ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

L’édition 2022 du festival international Bangwe de l’oralité (FIBO) a officiellement démarré le lundi 23 mai à Moroni et  à Mbeni. Organisé par l’association Kam’Art Culture, l’évènement vise à valoriser et promouvoir les arts de l’oralité et la culture africaine, tout en promouvant la destination Comores.

Formations, ateliers, scènes de slam, foire, sont entre autres les activités qui marquent l’évènement du 23 au 28 mai 2022. Connue pour ses efforts sur la promotion de la culture et des arts aux Comores, l’association Kam’Art Culture n’a jamais cessé de défendre sa cause. Le festival international Bangwe de l’oralité le confirme. Un rendez-vous qui prend le pari d’offrir des scènes mais surtout propose des ateliers de slam dans des collèges et lycées, la formation des journalistes et acteurs culturels mais aussi d’étudiants.

Des slameurs venus de Côte d’ivoire et de France, respectivement Lionel Lao dit Nin’wlou et Nino Mousset (Eniah) donnent des ateliers de slam à l’intention d’élèves et lycéens de Mbeni. À l’issue desdits ateliers, un concours est prévu afin de primer les meilleurs textes et prestations.

Du côté de Moroni, le journaliste et spécialiste de culture, Eric Azanney entretient les hommes de médias sur le thème « journalisme culturel au service des arts et cultures des Comores : les spécificités de la presse culturelle ». Les activités de cette formation ont duré trois jours et s’étendent aux étudiants en lettres modernes françaises de l’université des Comores, le vendredi 27 mai. Le même formateur travaillera à Mbeni avec les managers d’artistes et responsables de compagnie sur le thème « développement et gestion de carrière artistique : les pratiques et aptitudes ».

La soirée du vendredi réserve une scène de slam acoustique à Moroni, à l’espace Mvuli. C’est à Mbeni qu’il faudra se rendre le samedi 28 mai pour assister à différentes manifestations culturelles.

Une grande envergure à la fin de l’évènement. Un carnaval, une foire qui donnera de la vitrine à des produits du terroir, des animations de danses traditionnelles, un défilé de mode traditionnelle, une conférence sur le Shikomori (langue nationale), le tout couronné par la grande nuit de l’oralité. Pour Rahim Elhad, principal responsable de Kam’Art Culture, « cette initiative est  pour non seulement promouvoir les valeurs héritées des ancêtres mais aussi faire des Comores un pays ouvert sur la scène internationale des arts et de la culture. 

Abdouloihab Papa (stagiaire)

 

 

Hier mercredi, a eu lieu au Ccac-Mavuna, la clôture de la formation d’une dizaine de journalistes culturels, ayant débuté depuis le lundi dernier, dans le cadre du festival international Bangwe de l’oralité. Une initiative de l’association Kam’art avec pour but de conserver la culture comorienne.

Plusieurs journalistes de médias comoriens à savoir Al-watwan, Al-fajr, Ortc entre autres, ont bénéficié du lundi à mercredi dernier, une formation en journalisme culturel. Avec pour but d’outiller aux journalistes comoriens les notions nécessaires pour traiter sur cette discipline, la formation a atteint à son terme, hier mercredi. « Cette formation a pour objectif d’outiller aux journalistes les racines nécessaires pour le traitement des sujet culturels et artistiques mais également les intérêts que l’on obtiendrait en traitant sur cette discipline », a fait entendre le formateur béninois, Éric Azanney, journaliste critique d’art et communicant culturel. C’est en ce sens où les formateurs ont à leur tour exprimé une sympathique reconnaissance quant à une telle initiative à travers laquelle se naissent, selon eux, beaucoup d’avantages. « À travers cette formation, nous pouvons publier préalablement des articles sur la culture et faire des Comores un pays culturel à l’échelle international », a souligné Soidridine Mohamed, bénéficiaire de cette formation. Et lui de poursuivre, « on nous a initié sur les genres journalistiques culturels à savoir la critique, le portrait, l’interview le compte rendu et entre autres ».

Du coté des organisateurs, les paroles sont dans le même sens. « C’est une immense fierté pour moi et pour toute l’équipe Kam’art. Car organiser de tel événement contribue à la promotion et à la valorisation de la culture comorienne. Ça permettra également d’en faire un réel facteur de développement », a exprimé Rahim Elhad, dirigeant de l’association Kam’art.

Pour rappel, la première édition du festival international Bangwe de l’oralité a lieu du 23 au 28 mai à Moroni et à Mbeni.

Abdouloihab papa (stagiaire)

Hier mercredi, les organisateurs du Médina Festival ont tenu une conférence de presse pour annoncer l’organisation de la 14ème édition en juillet prochain. C’est après deux ans d’interruption et une édition 2022 longtemps incertaine puis prévue en juillet,  que les deux villes organisatrices, Ouani et Mutsamudu ont décidé d’accueillir l’événement.

C’est au siège de SGTM Maria Galanta, principal sponsor de l’événement où l’annonce de cette manifestation culturelle a été faite officiellement, mercredi 25 mai dernier. Sur l’île d’Anjouan, depuis 2005, la nouvelle ne passe pas inaperçue. Du 28 au 29 juillet, soir, au rythme de la musique océan indien, des milliers de spectateurs sont attendus dans les stades. La 14e édition promet avec des artistes de l’ancien et de la nouvelle génération. Les îles de l’océan Indien sont attendues dans ce grand événement passant par la France, Madagascar, la Réunion, Mayotte, Grande Comore et Anjouan. Aucun artiste de Mohéli n’est conclu pour l’instant. « Pour l’instant, nous sommes en train de négocier avec des artistes de Mohéli. Cette année, l’événement doit ressembler aux premières éditions en 2005 et 2006. Ce sont au départ 3 dates, mais celle de Domoni n’est pas conclue par faute de calendrier. Cette année, nous voulons rendre hommage à l’artiste Papa L’amour », annonce le chef du comité organisationnel, Mohamed Mansoib avant de rappeler les difficultés organisationnelles des dernières années.

Si la pandémie a pu annuler l’événement, le mois de juillet est annoncé comme celui de tous les temps, et est déjà dans les esprits durement éprouvés par deux années de pandémie. « Cette année, nous avons de la qualité musicale. Tous les styles seront au rendez-vous », a promis Mohamed Mansoib. Pour Jaffar Mohamed, représentant de la société maritime SGTM, « c’est de par le courage du comité d’organisation et la responsabilité sociale de l’entreprise que nous soutenions l’événement », a-t-il confié. 

Ahmed Zaidou

Une réunion est organisée au local du bureau du collectif du patrimoine des Comores. Elle est présidée par la présidente du CPC et le directeur du Cndrs d’Anjouan. Une mission de l’UNESCO-ICOMOS COMORES est prévue dans l’île du 01 au 06 juin avant de partir pour la Grande Comore.

L’objectif est de réussir la mission et de redonner une image positive au patrimoine et à la culture de l’île. Plusieurs administrations, associations culturelles patrimoniales ont pris part à la réunion de préparation de la mission. La visite des médinas de Mutsamudu et Domoni et des réunions d’échanges avec les autorités sont prévues.

« C’est une mission importante avec beaucoup de perspectives positives. Ça sera pour nous, un honneur de réussir. Nous devons être fiers de l’organiser. Nous sommes parmi ceux qui mèneront le projet à terme. Pour cette mission, nous devons accueillir la mission, mais surtout s’assurer que la mission se passe sans faute », explique Musbahouddine Ahmed, directeur régional du Cndrs.

« Ce sont 5 médinas qui constituent le dossier. Ils sont 3 à la Grande Comore et 2 à Anjouan. Le Cndrs s’organise en qualité d’organe technique. Dans ce genre d’activité, il y a intérêt à ce que tout le monde se mette debout. Et c’est parce que c’est dans la communauté que se trouvent les éléments du dossier. Les monuments historiques, c’est dans la ville, c’est sous la surveillance de la mairie, et c’est la communauté qui vit dans ces monuments. Cela doit être une adhésion collective », ajoute-t-il.

Comme tout qui se fait dans l’île d’Anjouan, des retards sont enregistrés et un manque de moyens logistiques et financiers est déploré. Toutefois, des commissions sont mises en place pour veiller à ce que les problèmes soient résolus. De sa part, la présidente du collectif du patrimoine des Comores, Fatima Boyer a expliqué l’objet de la réunion d’échange et son intérêt pour le patrimoine national. « C’est pour réellement organiser et coordonner la mission. Nous avons partagé les responsabilités. Nous sommes les porteurs du projet de nomination au patrimoine mondial de l’UNESCO », précise-t-elle. Et de rappeler qu’« un expert ICOMOS est venu faire la liste indicative en 2005. Aujourd’hui, ça fait 17 ans et beaucoup de bâtiments sont tombés en péril et d’autres sont démolis comme la maison Barakani. Cette mission vient de préparer les éléments de rédaction du dossier de nomination. Elle est très importante ». 

Ahmed Zaidou

L’Alliance française de Moroni a lancé, mercredi dernier, le premier festival international des musiques d’influences Twarab. Une manière de valoriser la musique comorienne et étrangère du jeudi 20 (hier, Ndlr) jusqu’à demain samedi. Il s’agit de trois jours des festivités, de danses et de musiques à l’alliance française de Moroni.

Plusieurs artistes comoriens et étrangers vont participer au premier festival international des musiques d’influences Twarab à l’Alliance Française de Moroni du jeudi 20 jusqu’à demain. Une initiative de l’Alliance Française de Moroni en vue de valoriser la culture comorienne et étrangère, notamment la musique. Il s’agit de trois jours d’activités musicales. L’ouverture du festival a été lancée, la nuit du mercredi dernier, à l’Alliance française de Moroni. Le directeur général de l’Alliance française Moroni, Jean Rémy Guedon a exprimé sa joie face à une telle initiative qui valorise le twarab comorien.  « Je suis tellement heureux de vous présenter ce premier festival  des musiques d’influences Twarab. Certes, le titre est long mais, il est précis. Plutôt que d’éclairer  exclusivement la tradition la plus fidèle du twarab, nous avons souhaité montrer les différents courants qui utilisent et se nourrissent de cette belle musique afin de lui donner un écho au-delà de ses propres frontières. Je vous souhaite un régal des oreilles bien sûr mais que de l’écouter, la musique se vit ! », a déclaré le directeur général de l’Alliance française.

Salim Ali Amir, artiste, regrette de la dégradation du twarab aux Comores laissant d’autres musiques prendre le devant. « Un festival de musique est devenu un événement rare dans notre pays. Le Twarab se dégrade laissant plus à d’autres musiques bénéficiées d’un large soutien de sponsors. Nous avons une musique riche à conserver et à vendre. Aucun artiste comorien ne peut s’en passer de la musique Twarab car elle influe dans toutes nos créations quel que soit le genre de musique », a-t-il regretté. 

Abdoulandhum Ahamada

 

La journée internationale des musées est célébrée hier au Centre national de documentation et des recherches scientifiques (Cndrs). Une occasion pour Ben Ahmed Nourdine, artiste, plasticien et autodidacte de dévoiler ses ambitions, notamment la formation d’un maximum des personnes dans l’art et culture et l’ouverture de son atelier d’art dans le pays.

L’artiste a manié la thématique de l’immigration en passant par l’environnement pour passer son message. « Le choix de manier les deux thèmes n’est pas au hasard. D’abord, il y a la problématique de l’immigration qui domine le monde actuellement, notamment l’immigration clandestine entre le Maroc et l’Espagne pour arriver en France. Et ensuite, pour le cas de notre pays, il y a la question de la traversée entre Anjouan et Mayotte qui fait chaque jour des victimes. Donc, j’ai essayé de pencher à cette question pour contribuer mes idées à cette problématique », a souligné Ben Ahmed Nourdine.

S’agissant de la thématique de l’environnement, l’artiste et autodidacte a rappelé que c’est un thème important car il concerne la biodiversité. Artiste chevronné et passionné de l’art et la culture comorienne, Ben Ahmed Nourdine a dévoilé ses ambitions notamment l’ouverture de son atelier d’art aux Comores. « Je compte élargir mon atelier et former le maximum des personnes pour qu’ils puissent prendre le relai dans l’avenir », a-t-il dit.

En effet, le nom de Ben Ahmed Nourdine commence à se faire connaître. Son travail lui a valu la reconnaissance de ses pairs et des amateurs d’art et de la culture comorienne. L’atelier Art-Decopro créé en 2012 par le plasticien Ben Ahmed Nourdine, touche à la fois, la peinture, sculpture, la scénographie, le flocage et l’art plastique notamment avec sa formation en design artisanal. Il a essayé de transmettre son expérience multiple aux plus jeunes.

Kamal Saïd Abdou

Les touristes sont bel et bien venus à Anjouan. Une partie est accueillie jeudi et une autre, vendredi dernier par une foule de dames en Ghauni, tari à la main, chantant une musique de bienvenue. Selon l’association JPC, aucun touriste depuis 2016 n’est accueilli dans l’île.

Le dynamisme et la joie de Fatima Boyer qui, avec le sourire, danse au rythme des chansons essayant de montrer le rythme aux touristes. Malgré la fatigue, avec le sourire, elle accepte de répondre à nos questions. « Ces Assises et l’Eductour sont la consécration d’un projet qui a démarré en 2015 où j’ai sollicité TSF à venir aux Comores. Au départ, ils étaient réticents. C’est une joie pour moi. En même temps, je suis un peu inquiète parce que je voudrais bien voir les jeunes s’engager dans le tourisme. Le manque de structures, le bénévolat, fait que je me défonce comme ça pour montrer aux jeunes, aux femmes qu’on ne peut rien avoir si nous faisons rien », dit-elle avant de confier à ne pas être seule dans ce combat : « je crois que je ne suis pas seule. Il y en a d’autres qui me soutiennent. Comme à la citadelle, mais chacun, comme ils peuvent. Peut-être que les jeunes en prendront conscience. Tout le monde nous a dit que nous avons un beau pays, alors maintenant nous devons travailler tous les jours ».

Colliers de couleur au cou et téléphone à la main, les touristes ont mémorisé cet instant nouveau pour ces dizaines de touristes venus découvrir le patrimoine culturel, matériel et immatériel de l’île. Jeudi dernier, en présence du chef de l’État, Azali Assoumani et d’autres touristes, une visite a eu lieu à la Médina puis à la Citadelle de Mutsamudu. Ils se sont vu raconter l’histoire de « Bweni Fatima Sinéjou », une femme qui, selon le guide, s’habillait, se parfumait pour envoûter les hommes. Elle vivait dans les escaliers de la Citadelle. Toutefois, personne ne sait sa fin ni même si c’était un esprit ou un humain. La légende reste ainsi. La même tournée est faite, vendredi dernier. Atterris à l’aéroport d’Ouani, les touristes sont allés à Bambao Mtsanga visiter le palais Mawana. Ce dernier est dans un état de dégradation depuis plusieurs années. Les dîners prévus à la Citadelle, palais du Sultan Abdallah 1er, se sont faits à l’hôtel « Le Bléché ».

Un potentiel touristique

Le programme prédéfini n’est pas réalisé. Le président de TSF explique que « il y a tellement de choses à voir, du potentiel dans cette île que de toute façon ça n’a pas du tout appâte cette journée. Nous sommes très heureux de découvrir ce patrimoine. Cela fait déjà 7 ans que nous collaborons avec le CPC justement sur cette opération particulière », dit-il. Pour lui, les assises sont un peu un début de développement touristique même si déjà, des choses sont faites. « C’est aux Comoriens de créer la dynamique. Nous sommes là pour accompagner ses projets. Cela fait déjà 4 ans qu’on accompagne des projets de Comoriens. Ce ne sont pas les nôtres. Nous devons faire des suggestions et des pistes de développements », indique-t-il. La direction et l’Office du tourisme sont inquiets du manquement au programme préétabli. Toutefois, ils sont rassurés par la présence de journalistes étrangers et nationaux.

Au moins 5 chaînes de médias différents sont présentes lors de l’Eductour. La visite se transforme en tournage de reportage. « Vous avez là toute une partie de l’équipe de TSF. Nous ne sommes pas venus avec des tour-opérateurs, mais des investisseurs, des institutionnels et surtout des journalistes. L’idée est de communiquer une image de ce que sont les Comores aujourd’hui et ce qu’ils peuvent devenir demain. Nous ne sommes pas du tout là pour amener des touristes », affirme le président du TSF, Marc DUMOULIN. Pour la directrice de l’Office du tourisme à Anjouan, « ces touristes vendront et nous espérons une image positive de notre patrimoine culturel, matériel et immatériel, du moins de ce qu’ils ont pu visiter », conclut-elle. 

Ahmed Zaidou

Le concours de beauté aura lieu ce samedi, 14 mai à l’Alliance Française de Mutsamudu. Depuis plusieurs semaines de préparatifs, entre tournage et stress, sur les 13 candidats, un représentera après l’élection, la beauté et l’icône de Ndzuani.

Le concept est lancé par Nafion Nassor, jeune propriétaire des pages Facebook et Instagram « Ndzouani Island ». Une équipe montée travaille d’arrache-pied pour la réalisation de ce projet. L’ambassadeur de l’île de Mayotte a fait le déplacement dans l’île. Les organisateurs espèrent après l’élection, rencontrer le gouverneur de l’île pour lui présenter la nouvelle icône du pays. Pour la première édition, ces jeunes hommes âgés entre 18 et 25 ans vont concourir pour le titre.

Selon Abdullahy Missy, Présidente du comité Ambassador Youth Nationale Mayotte, vice-présidente du Comité Ambassador Youth Nationale France et vice-présidente du comité Ambassador Youth Ndzuani Island, le projet est pensé depuis décembre. Il a travaillé à distance jusqu’à sa réalisation à Anjouan. « Je m’investis dans ce genre de programme pour valoriser nos îles. Je trouve qu’on en parle peu. Ce programme est mis en place parce qu’on parle très mal d’Anjouan. C’est l’occasion d’avoir un représentant de la jeunesse Anjouanaise et montrer qu’il peut être un exemple. Quand j’ai eu l’idée, j’en ai parlé à Nafion Naslan et tout est mis en place », a expliqué Abdullahy Missy. Pour elle, les candidats « s’impliquent, s’investissent et sont très à l’écoute et méritent tous de gagner ». Le concept de ce concours de beauté pour Nafion Naslan, « c’est de valoriser l’île à travers des images et des vidéos de la vie des populations vivants et résidants dans l’île ». Sa page Instagram présente plus de 500 images valorisantes et permet de la visibilité de l’île.

Moumini Haikal, 23 ans, Ambassador Youth Nationale Mayotte, passionné de voyage, a fait le voyage dans l’île pour la première fois, pour assister à cette élection. Il raconte comment s’est passé le concours à Mayotte et ses attentes face à des candidats qui pour la plupart ne connaissent pas le monde de la scène. « Tout s’est passé sur des plateformes avec des différentes sortes de votes. Il y a eu une présélection. Une note de comportement, de prestation du jour-J plus sur note de l’association que nous défendons », dit-il avant de confier que « J’aime beaucoup voyager, chose qui m’amène à vouloir connaître les gens. Je fais partie de l’archipel des Comores donc je voulais voir. Ici, c’est chez moi aussi et pour partager l’élection et partager une chose extraordinaire que j’ai vécue et que je souhaite à tous les candidats ». Il s’attend à ce que « le gagnant représente son île, magnifique qu’ils ont, car on n’entend pas toujours parler du bien de nos îles, mais aussi d’aider le maximum de gens avec la notoriété qu’il va avoir ». 

Ahmed Zaidou

L’alliance française organise son premier festival international des musiques d’influence Twarab du 19 au 21 mai 2022. 1 500 francs par jour pour le billet d’entrée.  Une manière de mettre en valeur la culture traditionnelle, la musique et la coutume et us comorienne. Les artistes comoriens et tanzaniens seront au rendez-vous.

3 jours de festivités à l’Alliance française à Moroni  pour marquer l’histoire de la musique comorienne d’influence Twarab. Du jeudi  19 au samedi 21 mai 2022, les comoriens vont vivre des moments forts de chants folkloriques, de concerts, de boutiques du festival, de conférence-débat, entre autres. Un premier festival international des musiques d’influence twarab avec des artistes comoriens et tanzaniens. 1 500 francs par jour pour l’autorisation d’entrée. Le directeur général de l’Alliance française à Moroni, Jean Remy Guedon a précisé que cette initiative vise à faire rayonner la culture traditionnelle et les variétés de musiques comoriennes à l’échelle mondiale. « Le twarab comorien est une belle musique que le monde a besoin de percevoir et d’entendre. Ce 1er festival international des musiques d’influence twarab est une occasion de faire rayonner les valeurs culturelles comoriennes dans le monde entier. 3 jours de spectacle et de danses pour l’occasion d’ouvrir les portes en allumant une mèche. Les artistes comoriens et tanzaniens vont montrer leurs talents et leur professionnalisme pour plaire au public. J’espère que celui qui paie 1 500 fcs par jour va sentir le goût de la musique comorienne », a rétorqué le directeur général de l’Alliance française.

Du point de vue de la directrice adjointe de l’Alliance française, Nasrat Mohamed Issa, cette initiative résulte la conservation des patrimoines culturels comoriens et un rayonnement dans la région de l’océan indien. « Ce festival des musiques est un projet phare pour l’alliance française soutenu par des partenaires. C’est une première édition pour le public comorien. Toutes les catégories de musiques seront présentées. C’est une promotion de la culture comorienne à travers des danses modernes, du twarab et des danses folkloriques. D’autres éditions seront éventuellement organisées », a-t-elle dit.

Abdoulandhum Ahamada

China Media Group (CMG), société mère de CGTN, célèbre la Journée de la langue chinoise des Nations Unies (ONU) 2022 avec un festival de vidéos. 

« La Journée de la langue chinoise est conçue pour célébrer la diversité de la langue et de la culture et promouvoir le multilatéralisme », a déclaré Shen Haixiong, président du CMG. « Alors que le monde subit des changements profonds et complexes à la suite de la pire pandémie depuis un siècle, il est encore plus important pour nous de parvenir à un consensus et de travailler ensemble. » 

Chen Xu, ambassadeur de Chine auprès de l’ONU à Genève, a ajouté que l’événement servait de « fenêtre et de pont » pour connecter le monde à la Chine. 

« En tant que vecteur de la culture et de la civilisation chinoises, la langue chinoise joue un rôle important et indispensable dans l’héritage de la culture et de la civilisation chinoises », a-t-il déclaré dans un discours. 

Le thème de la Journée de cette année est China Chic, CMG demandant aux locuteurs chinois de langue étrangère de soumettre des vidéos à un concours. Celles-ci ont été présentées dans une vidéo diffusée en direct sur la chaîne YouTube de CGTN Europe et dans les médias internationaux à 22 h 00 le 20 avril, heure de Beijing. 

Le chinois est l’une des langues les plus anciennes du monde, avec une histoire qui remonte à plus de cinq millénaires. Il compte plus de locuteurs de langue maternelle que tout autre.  Depuis 2010, l’ONU célèbre la Journée de la langue chinoise le 20 avril, date à laquelle Cang Jie, réputé pour avoir inventé les caractères chinois, est commémoré. 

« Le multilinguisme est essentiel pour que les Nations Unies développent des relations fondées sur la confiance et le respect mutuel », a déclaré Tatiana Valovaya, Directrice générale de l’Office des Nations Unies à Genève.