de l’éducation nationale au profit de ces enfants serait une meilleure idée », estime-t-elle.
Le directeur général souligne le manque de fournitures scolaires pour les établissements publics. « Certains établissements manquent de bancs et de tableaux. Cette situation ne favorise pas l’éducation. Les élèves sont obligés de s’asseoir trois par table ou parfois quatre. Ce qui n’est pas normal, selon le contexte sanitaire actuel », précise le directeur général. Ce dernier estime qu’il faut améliorer les conditions d’enseignement dans les écoles publiques de notre pays.

Kamal Saïd Abdou

Laisser un commentaire