ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Le secteur socio-éducatif est impacté par la crise sanitaire. Houmed Msaidié, coordinateur national de lutte contre la covid-19 a reçu hier la délégation des représentants des écoles privées. Les représentants des établissements ont demandé la suppression des charges fiscales et le soutien financier de l’Etat pour amortir les dépenses.

La crise du covid-19 a impacté tous les secteurs y compris l’éducation et la santé. La fermeture des écoles a enfoncé les établissements scolaires dans une crise financière. Une des mesures barrières de nature à empêcher la propagation de la pandémie. De cette foulée, les responsables des écoles privées ont sollicité un accompagnement de la part du gouvernement et un soutien afin de faciliter et adoucir les différentes charges. Dans leurs échanges respectifs, le coordinateur national a recommandé de constituer un dossier complet récapitulant toutes les données utiles pour une réponse globale de leur situation.

 Quant à la crise sanitaire qui a chuté l’économie du pays, les responsables des établissements ont sollicité la suppression des charges fiscales. Autant que le secteur est fortement impacté par la crise, les responsables ont demandé un appui financier pour les charges courantes. Faciliter les emprunts contractés et des conditions de protection sanitaire adéquates pour une meilleure reprise des cours. Depuis l’apparition du covid-19, le gouvernement s’est engagé à appuyer les secteurs touchés par la crise. Les recommandations avancées feront l’objet d’un suivi. A noter que la reprise des cours est fixée le 01 juillet 2020 sur l’ensemble du territoire.

Kamal Saïd Abdou

Hier lundi 1er juin au ministère de l’éducation, une nouvelle plateforme éducative dénommée « Classera » a été lancée par des experts en télécommunication depuis des pays étrangers à travers une vidéoconférence. Les administrateurs sont invités en premier à acquérir cette  formation avant de passer le programme des cours en ligne.

L’idée est d’accompagner  en lignes les étudiants, les élèves dont  leur droit d’apprendre est privé par la menace sanitaire de la covid-19. Hier lundi, depuis le ministère de l’éducation nationale, une nouvelle plateforme éducative « classera » a été officiellement lancée par des experts étrangers en ligne à travers une vidéoconférence. Elle représente un multiple atout au service de l’éducation entre les enseignants et les élèves de pouvoir accéder à  leur cours et leurs évaluations en ligne à travers leur mobile.

 « C’est une disposition prise par le ministère de l’éducation pour la continuité des cours en ligne au bénéfice des élèves et les étudiants cloués chez eux en raison de la crise sanitaire Covid-19 », a expliqué  Abdou Dayra, coordinateur de l’ETIC. Certains administrateurs du secteur public et privé ont été invités à bénéficier cette formation avant de pouvoir   procéder au lancement des cours en ligne pour les élèves en salle d’examen surtout.

Il est à savoir que, la nouvelle plateforme éducative « Classera » est offerte gratuitement par Clasfort, un partenaire dévoué d’origine américaine au service de la croissance éducative en Union des Comores. « Nous savons bel et bien que certains enseignants ont du mal à s’adapter  en technologie, mais nous espérons pourvoir les soutenir à s’adapter pour répondre favorablement   aux attentes de nos élèves en salle d’examen »,  a conclu Abdou Dayra.

Nassuf. M. Abdou

 

 

« Selon les données disponibles au ministère de l’éducation nationale, l’université des Comores a besoin de 22 agents pour compléter l’effectif. Le licenciement de ces 16 contractuels en question ramenait ce déficit à 38, une situation dangereuse qui risquerait d’impacter négativement le fonctionnement de l’institution. Le ministère considère que la charge financière que doit supporter l’université en gardant les agents en question est minime, comparée à l’éventuel disfonctionnement administratif, de l’institution et à la crise sociale que cela pourrait engendrer », a expliqué le directeur général de l’enseignement supérieur, Ali Mohamed Ali, à travers une lettre adressée à l’administrateur de l’université des Comores.  

« Quant à la suspension des contrats de certains enseignants, nous considérons que cela sort du droit, du fait que l’arrêt des cours de ces enseignants, n’est pas de leur propre gré, mais imposé par des décisions d’ordre étatiques prises suite à la pandémie du Covid 19 », ajoute-t-il. Etant une institution publique, l’université des Comores ne peut pas faire exception, selon le directeur général de l’enseignement supérieur, priver ces enseignants d’une partie de leur salaire qui risquerait d’exposer l’institution à des poursuites judiciaires, une situation dangereuse pour sa santé financière fragile.  

« Le ministère continue à croire que le problème financier de l’université des Comores est global, ces mesures d’austérité partielles et temporaires ne font qu’impacter négativement le fonctionnement de l’institution. La recherche d’une solution pérenne au financement de l’Udc s’impose et les deux ministères tutelles sont disposés à vous accompagner », lit-on sur la lettre. A noter que cette lettre est adressée à l’administrateur de l’Udc, Dr Abdoullah Ben Said Hassan, en date du 28 mai dernier.

Nassuf. M. Abdou

 

 

 

 

Une cérémonie de remise des matériaux d’informatique et des fournitures a eu lieu mardi dernier au ministère de l’éducation nationale. Une volonté de l’Unicef en vue de mieux accompagner le relai de l’éducation nationale impactée par la menace sanitaire du coronavirus.

Par le biais du représentant du système des Nation-unies aux Comores, M. Marcelle Ouattara, l’Unicef a remis mardi dernier des matériaux informatiques et des fournitures au ministère de l’éducation nationale dans le but de  soutenir l’éducation nationale touchée par la crise sanitaire du coronavirus. Des matériaux à hauteur de 70,000 dollars soit 31, 000,000 francs comoriens. Le ministre comorien de l’éducation nationale, Moindjié Mohamed Moussa, lors de la cérémonie s’est montré satisfait à la volonté manifestée par l’Unicef au service de l’éducation nationale. 

« Cette implication témoigne une fois de plus la volonté de l’Unicef au service d’une meilleure éducation comorienne », a montré Moindjié Mohamed Moussa. Selon lui, si l’Unicef s’est engagée pour cette cause, c’est d’avoir compris que l’éducation est le socle de l’émergence de tout un pays. « L’éducation est la locomotive pour l’émergence de toutes les nations. Alors l’Unicef justifie son engagement pour le changement de l’histoire éducatif de notre pays, de vouloir nous soutenir à sortir la tête de l’eau », a martelé Moindjié Mohamed Moussa, ministre de l’éducation.

Selon le représentant de l’Unicef en Union des Comores, Marcelle Ouattara, laisse entendre que cet appui a comme base d’épauler l’éducation nationale, il fait parmi les grandes préoccupations du système des Nation-unies de soutenir les pays de l’Afrique dans le domaine éducatif. « En vue d’aider le gouvernement des Comores à mieux se préparer à réduire les impacts négatifs de ce fléau du covid-19, l’Unicef a décidé d’appuyer le ministère de l’éducation  à renforcer ses capacités  opérationnelles », a conclut-il.

Nassuf. M. Abdou

La crise du coronavirus n’empêche la banque islamique de développement et la république française de lancer conjointement un programme de bourse destiné aux candidats à des études en France pour la rentrée 2020.

Ce programme de bourses va permettre aux étudiants financés, en licence ou en master, de tenir un rôle d’avant-garde en contribuant au développement de leurs pays au terme de leurs études. La banque multilatérale de développement œuvre en faveur de développement des pays membres de l’organisation de la coopération islamique (Oci) et des communautés musulmanes, notamment au travers des programmes de bourses d’études et de recherche financés en partenariat ave une dizaine de pays. Un partenariat stratégique visant à soutenir les étudiants pendant toute la durée de leur formation.

Rappelons que depuis 1983, 15.000 étudiants et 13.250 chercheurs ont été formés dans diverses filières et les deux tiers exercent désormais des postes de hautes responsabilités. Au total, 27 domaines d’études et sujets sont éligibles selon l’Ambassade de France en Union des Comores. Il s’agit entre autres de l’agriculture durable, changements climatiques, énergie, chimie verte, biodiversité, santé, sciences de la vie et de la santé, études environnementales, informatique et technologie de l’information.

Les futurs lauréats bénéficieront donc l’obtention du statut de boursier du gouvernement français qui ouvre à la gratuité du visa, l’exonération des frais d’inscription applicables aux étudiants hors Union Européenne, accès prioritaire en hébergement universitaire Crous, remboursement d’une mutuelle ; la prise en charge du transport aller-retour ; le versement d’une bourse de vie d’un montant de 700 euros par mois, financé par la Bid pour un cycle d’une à quatre années d’études. Les candidatures s’ouvrent dès le 20 juin et la date limite de dépôt des dossiers est le 30 juin.

KDBA

L’année scolaire 2019/2020 est marquée par des grèves répétitives. Une année bouleversée par la crise sanitaire du Coronavirus. Le ministre de l’éducation a récemment annoncé la reprise des cours en juillet. Pourtant, jusqu’à présent, les professeurs de l’enseignement secondaire n’ont pas perçu leurs salaires du mois d’avril. Doit-on s’attendre à une énième grève ?

Les professeurs de l’enseignement secondaire s’inquiètent quant à la reprise des cours annoncée par le ministre de l’éducation au mois de juillet prochain. Ils réclament au gouvernement leurs salaires du mois d’avril dernier. Face à cette situation, la reprise des cours en juillet sera-t-elle possible? Moussa Mfoungouliyé, secrétaire général de l’intersyndical des agents de l’éducation dans le doute. « On ne sait pas si la reprise des cours aura lieu au mois de juillet. On a un arriéré de salaire du mois d’avril. On attend la réaction du gouvernement », a-t-il dit.

Le Sg Moussa Mfoungouliyé s’étonne quant à la déclaration officielle du président de la république, Azali Assoumani : « l’année 2020, est l’année de l’éducation ». Selon lui, c’est une théorie ou illusion pour apaiser les esprits des comoriens. « La déclaration du président, Azali est étonnante : l’année 2020, est l’année de l’éducation. Pourtant, il n’y a aucun geste de satisfaction pour les enseignants », a déclaré le secrétaire. « L’année 2020 marquée par des grèves répétitives, accumulation des salaires. Imagine, le ministère a créé un plan des dispensions des cours en ligne sans calculer les conditions liées à la disponibilité de l’électricité, à l’accès à l’internet. Ce sont des fonds évaporés sans fondement de base », a-t-poursuivi.

Pour le cas de l’enseignement universitaire, Abdou Saïd Mouignidaho, secrétaire général du Sneuc a annoncé que les conditions nécessaires devant permettre la reprise des cours au mois de juillet sont presque établies. « Le gouvernement a versé le salaire de mars. On attend le salaire d’avril. La reprise des cours au mois de juillet est presque possible. Il nous reste à mettre en place les mesures barrières contre la propagation du virus», a affirmé le Sg Sneuc.

Abdoulandhum Ahamada

 

 

Suspendu en septembre 2019, Dr Ahmed Kassim, ancien doyen de la faculté des droits et de sciences économiques dénonce le non-application d’une décision judiciaire. L’ancien doyen affirme que la chambre administrative a demandé son intégration mais l’administrateur provisoire de l’université refuse d’appliquer la décision. 

Dr Ahmed Kassim, ancien doyen de la faculté des droits et de sciences économiques a eu gain de cause suite à sa suspension datant de l’année 2019. « Après une enquête diligentée par le ministère de l’éducation, aucune preuve contre moi n’a été trouvée » déclare Ahmed Kassim. Un courrier adressé au ministère de l’éducation en vain. « Après ce courrier, j’ai adressé à nouveau un courrier au ministère de l’éducation. Malheureusement,  je n’ai pas toujours eu de réponse » avance l’ancien doyen.

L’indifférence au regard des voies des recours exercés auprès des autorités compétentes, notamment le silence du ministre, inquiète l’ancien doyen de la faculté de droits et de sciences économiques. «  J’ai saisi la chambre administrative à ce sujet. La chambre a rendu son jugement en ma faveur demandant mon intégration.  Le ministre est notifié de cette décision. De son coté, le ministère a communiqué cette décision à l’université, mais aucune réponse de la part de cette dernière. Et le ministre ne réagit pas» explique l’ancien doyen. Une dent contre Ahmed Kassim ? Une décision mise en veilleuse par l’université. « L’administrateur provisoire qui dirige l’université actuellement a refusé d’appliquer cette décision. Je ne sais pas pourquoi. En tous cas je me réserve de faire des commentaires la dessus » indique –t-il.

Rappelons que la suspension de Dr Ahmed Kassim n’avait pas laissé les étudiants indifférents. Ces derniers considérant qu’il est l’enseignant le plus respecté de part sa parfaite collaboration avec les étudiants dans leur épanouissement universitaire et en matière de conseilles pour leur réussite. Certains faisaient les plaidoyers en sa faveur.

Kamal Saïd Abdou

En pleine crise sanitaire causée par le coronavirus, l’éducation est impactée.  A travers une note circulaire, le ministère de l’éducation a annoncé la reprise des cours au mois de juillet.

Selon cette note, les cours se débuteront du début de juillet au 08 aout. Une note qui fait écho et suscite des interrogations au sein du public. Un seul mois de cours peut-il être suffisant ? Les enseignants et les professeurs pourront terminer leurs programmes? Quelques éléments qui sont flous et provoquent des ambiguïtés de compréhension.

L’annonce de la reprise des cours du mois au 08 aout a suscité des craintes et des interrogations. Un seul mois d’enchainement de cours peut suffire les élèves et étudiants à acquérir les compétences nécessaires ? Les enseignants et les professeurs auront-ils le temps de terminer leurs programmes ? Une réalité ambiguë auprès du public qu’aux enseignants. Certains enseignants, professeurs et étudiants ont brisé leur silence. Ils sont soumis dans le flou : vérité ou cauchemar. « Un programme de trois mois ne peut en aucun cas, être terminé en un seul mois sauf que l’on met en place un Programme Par Situation(PPS) accompagné par un Programme Par Objectif pour les classes des examens », a déclaré Athoumani Ali Ivessi, enseignant du collège.

Un programme inachevé

Concernant les dispensions des cours, le professeur du collège et du lycée a mis en question l’achèvement du programme de troisième trimestre de l’année 2019/2020. Selon lui, le gouvernement a donné un programme pour être achevé dans le deuxième trimestre, et ce programme est inachevé. Comment un seul mois peut-il être suffisant pour terminer le programme de trois mois ? « Le gouvernement a imposé un programme de trois mois. Certains établissements n’ont pas pu terminer leurs chapitres du deuxième trimestre. Le mois de juillet- aout peut suffire les élèves ?, s’interroge-t-il.  

Du côté des examens nationaux, ce professeur a indiqué que la majorité des épreuves se baseront dans les classes inferieures et le deuxième trimestre. « Je pense que les épreuves des examens nationaux dépendront à 95% des classes inferieures jusqu’au chapitres du deuxième trimestre », a-t-envisagé.

N’est-il pas une stratégie de renforcement des capacités ?

Selon les propos d’Athoumani Ali Ivessi, enseignant de la classe de troisième et terminale, le gouvernement a ordonné aux établissements et corps enseignant de renforcer les capacités des élèves. D’après lui, le mois de juillet-Aout est une complémentarité des chapitres du premier et deuxième trimestre sous prétexte de terminer l’année scolaire. « Personnellement, j’ai déjà terminé la totalité de mon programme dans toutes mes classes d’examens. Si le programme n’est pas achevé, c’est un problème entre l’établissement et le professeur. Le gouvernement nous a donné un mois pour faire des renforcements de capacités. Les enseignants qui n’ont pas terminé leurs programmes du deuxième trimestre seront obligés d’achever les chapitres à la va-vite », a-t-il annoncé.

 

Les cours universitaires se dérouleront- ils du même système ?

La reprise des cours ne spécifie pas pour l’enseignement du collège et du lycée. L’Université des Comores rouvrira ses portes dans la même date du premier juillet au 08 Aout. Joint au téléphone, le secrétaire général du syndicat national des enseignants de l’Université des Comores(Sneuc), les dispensions des cours dans un seul mot est inquiétant. Or, le secrétaire n’a pas donné des éléments de réponse sur cette affaire. Même geste pour un enseignant de l’université sous prétexte d’attendre la décision du Sneuc. Selon le Sg, les enseignants doivent se réunir pour un planning horaire et un calendrier au respect du programme du deuxième semestre. « Je ne sais pas comment nous allons planifier pour dispenser les cours vu les volumes horaires très réduits. Toutefois, nous aurons une réunion des enseignants pour un possible planning horaire et un calendrier », a avancé le secrétaire général du Sneuc.

Les étudiants sont aussi dans l’impasse

L’enchainement des cours d’une durée d’un mois est incohérent auprès des étudiants. Une question qui suscite des inquiétudes et de peur. Le jeune Moussaidou Saandi, étudiant a montré son inquiétude face à cette durée réduite des cours. Selon lui, les cours seront à la va-vite et ils ne seront pas capables de s’adapter. « Je m’inquiète trop sur la reprise des cours d’un seul mois. Les enseignants n’expliqueront pas clairement les cours. Nous aurons des difficultés de compréhension. L’année sera mal finie », s’inquiète-t-il.

Abdoulandhum Ahamada

 

La reprise des cours est prévue pour le mois de juillet. Le ministère de l’éducation nationale avait recommandé des examens de passage pour les CM2 et 3ème. Et le baccalauréat en juillet à août. En vain. Les examens nationaux auront lieu.

La reprise des cours aura lieu. Et l’année sera validée. Les examens nationaux auront lieu. En pleine crise sanitaire due au coronavirus, l’éducation est impactée. L’école s’y colle. Les enseignants ont demandé le respect des mesures barrières et le paiement des arriérés de salaire. Les autorités éducatives ne badinent pas avec le covid-19. Le ministère annonce la reprise des cours. C’est à travers le conseil des ministres, d’hier mercredi que la décision ait pris.

Le ministère de l’éducation avait suggéré la tenue du baccalauréat seulement fin juillet début août et d’annuler l’examen d’entrée en sixième et le Bepc pour cette année. Une approche compromise.  La reprise des cours est fixée pour le mois de juillet prochain. Et les examens nationaux du 08 août au 05 septembre 2020.

Des critiques vives concernant la reprise des cours. A l’école, la distanciation est impossible. Même si chacun s’accorde à l’apprentissage des enfants, qui, aujourd’hui, sont à la maison. La reprise des cours est possible. Des parents d’élèves et enseignants appellent à des mesures barrières dans les établissements scolaires et académiques. Des lieux qui réunissent plus de monde.

L’Etat va-t-il honorer les doléances des enseignants de l’université des Comores ? Deux mois d’arriérés de salaires. Les enseignants du secondaire et primaire accusent aussi des avancements. De la crise dans la crise.

KDBA

La reprise des cours est prévue le 16 mai prochain. Au cours d’une conférence de presse tenue hier à l’école de santé, le Sneuc s’oppose à cette décision pour deux raisons : le syndicat compte deux mois d’arriérés de salaire et un manque de stratégie gouvernementale liée au respect des mesures barrières contre le coronavirus, lors du déroulement des cours.

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Le ministre de l’éducation a annoncé la reprise des cours, le 16 mai prochain. Une décision qui ne fait pas l’unanimité du syndicat national des enseignants de l’Université des Comores (SNEUC). Pour la  reprise des cours, le syndicat estime que deux questions  fondamentales doivent être résolues. Il s’agit, selon Abdou Saïd Mouignidaho, secrétaire général du Sneuc, d’une part, le respect des mesures préventives contre le covid-19 et d’autre part, l’élaboration d’un plan stratégique garantissant la santé des étudiants.

Le Sneuc s’oppose à la reprise des cours tant que les conditions de travail ne sont pas établies. « Imaginez une salle qui contient 500 à 600 étudiants. Si nous appliquons la mesure de distanciation de 1 mètre, avec cet effectif, il faudra, au moins, diviser la salle en 3. Cela va augmenter aussi le volume horaire des enseignants », a expliqué le Secrétaire général du Sneuc. Ce dernier a annoncé que toutefois, le Sneuc est prêt à accompagner le gouvernement durant cette période. « Nous avons les moyens de distribuer les masques aux enseignants, mais le gouvernement, de son coté, doit être en mesure d’assurer la protection sanitaire des étudiants ». 

Abdou Saïd Mouignidaho appelle le gouvernement à dévoiler une stratégie adéquate devant assurer les cours  en respectant les mesures barrières. « Il s’agit d’une période spéciale, toutes les dispositions doivent être prises, notamment la distanciation, le port des masques, et autres ».

Revenant sur l’accord signé au mois de février dernier, le secrétaire général du sneuc souligne que le gouvernement n’a pas honoré son engagement. Le protocole d’accord signé au mois de février est violé. « Les fonctionnaires ont reçu leurs salaires au mois de mars. Nous n’avons pas reçu les nôtres. Nous comptons déjà deux mois d’arriérés », a-t-il crié.

Kamal Saïd Abdou