ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Les responsables de l’intersyndical des agents de l’éducation ont tenu une conférence de presse le samedi dernier à Moroni. L’objectif principale était de dénoncer le comportement de autorités compétentes notamment le ministre de l’éducation nationale qui « ne joue pas son rôle. »

L’intersyndicale estime que c’est le moment idéal de passer à l’offensif.  A travers la rencontre avec la presse, les conférenciers des agents de l’éducation regrettent que « rien ne va » et le domaine de l’éducation ne fait pas partie des priorités du gouvernement. « C’est un comportement inadmissible », se plaignent les conférenciers. Selon eux, plusieurs points sont à revendiquer notamment les avancements et la question de la retraite.  « Le gouvernement comorien n’a jamais eu le courage de contribuer leur part. Depuis toujours, les enseignants ne se bénéficient pas des avancements et des paiements qui se font tardivement », lâchent-ils. 

Le secrétaire général de l’intersyndical, Moussa Mfoungouliyé a tenu a annoncé leurs conditions de vies si difficiles  avec des manques de certains outils nécessaires, tels que les manuels et les craies. « Nous n’avons toujours pas de satisfaction n’en parlons plus de négociation avec le gouvernement à travers son ministère de l’éducation. Il fallait obtenir un dialogue social de façon permanente pour améliorer ce domaine. Nous sommes convaincus que le ministère de l’éducation ne joue pas son rôle », souligne le secrétaire général de l’intersyndical avant d’ajouter, « il devait y avoir une conférence sur l’éducation pour évaluer certains points. Nous avons réagi à maintes reprises pour montrer nos mécontentements, en vain. Notre plan est de lancer un préavis de grève. Rien ne peut marcher avec cette indifférence. »

H.H

L’aventure continue pour Ali Zamir. Trois romans sont publiés déjà respectivement Anguille sous roche en 2016, Mon étincelle en 2017 et Dérangé que je suis en 2019. L’écrivain comorien de la littérature comorienne d’expression française a remporté le prix Roman France Télévision, la semaine dernière.

Ali Zamir est nourrit d’une richesse et connaissance. Un homme de plume, qui traverse l’Europe. Son troisième roman, Dérangé que je suis, un roman de 192 pages aux éditions Le tripode contourne sur le monde littéraire. Un roman qui met en scène, la vie d’un pauvre docker comorien. Sur l’île d’Anjouan, Dérangé est un humble docker. Avec son chariot rafistolé et ses vêtements rapiécés, il essaie chaque jour de trouver de quoi à se nourrir. Un matin alors qu’il s’est mis à la recherche d’un nouveau client, Dérangé croise le chemin d’une femme si éblouissante. Engagé par cette femme dans un défi insensé qui l’oppose au Pipi, le pauvre homme va voir son existence totalement chamboulée. Avec ce troisième roman, Ali Zamir confirme la place très originale qu’il occupe dans la littérature francophone. Avec Dérangé que je suis Ali Zamir a remporté le prix Roman France Télévision.

Force est de constater que l’écrivain est couronné par le prix Senghor en 2016, la mention spéciale du jury du prix Wepler, le prix des rencontres à Lire 2017 de Dax et le prix Mandela de littérature. Un des auteurs comoriens le plus lu dans le monde des Lettres et continue également de rayonner la littérature comorienne d’expression française.

KDBA

Suite à la rencontre entre l’intersyndical et le ministre de la fonction publique effectuée le mardi dernier, aucun compromis n’a été manifesté. L’intersyndical se prépare à accomplir son plan d’action. Des marches pacifiques vont s’organiser dans l’ensemble du territoire avant de lancer un préavis de grève.

Photo d’archive

Alors que les politiques se mobilisent avec leurs sympathisants dans des campagnes électorales, les enseignants se mobilisent à des marches pacifiques dans l’ensemble du territoire comorien. Les différentes rencontres entre l’intersyndical et les autorités compétentes n’ont abouti à rien. Aucune satisfaction à leur sort. Leurs revendications ne sont pas réglées. Leurs doléances n’ont été pas honorées. L’intersyndical et les enseignants se montrent catégoriques à manifester leur désarroi. La dernière rencontre a extrêmement choqué l’intersyndical. Puisque, le ministre de la fonction publique a affirmé qu’il n’est pas informé que « le contrôle physique n’était pas réalisé dans les deux autres îles », selon l’intersyndical. Une réaction désapprouvée par les responsables de l’intersyndical.

Le ministre aurait tenté rencontrer le Secrétaire Général du Gouvernement pour trouver une solution, en vain. Aucune démarche n’est suivie, confirme Moussa Mfoungouliyé, secrétaire général de l’intersyndical. Place à l’indignation ! Selon le secrétaire général de l’intersyndical, « nous allons planifier notre programme de manifestations dans les meilleurs délais partout aux Comores. »

Face à une période de campagne électorale, Moussa Mfoungouliyé explique à la population comorienne que leur revendication n’a rien avoir avec ces campagnes car, « le gouvernement avait largement le temps de régler nos revendications. C’est mieux pour nous de montrer notre mécontentement. Nous espérons lancer notre programme en vigueur. Nous organiserons des marches pacifiques dans les trois iles », assure-t-il.

Le secrétaire général de l’intersyndical a tenu à dénoncer quelques « intox » dans cette période de campagne. « Le ministre des finances et du budget a insisté sur le paiement des salaires et qu’il n’y a aucun arriéré de salaire. C’est faux et archifaux, le mois de janvier n’est pas encore versé, pourtant, nous sommes en fin février. Qu’ils arrêtent à manipuler les comoriens pendant que des graves problèmes sur l’éducation existent », se plaint M. Mfoungouliyé.

H.H

A moins de trois semaines avant les examens du deuxième trimestre, l’intersyndical des enseignants confirme qu’il n’est pas possible de finir l’année scolaire sans tirer satisfaction de leur revendication. Une rencontre entre l’intersyndical et le ministre de la fonction publique est tenue hier.

L’enseignement public n’est pas encore sorti de son calvaire. Les revendications notamment les avancements des enseignants ne sont pas régularisés. Pour l’intersyndical, il n’y a rien à négocier. « Nous ne réclamons que nos droits quel que soit le prix à payer. Il s’agit d’une guerre de nerf qui a laissé ses mauvais souvenirs l’année dernière », indique Moussa Mfoungouliyé, secrétaire général de l’intersyndical. Les élèves seront-ils confrontés à une nouvelle grève? Une question embarrassante mais légitime. Personne ne semble savoir à quand cette situation sera classée définitivement. L’intersyndical des agents de l’éducation ne peut en aucun cas faire marche arrière. Malgré les différentes rencontres effectuées, hier encore l’intersyndical a rencontré le ministre de la fonction publiques. Seulement, le secrétaire de l’intersyndical refuse de donner des informations avant de rendre compte rendu à ses collègues.

Un dialogue de sourd

Avant la rencontre, le secrétaire général de l’intersyndicale, Moussa Mfoungouliyé a montré que jusqu’à présent le gouvernement est resté muet. Il refuse toujours de répondre favorablement aux revendications légale et légitime des enseignants, selon M. Mfoungouliyé. « Les enseignants ont beaucoup attendu sur cette affaire et qu’actuellement, le ministère de l’éducation n’a pas pris cette question en toute considération. Quand  un ministère n’accepte pas qu’il y ait de dialogue social, pour nous c’est un ministère qui est mort. Le ministère de la fonction publique aussi n’a pas voulu répondre à nos exigences. Ce que nous vous confirmons, nous n’avons pas beaucoup de choses à dire, seulement si on ne nous éclaire pas sur la réalisation de nos avancements, nous vous confirmons que nous allons frapper très fort. Nous serons obligés de descendre dans la rue pour revendiquer nos droits », souligne Moussa Mfoungouliyé.

Le Secrétaire général de l’intersyndical a été ferme sur son intervention qu’ils sont prêts à aller jusqu’au bout pour leurs revendications. « On en a marre d’attendre sans une réponse favorable. C’est le moment où ne jamais de mettre fin cette énième crise dans l’enseignement public. Le ministre de la fonction publique n’a jamais manqué de rappeler qu’il y’a un contrôle physique des agents de l’Etat », ajoute-t-il avec une voix élevée.

Une grève illimitée ?

Pour Mfoungouliyé, ils ne veulent que l’essor de leurs avancements et rien de plus. Il s’agit selon lui, tout simplement d’un contrôle physique qui s’est réalisé seulement à la Grande-Comores mais pas dans les deux autres iles. « C’est un contrôle qui sert à tirer d’autres intérêts. Ce n’est pas une mission pour les avancements. Nous organiserons des manifestations pacifiques dans les prochains jours après un préavis de grève illimitée. »

A noter qu’après plusieurs courriers et des rencontres déjà effectuées, aucune solution n’est obtenue. Après la rencontre entre le ministère de l’éducation et l’intersyndical, ce dernier n’a pas eu satisfaction. C’est une crise qui dure depuis l’année dernière. Une situation inquiétante de la part des élèves et leurs parents. Des parents se demandent actuellement le sort de leurs enfants durant les perturbations qui ne cessent à se répéter au milieu de l’année scolaire.

H.H

Le 13 février dernier, Azali Assoumani a signé deux décrets portant nomination d’un administrateur et d’un secrétaire général à l’université des Comores. Lors d’une rencontre avec la presse, hier mardi, le syndicat national des enseignants de l’UDC (Sneuc) a rassuré la continuité de la mission du comité intérimaire dont le mandat est expiré depuis janvier dernier. Le Sneuc affiche une totale confiance à cette nouvelle équipe.

Le Sneuc en conférence de presse

« Ce n’est pas du hasard si le Maitre de conférences en sciences économiques et gestion Dr Abdoullah Ben Saïd Hassane est nommé à titre provisoire, Administrateur de l’université des Comores. Il est mieux placé pour poursuivre le combat », déclare le Sneuc. Ce nouvel administrateur a été le président du comité désigné pour la gestion de cette institution académique sous quatre axes bien précis : la rentrée universitaire 2018-2019, élaborer le budget de cette année, organiser le conseil dont il est programmé ce jour même (hier ndlr) et étudier les textes en question pour assurer le bon fonctionnement de l’université des Comores. Cet administrateur n’a pas une durée précise de sa mission. « Ce n’est qu’un processus qui a été retrouvé entre le gouvernement et l’ancien comité intérimaire », affirment les conférenciers.

Le secrétaire général du Sneuc, Dr Mohamed Moumine  a rappelé que Dr Abdoullah a siégé dans le comité avec certaines nouvelles têtes mais cela « n’affecte certes pas la réussite de la mission envisagée. C’est le changement d’un comité vers une administration provisoire » assure Dr Mohamed Moumine. Selon le secrétaire général du Sneuc, il était nécessaire d’avoir un administrateur pour renforcer et améliorer l’université. « Abdoullah avait le droit d’avoir un cabinet pour sélectionner son équipe. Notre syndicat ne souhaite que la continuité des travaux pour relever tous les défis. Nous pensons qu’à l’issu du conseil des ministres qui aura lieu ce mercredi, des séminaires seront organisés pour que tous les enseignants puissent procéder à la validation des textes pour le bien de notre université », confie-t-il. Les conférenciers mettent en garde à tous les enseignants de battre campagne à l’université durant cette période électorale.

H.H

Avant de prendre son congé pour la campagne électorale, Azali Assoumani a signé le décret N°19-037/PR portant nomination du Dr Abdoullah Ben Saïd Hassan, administrateur de l’université des Comores. Mais aussi, le décret  N°19-035/PR, pour  Dr Ahamada Salimou au poste de secrétaire général de cette institution académique.

Université des Comores

Dans le souci de ne plus entraver l’année académique de l’université des Comores, le président Azali Assoumani, a signé deux décrets le mercredi dernier avant son congé, portant nomination à un administrateur et un secrétaire général à l’université des Comores. Ce sont respectivement Dr Abdoullah Ben Saïd et Ahamada Salimou. Ce nouvel administrateur faisait partie de la commission intérimaire pour la gestion de l’université dont leur mandat est expiré le 10 janvier dernier.

Contenu de certaines circonstances prévalant en ce moment, l’élection d’un président de l’université ne peut avoir  lieu et pourtant un président s’impose. C’est dans cette perspective, que le président de l’union des Comores Azali Assoumani, conformément à l’article N° 14-024/AU de la constitution de l’Union des Comores, en date du 23 décembre 2001, révisée le 30 juillet 2018 portant l’orientation et organisation de l’enseignement, a statué la mise en place d’un chef suprême à la tête de l’université des Comores pour mieux assurer le bon fonctionnement de l’institution. Etant donné l’expiration de l’échéance confiée au  comité de gestion  de  l’université, la nomination d’un nouveau chef à l’université  était  indispensable, lit-on dans le décret présidentiel.

La présidence de l’université des Comores n’est pas la seule à connaitre une nomination. Par le même décret signé par le Chef de l’Etat, le Dr en lettres, Ahamada Salimou est nommé en secrétaire général de l’université des Comores, pour remplacement de Nassurdine Ali Mhoumadi. Toutes ces deux nominations n’ont rien d’autre objectif, que d’assurer  le  bon fonctionnement de l’université des Comores, à traverser une année merveille. Certes la double nomination de ces deux autorités à l’université, va écarter le doute des étudiants comoriens qui craignaient une année académique dénuée d’une administration.

Nassuf. M. Abdou (stagiaire)

Ce mardi, le ministre de la justice, Houssein Djamalilail a fait une mise au point devant la presse sur sa mission à Genève. Il s’agit d’une cérémonie d’examen périodique universel tenue à Genève, relative aux droits humains et à la liberté.

Lors de la conférence

C’est à Genève où se sont réunis plus de 70 Etats du monde pour la cérémonie d’examen périodique universel. Pour Mohamed Housseine Djamalilail, ministre de la justice, le voyage est fructueux dans la mesure où la délégation comorienne a rencontré la présidente de Chili et celle-ci s’est déclarée prête à accompagner les Comores dans le respect de droit de l’homme. Djamalilail a précisé que beaucoup d’organisations internationales se montrent prêtes à accompagner financièrement le ministère. Mais « je ne peux pas vous en dire car le projet n’est pas encore soumis au gouvernement »

Dans un souci de respecter les droits de l’homme, la question des maisons d’arrêt aux Comores devient une préoccupation. Le ministre a indiqué que « dans un délai n’excèdent pas un mois, des changements seront observés à les maisons d’arrêt » suite à différents entretiens réalisés avec les autorités. Le ministre a rappelé que la maison d’arrêt est construite dans la période coloniale avec une capacité d’accueil est de 60 à 90 personnes.

A cet effet, le ministre a dit avoir « ordonné le parquet de libérer quelques prisonniers dont leurs affaires sont moins graves ». Une preuve, selon le ministre que notre pays respecte le droit de l’homme. Il confirme que 4 Etats ont fait des remarques lors de cette rencontre au Genève. A retenir que les Comores ont mis des clauses, en se basant sur l’identité et la religion du pays. « Nous étions clairs sur le fait que certains droits ne seront pas applicables aux Comores notamment le mariage gai, la liberté des religions entre autres », a conclu le ministre

Kamal Saïd Abdou

L’intersyndical des agents de l’éducation se prépare à lancer d’autres étapes pour réclamer leurs droits. Des manifestations et des grèves seront effectuées dans les prochains jours pour montrer leurs désarrois.

Moussa Mfoungouliyé

Les problèmes gagent du terrain dans l’enseignement public ces dernières années. A quand cette crise sera-t-elle réglée une bonne fois pour toute ? Une question qui semble être ignorée dans ce pays. Une situation qui a beaucoup d’enjeu en qualité d’enseignement dans différents établissements publics. Pendant que les autres établissements privés se régalent d’autres se trouvent en pleine crise. Le non-respect des protocoles d’accords et de note de compréhension signée entre le gouvernement comorien et l’intersyndical depuis presque 1 ans conduit les élèves dans des crises sans précédents. Certains enseignants des différents établissements publics sont privés de leurs paiements du mois de mai 2017.

Le courant ne passe pas entre le gouvernement et l’intersyndical. Malgré que les enseignants aient repris leurs activités, ils n’ont toujours pas eu satisfaction. Le non-paiement du mois de mai 2017 et  du dialogue social convenu entre le ministère de l’éducation nationale reste un sérieux problème qui prévaut l’enseignement public. Est-ce que les revendications de l’intersyndicale seront réalisables sans la reprise du « dialogue social » entre les deux parties ? La question des avancements et intégration date depuis toujours mais le gouvernement préfère l’ignorer.

Depuis presque deux ans, les élèves sont victimes de perturbations en milieu de l’année. Le secrétaire général de l’intersyndical, Moussa Mfoungouliyé a montré que les responsables de l’enseignent public ne comptent pas ignorer leurs revendications. « Cette semaine, nous comptons organiser une réunion pour établir notre plan d’action pour se préparer davantage avant de fixer la date de notre grand rassemblement. Après sa réussite, elle sera suivie des grèves. Nous ne réclamons que nos droits. »  Une grève illimité sera-t-elle déclenchée ?

H.H

Une réunion composée d’un mouvement associatif comorien (CECOM,GBCOM) en République de Madagascar  s’est tenue le samedi dernier à la salle de réunion du central Hotel-Tsaralalana.  Les étudiants cherchent les voies et moyens pour se sortir de cette calamité du visa.

La rencontre a regroupé des jeunes hommes et femmes dans la grande île, pour leur sort du visa malgache.  Les étudiants comoriens présents dans cette rencontre ont dénoncé les conditions de vies que traversent les jeunes comoriens notamment sur la question des visas malgaches et l’insécurité.  « Le visa des étudiants comoriens à Madagascar est trop cher. Il peut même avoir plus de 400 euro pour une durée d’un an », ont déploré les étudiants comoriens à Madagascar. Ils ont fait comprendre qu’à plusieurs reprises, les autorités comoriennes ont plaidé auprès des gouvernements malgaches suspensifs. Les promesses de la partie malgache à l’issu de ces entretiens n’ont pas été tenues. La situation n’a pas changé, malgré les négociations effectuées, selon ces étudiants. Des négociations entamées par les deux anciens régimes Malgaches et comoriens qui avaient comme objectif, faciliter la vie des étudiants comorien dans cette grande île.

« Le visa d’entrée à Madagascar en notre faveur est délivré au niveau des frontières pour une validité d’un mois à l’aéroport d’Ivato en Tananarive au lieu de 3 niveaux des frontières de Majanga (aéroport et port). Un geste qui relève d’une approche décalée sur l’application des textes entres les deux provinces s’agissant des ressortissants comoriens », disaient-ils avant d’ajouter que  « malgré les protestations de l’Ambassadeur des Comores à Madagascar, ils ont dénoncé certains problèmes pendant leurs séjours à Madagascar. Nous sommes en outre sur l’épineux problème de la violation de domicile. Pour qu’un étudiant comorien puisse s’inscrire dans les universités, les facultés, les grandes écoles, ce n’est qu’une croix et la bannière. Pour qu’il puisse y accéder, il a besoin d’une autorisation d’embarquement. »

A noter que l’ambassadeur des Comores à Antananarivo parvient parfois à faire passer quelques dossiers. Ces ressortissants de nationalité comorienne ont rappelé l’insécurité qui règne dans ce pays dont deux comoriens sont tués.

H.H

Enseignement: Le théâtre des examens nationaux

Enseignement: Le théâtre des examens nationaux

Le bras de fer entre l’office national des examens et concours et l’office des examens et concours risque d’affecter l’enseignement plus particulièrement, les examens nationaux. Certains dossiers des candidats aux examens nationaux sont déposés à l’Onec et d’autres à l’Oec. Quel gâchis ! Alors que depuis toujours, les dépôts des dossiers se font à l’office des examens et concours sise au commissariat à l’éducation.

Commissariat à l’éducation de Ngazidja

De la politique dans l’enseignement scolaire ? Les dépôts des dossiers des examens nationaux qui s’effectuent toujours par les chefs d’établissements traversent une crise « politique. » Plus de 8000 dossiers  sont déposés à l’Oec et 3000 à l’Onec. Plusieurs dossiers sont aux mains des chefs d’établissements. Plus de 800 dossiers également des candidats isolés sont ramassés à l’Oec. C’est la période d’études des dossiers et jusqu’à présent, rien n’est encore certain. Le directeur général des offices des examens et concours,  Nizar Ali Idjihadi fait le point pour élucider la situation. « La confusion n’est pas encore résolue entre notre administration Oec et les recommandations du ministère de l’éducation nationale. Nous avons reçu plus de 9000 dossiers pour les candidats des examens de cette année, et nous savons que plus de 3000 sont dans les tiroirs de l’Onec », déplore Nizar Ali Idjihadi. La commission qui s’en charge à examiner les dossiers n’est pas encore mise en place. La situation est d’autant plus inquiétante.

Le climat est loin d’être maitrisé dans la mesure où certains dossiers sont aux des mains des chefs d’établissements qu’ignorent où devraient-ils ramasser les dossiers de leurs candidats aux examens nationaux de cette année. Le commissaire chargé de l’éducation de l’île autonome de Ngazidja est dans la course à la quête d’une alternative avec le ministère de l’éducation nationale. Que seront les candidats aux examens nationaux si ce bras de fer continue jusqu’à la fin du deuxième trimestre ?

Pour rappel, le ministère de l’éducation nationale avait signé une note qui remplace l’actuel directeur de l’Oec, Nizar Ali Idjihadi, mais l’exécutif de Ngazidja a montré ses muscles. Sur ce, l’office nationale des examens et concours a publié un communiqué selon lequel, « les chefs d’établissements sont priés à déposer les dossiers de leurs élèves candidats aux examens nationaux à l’Onec et non à l’Oec. » Un théâtre entre l’Onec et l’Oec.

Nassuf. M. Abdou (stagiaire)