ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Economie : Un économiste appelle à la régularisation de la politique monétaire du pays

Saandi Mouignidaho, économiste comorien, a publié un livre, le mois d’avril dernier, intitulé « Franc CFA et Emergence aux Comores, le duel est-il compatible ? ». Dans son livre, il traite les impacts des équilibres monétaires et de la question de l’émergence des Etats membres de la zone Franc CFA. Une séance de présentation de son ouvrage a eu lieu, lundi dernier, à Ifere en présence des universitaires.

L’économiste comorien, Saandi Mouignidaho a organisé une séance d’exposition de son ouvrage intitulé « Franc CFA et Emergence aux Comores, le duel est-il compatible ? ». Une occasion de mettre en reflet la problématique de l’appartenance de la zone Franc CFA et la politique monétaire de l’Union des Comores. Dans son livre, l’auteur pense que les Comores possèdent une croissance économique à deux chiffres à l’horizon 2030, or, plusieurs secteurs prioritaires, susceptibles d’obtenir une croissance avancée, souffrent de besoin en financement. « L’Union des Comores table sur une croissance économique à deux chiffres pour 2030, alors que des secteurs prioritaires notamment l’éducation, agriculture, électricité, tourisme, industrie)-susceptibles de générer de la croissance accélérée, souffrent de besoin en financement », a annoncé l’économiste Saandi Mouignidaho. À l’en croire, si les Comores ne régularisent pas ce système monétaire, le pays risquerait de tomber dans une situation difficile. « À ce rythme, le pays risque de sombrer dans une crise sans précédent : flambée des prix des produits de première nécessité, inégalités sociales accentuées, taux de chômage élevé et dépendance économique amplifiée », prévient-il.

Saandi Mouignidaho a abordé les questions relatives de la monnaie comorienne et la politique monétaire menée par les autorités compétentes. Selon l’économiste, les banques commerciales doivent avoir une politique monétaire très efficace pour sauver le pays. « La monnaie est la richesse d’un pays. Les banques commerciales notamment, la banque centrale comorienne doit assurer une bonne gestion monétaire très efficace. Le taux d’usure doit être appliqué. Il faut objectiver à 8 chiffres, par exemple. Avec des décisions politiques qui ont des consensus avec les autorités compétentes », a-t-il proposé.

Abdoulandhum Ahamada

 

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