Après une première édition qui a permis de mettre sous les projecteurs les différentes étable des festivités liés au mariage traditionnel lié au Anda na mila, Sacré Glamour revient pour une deuxième édition, le 27 décembre 2026 à Marseille, avec l’ambition mettre en valeur les tenus traditionnelles comorienne. Bien plus qu’un rendez-vous consacré au glamour, l’événement entend raconter une société, ses codes, ses traditions et les multiples expressions de sa culture. À travers les vêtements, les matières, les couleurs, les accessoires, les gestes et les savoir-faire, Sacré Glamour cherche à faire dialoguer l’héritage culturel comorien avec la créativité contemporaine.
Pour mieux préparer l’évènement, les organisateurs ont organisé un shooting photo, dimanche 27 septembre notamment pour le deuxième numéro de son magazine qui va mettre en lumière les habits traditionnels entre autres. Les mannequins ont enfilé le salouva, le sahari na subaya, Djoho, Dzagla, Nkandu, Kofia, les bijoux, les coiffures. Des éléments qui racontent une histoire, indiquent parfois un statut social, marquent une étape de la vie et témoignent de la richesse des échanges qui ont façonné l’archipel.
C’est précisément dans cet héritage que Sacré Glamour entend puiser son inspiration. L’événement ne cherche pas à enfermer la tradition dans une image figée. Il s’agit plutôt de montrer comment celle-ci peut continuer à vivre, à évoluer et à inspirer une nouvelle génération de créateurs. La deuxième édition veut ainsi ouvrir davantage le regard sur les talents comoriens. Créateurs, stylistes, mannequins, artisans, maquilleurs, coiffeurs, photographes et autres acteurs de la chaîne créative peuvent trouver dans cette initiative une vitrine pour présenter leur travail et contribuer à une meilleure visibilité du patrimoine culturel.
L’intérêt de l’événement réside également dans sa capacité à dépasser la seule question vestimentaire. En mettant en scène l’élégance comorienne, Sacré Glamour raconte aussi les femmes et les hommes qui portent cette culture, les familles, les cérémonies, les valeurs sociales et les pratiques qui continuent de structurer la vie de nombreuses communautés. À travers cette deuxième édition, les organisateurs ambitionnent ainsi de renforcer la place de la culture dans les initiatives créatives et de donner davantage de visibilité aux talents locaux. L’événement pourrait également contribuer à faire prendre conscience de la valeur économique et culturelle des métiers liés à la mode, à l’artisanat et à la création.
« Le public doit s’attendre à une mise en valeur de notre tradition, la sortie du deuxième numéro du magazine sacré glamour, un défilé de mode notamment sur nos habits traditionnels, un petit concert musical et d’autres activités à découvrir. Il sera aussi l’occasion de mettre en valeurs des créateurs de tout genre notamment des stylistes, les producteurs de produits cosmétiques, les commerçants travaillant autour de nos traditions, des écrivains », a précisé Faiza Zaki.
Mahdawi Ben Ali









