ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Le délégué chargé de l’éducation de Ngazidja en partenariat avec les partenaires éducatifs a, hier, lancé officiellement une cérémonie inaugurale de la visioconférence. Une manière de garantir un appui fonctionnel aux outils qui contribuent à la valorisation de l’environnement de la communication en réseau à tous les niveaux en temps réel.

Une nouvelle démarche vers les échanges communicatifs à travers le numérique. Suite à l’impact du Coronavirus, le délégué en charge de l’éducation de Ngazidja a pris l’initiative d’inaugurer la salle de visioconférence pour faciliter les échanges communicatifs à travers le réseau à tous les niveaux en temps réel. « Le président Azali Assoumani s’est mobilisé à accompagner l’évolution de la nouvelle technologie. Les outils de communication doivent être un vecteur de concertation et d’échanges à travers le numérique. Cette salle de vidéoconférence permet à visualiser les événements en temps réel », a déclaré Mhoudine Sitti Farouata, gouverneure de Ngazidja.

Pour Mohamed Youssouf, délégué chargé de l’éducation de Ngazidja, promouvoir les institutions éducatives insulaires est un engagement du ministère de l’éducation nationale. « Qu’il me soit permis de vous témoigner notre gratitude et notre reconnaissance pour avoir collaboré avec le ministre de l’éducation nationale qui a bien voulu promouvoir de ses institutions éducatives insulaires d’un outil répondant au besoin de l’ère du numérique », a indiqué le délégué chargé de l’éducation Ngazidja. 

« L’engagement du ministre de l’éducation, poursuit-il, est de donner le meilleur de lui-même pour faire valoir le système éducatif aux Comores. C’est un gage qui garanti votre appui de faire fonctionner ces outils qui contribueront à valoriser l’environnement de la communication en réseau à tous les niveaux en temps réel ».

Abdoulandhum Ahamada

Devant des enseignants de l’université des Comores, des membres de sa famille, Athoumani Ahamada Athoumani âgé de 53 ans, a reçu son attestation de mastère 2, hier mercredi à l’université des Comores, notamment à la faculté Imamou Chafiou. Sa mémoire porte sur « le rôle de la presse dans un monde unifié par la technologie. »

Il est prêcheur et père de 6 enfants, Athoumani Ahamada Athoumani a exprimé sa joie pour l’obtention  de son diplôme au même titre  que  sa fille ainée. Âgé de 53 ans et natif de Nvuni Bambao, Athoumani Ahamada Athoumani est un conseiller religieux à la présidence et père de 6 enfants. Malgré son âge et ses services quotidiens qu’il rende à  l’Etat, il s’est engagé à monter sur ces deux chevaux à la fois. Mais ce qui lui semble très  marquant, c’est d’avoir obtenu un diplôme au même titre que  sa fille ainée avec une note de 18/20.

Une cérémonie de remise d’attestation du diplôme a eu lieu hier mercredi. Selon Athoumani Ahamada Athoumani, le choix de la thématique sur la presse, c’est un rapport avec le monde actuel, et le rôle que jouent les medias. « Les medias modernes sont  devenus une partie intégrante dans la vie pour les nombreuses personnes en particulier les jeunes de cette époque. C’est un sujet crucial. Si je l’ai choisi, c’est  par rapport aux événements que nous vivons dans cette époque dominée par l’information et la communication », a expliqué Athoumani Ahamada Athoumani. « Je suis très conscient que la presse est une arme à double tranchant mais nous devons l’user avec prudence pour bâtir notre pays.  

Nassuf. M. Abdou

 

 

Après la correction de l’examen du baccalauréat 2019-2020, c’est le tour du remplissage des notes. Malgré la pression du ministère de l’éducation et la crise sanitaire, le président du jury, Dr Soiffaouiddine Sidi rassure que la délibération se fera comme prévue, le dimanche prochain.

« Nous serons au rendez-vous le dimanche prochain », a déclaré le président du jury du Bac. Alors que le gouvernement de l’Union des Comores, à travers le ministère de l’éducation nationale, avait demandé que les résultats du  baccalauréat soient délibérés le 07 septembre prochain, le président du jury multiplie les efforts et encourage son équipe pour y répondre à temps.  Il confirme de délibérer ce dimanche.

Soiffaouiddine Sidi est optimiste quant à l’évolution des procédures du remplissage des notes. « Nous travaillons chaque jour et sans relâche pour être au rendez-vous de la délibération du baccalauréat dimanche prochain », a-t-il rassuré.

Selon le président du jury, pour mieux répondre à cette exigence du gouvernement, différentes procédures pour les travaux sont entamées simultanément. « Vous savez que pour arriver à délibérer des examens  il y a différentes phases à franchir. D’abord, étant compris de cela et à la demande du ministère de l’éducation. Nous avons fait en quelque sorte que le dépouillement et le remplissage s’effectuent conjointement avec une certaine vigilance dans l’espoir de respecter l’échéance donnée par les autorités », a-t-il expliqué.

Même si  des fraudes ont été enregistrées  dans des sites d’examen, le président du jury a pareillement rassuré qu’aucune « salle n’a été annulée. » Selon lui, les tricheurs sont arrêtés et transférés au parquet de Moroni. « Maintenant  la décision n’appartient qu’à  la commission de discipline en charge des examens », laisse-t-il entendre.

 Le président du jury appelle donc les parents d’élèves et les élèves à rester confiants car en tant que père, il dit avoir connu tant de  crispation, d’émotion et d’impatience  d’un  élève qui  entend ses résultats.

Nassuf. M. Abdou

 

13.683 candidats inscrits au baccalauréat sur l’ensemble du territoire national. 7.468 à Ngazidja, 1.232 à  Mohéli et 4.983. L’on observe dans les centres d’examens, un climat de sérénité pour les candidats. Malgré quelques irrégularités. Les élèves candidats ont constaté un non respect de la distanciation sociale dans certains centres d’examens.

Au total, 13.683 repartis dans les trois iles de l’archipel des Comores. 7.468 à Ngazidja, 1.232 à Mohéli et 4.983 à Anjouan. À 6h du matin, ils (les candidats) étaient déjà dans les centres d’examen. Tous, chacun a dû s’assurer d’un masque de protection. L’épreuve de philosophie est composée dans un climat très apaisé et serein  avec une attitude témoignée par les élèves aux respects stricts des mesures barrières. Certains candidats  ont témoigné que rien n’était étrange pour l’épreuve de philosophie. « Tous les sujets  de philosophie sont des choses qu’on a déjà vus à l’école, c’était plus facile qu’on le croyait.  J’espère avoir une note favorable », espère  Karima Abdallah, candidate en série D rencontrée au  groupe scolaire avenir de Moroni. Et elle d’rajouter « celui qui s’est bien préparé pour l’examen  aura sa  note de mérite, car  il n’y avait pas des choses compliquées dans les sujets. »

Alors que le  gouvernement avait promis de tout mettre en œuvre, toutes les dispositions  essentielles afin d’assurer la sécurité des surveillants et les élèves contre la propagation de Coronavirus, certains  chefs de centre ont témoigné que le gouvernent a répondu les doléances du corps enseignant et les élèves pour les mesures de protection contre la covid-19. « Toutes les mesures ont été prises contre la propagation du coronavirus. Nous avons reçu assez des masques de la part du gouvernement à tel point que tous les élèves et surveillants ont été servis », a affirmé Ahmed Rafiki Mohamed, chef du centre à l’école avenir de Moroni. « Il y a un maximum de sérénité entre les élèves dans l’épreuve de philosophie, et j’aurai aimé que cette attitude soit toujours maintenue jusqu’à la fin de l’examen », souhaite-t-il. Ahmed Rafik appelle  les  élèves à avoir le courage et la confiance en soit, pour éviter les paniques ou être malmenés par un de ses collègues.

À l’école privée franco-arabe, 250 candidats y sont inscrits malgré deux absents à déplorer. Même si Ahmed Eizdine, chef du centre, s’est montré satisfait quant au respect de la distanciation physique surtout l’aménagement des salles de classe, mais les élèves affirment le  contraire. « On est très séré les uns contre les autres. L’emplacement des tables n’a pas respecté la  distanciation sociale et pourtant on nous parle toujours du coronavirus », s’inquiète  Housnati Hamidou, élève de la série A1. Cette candidate s’est montrée optimiste quant à l’épreuve de philosophie, elle s’est  dite  mieux préparée  pour obtenir une meilleure  note pour l’épreuve d’histoire géographie et les autres épreuves.

Au centre de lycée de Moroni, la mise en place des dispositions  de lutte contre  la propagation de la pandémie est strictement respectée. Le chef du centre a affirmé avoir visité toutes les salles des classes depuis 6h du matin, afin de s’assurer que tout est dans l’ordre. « J’ai fait le tour des salles depuis 6h du matin, pour le respect des gestes barrières. Il y’a au moins 13 seaux d’eau javelée au sein de ce centre. Sans vouloir venter les autorités, la commission qui s’est chargée pour la lutte contre la covid-19, je témoigne qu’ils ont répondu favorablement à nos attentes », confirme Mohamed Ali Abdallah proviseur du lycée de Moroni. Ce dernier affirme qu’aucun incident majeur, ni tentative de fraude  n’a été signalé.

Seulement, Mohamed Ali Abdallah n’a pas apprécié le comportement des parents d’élèves devant le portail du lycée de Moroni pour attendre la sortie de leurs enfants.

Nassuf. M. Abdou

Sous un soleil de plomb, de pluie diluvienne, des mères assises sur des cailloux, des pères aussi, pour la vie de leurs enfants. Ils vendent des bananes, des maniocs, des fruits à pain, des tomates, des ailes du poulet, de la viande pour l’éducation des enfants. Avec la vente de ces produits des mères et pères ont réussi et arrivent à assurer la vie et l’éducation de leurs enfants.

Au grand marché de volo volo tout comme le petit marché de Moroni, les mamans sont à la recherche de la vie de leurs mômes. Analphabètes, elles sont convaincues que l’éducation est une notion importante pour une société ou tout un individu. Assurer la vie des enfants est une lourde tâche pour elles. Car elle dépend à des facteurs socio-économiques. Des mères et pères de familles se plaignent quant à la vie difficile que traverse la société comorienne en général. Malgré le manque des moyens financiers, les parents voient la nécessité d’apprendre les enfants.

Plus de travail, moins de gains

Et nombreuses mères sont celles qui assurent l’éducation de l’enfant sans le soutien d’un proche de la famille. Et la majorité de ses mères sont divorcées ou veuves. Elles espèrent changer la vie de leurs enfants en assurant leur éducation à l’intérieur comme à l’extérieur. Alors que le travail journalier n’apporte grand-chose de revenu. Les pères aussi se combattent pour une vie meilleure de leurs enfants. Ahmed Bacar, père de quatre enfants, vendeur au marché de volo volo n’a pas caché ses sentiments profonds pour exprimer l’éducation de ses enfants.

« Je possède quatre enfants. Mes trois enfants fréquentent l’école. Je pratique ce métier depuis 2002. J’ai fait un prêt de 3 millions au Sanduk pour assurer les études scolaires de mes enfants. Je ne trouve pas un bénéfice mensuel face à ce travail car je dépense beaucoup d’argents pour assurer l’écolage de mes trois enfants. Il ne faut pas oublier que chaque jour, on doit manger et boire. Sans oublier le frais du loyer, les frais médicaux, les déplacements et les impôts exigés par l’Etat. Imagine, on paye des analyses médicales au moins 2000 fc. Faites le calcul de toutes ces dépenses, tu remarqueras que je ne gagne pas beaucoup d’argents », a montré le vieux Ahmed Bacar, vendeur à Volo volo, avant d’ajouter « faites le calcul de 12.500 fc pour l’écolage de chaque mois et multiplie par 12 mois. Et puis, les dépenses de la nourriture, du loyer et multiplie par mois. En faisant ces calculs, tu remarques que je ne vis que par l’accumulation des dettes. Comment je peux rembourser ces dettes et assurer la vie quotidienne de mes enfants avec une recette mensuelle qui est moins de 100 mille ? ».

7.500 pour l’écolage

Pour Baraka Ahmed, une mère de famille et vendeuse des légumes à volo volo, les dépenses journalières sont supérieures par rapport aux recettes. Selon elle, sa mission est d’élever ses deux enfants malgré ses moyens financiers très insuffisants. « J’ai 3 enfants à élever. Je travaille matin et soir sans recettes colossales. Je dois assurer le quotidien. Je dépense 7.500 fc pour l’écolage mensuel de mes deux enfants de quatrième et de troisième. J’ai commencé ce travail depuis 2017. En temps normal sans incident, je peux gagner 100 mille francs de recettes mensuelles. Mais sache que je dois dépenser trop de fortune par jour pour la nourriture, la santé, le loyer. Je dois avoir au moins trois bidons remplis d’eau par jour, c’est couteux. Je paye 3000 fc pour l’électricité, 10.000 fc pour le loyer », a expliqué Baraka Ahmed, vendeuse de légumes, mère de trois enfants.

La grève des enseignants fatiguent les parents

L’Etat doit jouer son rôle d’assurer la survie de la population, selon M’madi Ibouroi Mdahoma, marchand des vêtements. Pour lui, les familles ont une lourde responsabilité de leurs enfants mais l’Etat doit assumer une part de charge quotidienne. « Je dois travailler durement pour assurer la vie scolaire de mes enfants. Là, je suis très conscient. Mais, tu dois penser que l’Etat doit faciliter les études scolaires des écoles publiques. Pourtant, ces dernières années, les grèves des enseignants s’enchainent dans les établissements publics. Cette histoire ne favorise pas les parents. Puisque si la grève continue, je serai donc obligé d’inscrire mes enfants dans un établissement privé. Je suis pauvre, je dois assurer la vie quotidienne de mes enfants, alors le gouvernement ne doit pas provoquer une surcharge par rapport à mes moyens financiers. Quel est le rôle de ce gouvernement dans les études des enfants ? Etre un ministre, s’agit-il d’avoir un gros salaire sans se soucier à la population ?  Nous sommes fatigués de cette vie misérable. Le gouvernement a une part de responsabilité de l’étude des enfants », a fait savoir  M’madi Ibouroi.

Abdoulandhum Ahamada

C’était hier mardi que l’examen d’entrée en sixième s’est déroulé sur l’ensemble du territoire. 17 157 candidats sont inscrits.  Aucun incident majeur n’est constaté. Toutes les dispositions ont été prises pour un bon déroulement de ce concours d’entrée en sixième avec le respect des gestes barrières contre le coronavirus.

Ils se trouvaient dans les sites d’examen de bon matin. A 6 heures. Accompagnés avec des membres de leurs familles, masqués, les candidats du concours d’entrée en sixième ont donné le premier pas des examens nationaux. L’examen se déroulait dans un climat paisible. Des épreuves abordables selon les témoignages des candidats. « Les épreuves ont été abordables, même si l’année scolaire a été  impactée par le coronavirus. Mais je crois que le service des examens s’est rendu compte qu’il fallait rendre les épreuves abordables », a témoigné Abdoulhamid Youssouf, candidat rencontré à l’école primaire Fundi Saïd Mnemoi de Moroni. « La façon dont j’ai vu les choses surtout la dictée,  j’espère pouvoir avoir une bonne note pour ne pas dire la meilleure note », confie-t-il.

Après l’épreuve de la dictée et questions, 15 minutes de pause leur ont été accordé. Pour cette occasion, ces élèves candidats ont exprimé la joie et rencontré leurs camarades pour un petit rafraichissement. Après le sifflet, ils ont retourné dans les salles pour la deuxième épreuve à savoir la mathématique. Ils ont quitté les salles et sites d’examen à 14 heures et ont regagné leurs familles.

Au lycée Saïd Mohamed cheikh de Moroni, les élèves se sentent plutôt  mieux quant aux  mesures barrières prises et les épreuves faciles. « Les épreuves ne sont pas difficiles. Je suis très confiant quant à ma réussite de ce concours car tous les sujets sont des choses apprises à l’école », dixit Azir Saïd.

Le respect des mesures barrières

Pour éviter la propagation du coronavirus dans les sites d’examen, les gestes barrières ont été respectées. Selon kamaria Mohamed, directrice de l’école primaire publique Fundi Saïd Mnemoi, toutes les dispositions ont été prises pour empêcher la contamination du virus. « Les élèves respectent strictement les mesures de protection contre le coronavirus. Tous, ils portent des masques même si le gouvernement ne nous a pas venir en aide. Toutefois, chaque enfant a porté un masque depuis chez lui avant d’arriver à l’école », a-t-elle observé.

La directrice de cette école a vivement salué les efforts des parents d’élèves qui ont su comprendre qu’il fallait au préalable protéger les enfants depuis leurs foyers avant de se présenter dans les sites d’examen. A l’école Fundi Saïd Mnemoi, une seule absence est enregistrée. La directrice ignore les raisons. « On a enregistré un seul élève absent », confirme Kamaria Mohamed.

20 élèves dans chaque classe. « La distanciation sociale est respectée. Toi-même, tu peux témoigner la manière dont  les tables et les enfants sont arrangés », martèle kamaria Mohamed. La demande du gouvernement va dans le même sens avec les recommandations des enseignants en matière de lutte contre la propagation du covid-19. L’école est désinfectée, notamment les poignés des portes, les tables bancs, etc.

Pour rappel, le ministre de l’éducation, Moindjié Mohamed Moussa avait bien annoncé que les parents des élèves doivent impérativement retourner chez-eux une fois que les enfants arrivent dans les sites d’examen. Un appel non respecté. Les parents d’élèves se sont présentés en masse devant les sites d’examen pour attendre les enfants.  

Nassuf. M. Abdou

Dans une  conférence de presse tenue hier lundi au ministère de l’éducation nationale, le ministre Moindjié Mohamed Moussa met en garde les acteurs d’agression sexuelle dans les milieux scolaires. Le ministre promet d’exclure l’enseignant violeur si toutes les  preuves sont réunies.

Aux Comores, le peuple vit une autre crise qui n’est pas celle du coronavirus : les violences sexuelles sur des mineurs. Dans les établissements scolaires, les écoles coraniques, les foyers, les agressions sexuelles connaissent une recrudescence. Choqué par le dernier acte de viol sur une enfant par un responsable d’école, le ministre de l’éducation se projette à en finir avec les viols en milieux scolaires.

Moindjié Mohamed Moussa s’est dit engagé à  mettre fin aux agressions sexuelles dans les milieux scolaires et aussi la carrière de l’enseignant violeur si toutes les preuves  sont réunies. « C’est d’abord un acte hors la loi, hors de notre tradition ainsi que notre religion. Si jamais toutes les preuves témoignant la culpabilité d’un enseignant agresseur sont réunies, l’enseignant sera catégoriquement exclu avant de passer à autre chose », a annoncé Moindjié Mohamed Moussa, ministre de l’éducation nationale.

Le ministre de l’éducation promet la mise en œuvre  des nouvelles structures devant permettre de travailler étroitement et  en permanence avec le service d’écoute afin de savoir l’origine de l’agresseur et son statut social si ce dernier serait un enseignant. « Ces pratiques, notamment des élèves entre eux, semblent marqués une certaine violence sexiste quotidienne, pas spectaculaire mais permanente ces derniers temps dans les milieux scolaires », dit-il.

 Moindjié Mohamed Moussa hausse le ton et insiste qu’ « il est temps que ces actes prennent fin, car  l’éducation ne s’achète pas, mais plutôt elle mérite à celui  qui s’est engagé », a conclu le ministre.

Nassuf. M. Abdou

 

Alors que le syndicat national des enseignants de l’université des Comores avait observé un arrêt de cours de 72 heures la semaine dernière, pour cause des salaires impayés et le manque de moyen de protection contre la covid-19, le ministre de l’éducation a mis fin au doute. Le gouvernement s’engage à répondre favorablement aux doléances des enseignants, a annoncé le ministre de l’éducation devant la presse.

Le ministre de l’éducation rassure les enseignants de l’université des Comores que le gouvernement versera les salaires des mois impayés. « Le gouvernement s’est engagé à travers le ministère des finances pour la loi de finance rectificative et répondant aux attentes urgentes des enseignants de l’université des Comores, notamment  le paiement du salaire et la mise en place effective des moyens  de protection contre la Covid-19 », confie Moindjé Mouhamed Moussa, ministre comorien de l’éducation nationale.

Tout en reconnaissant sa grande responsabilité au service d’une éducation impactée par la crise sanitaire, le ministre de l’éducation rappelle que l’éducation est « la base de tout épanouissement d’un Etat. » Toutes les ressources seront mobilisées pour accompagner le secteur éducatif en particulier les  besoins des enseignants.

Les enseignants reprendront les cours des licences 1 et 2 ? Ils avaient décidé que la reprise des cours s’effectuera sous condition que le gouvernement verse le salaire du mois de juin et une protection contre le coronavirus. Mais d’autres conditions sont imposées pour la rentrée universitaire 2020-2021. Les enseignants réclament les élections du président de l’université, un financement de l’université…

Nassuf. M. Abdou

 

Le ministre comorien de l’éducation nationale, Moindjié Mohamed Moussa a convié la presse, hier lundi, pour faire le point sur les examens nationaux. C’est l’examen d’entrée en sixième qui donne le coup d’envoi avec 17 157 candidats sur l’ensemble des îles. Pour cette occasion, le ministre de l’éducation rassure que  toutes  les dispositions et mesures de protection contre la covid-19 sont prises.

C’est aujourd’hui que débutent les examens nationaux dont l’examen d’entrée en 6ème. Dans l’ensemble de l’archipel, ils sont 17 157 candidats avec 65 sites dont 30 à Ngazidja, 24 à Ndzuwani et 11 à Mwali. A travers une conférence de presse, hier, au ministère de l’éducation, le ministre de tutelle, Moindjé Mohamed Moussa est optimiste et rassure que toutes les dispositions et les mesures de protection contre le coronavirus sont prises pour un bon déroulement des examens. Le ministre insiste donc sur le respect des mesures barrières en vue d’éviter la contamination dans les milieux d’examen.  « Vu la menace sanitaire permanente du coronavirus, les examens auront lieu dans la vigilance.  Le port de masque, la distanciation sociale et le lavage régulier des mains sont des mesures à respecter », a- insisté le ministre de l’éducation. Une façon pour le ministre, d’assurer les enfants et les enseignants d’une meilleure protection contre le coronavirus. 

Le ministre de l’éducation interdit aussi toute forme de tentative de fraude. Rappelant les irrégularités et les fraudes qui ont entaché les examens de l’année dernière, le ministre annonce que les auteurs de fraude seront punis ainsi que toute personne qui sera impliquée. « Cette année  aucune tolérance ne sera faite pour toute personne attrapée d’une tentative de fraude. En tenant compte du règlement intérieur,  le ministère prendra une décision contre l’enseignant avant d’exclure le candidat pendant une période de 5ans », conclut-il.

Nassuf. M. Abdou

 

Les enseignants de l’université ont tenu, hier, une assemblée générale extraordinaire pour étudier les perspectives d’achever l’année universitaire 2019-2020, et celle de la prochaine rentrée prévue pour le mois de novembre 2020. L’achèvement de l’année universitaire 2019-2020 et la rentrée de l’année 2020/2021 seront effectives sous conditions administrative, salariale et sanitaire. La reprise des cours de la 2eme et 1ere  année de ce mois est conditionnelle à la régularisation des conditions salariales et hygiéniques.

Le gouvernement n’a pas respecté les conditions du paiement de salaire et les conditions hygiéniques. Les enseignants ont, hier, proposé certaines exigences pour terminer l’année universitaire 2019-2020, et les modalités de la rentrée de l’année 2020-2021. « Nous sommes réunis pour prendre une décision finale liée à la fin de cette année universitaire et celle de l’année prochaine 2020-2021. Pour le cas de l’année en cours, les conditions sont claires. Le mois de mai dernier est payé. Mais D’ici jusqu’au 10 de ce mois, le gouvernement doit verser le salaire du mois de juin et octroyer des matériels de protection contre le Coronavirus. Au cas contraire, les étudiants de la deuxième et première année ne reprendront pas leurs cours», a déclaré Abdou Saïd Mouignidaho devant les journalistes.

Concernant la rentrée de l’année 2020-2021, le secrétaire général du Sneuc a cité les conditions nécessaires avant d’entamer les cours. « Pour débuter les cours de l’année 2020-2021, les élections du président de l’université doivent être obligatoirement organisées, les avancements des salaires, un changement radical de l’administration de l’université sans nomination, accomplissement des conditions sanitaires si la maladie n’est pas encore vaincue, une régularité des salaires des enseignants et règlement du problème de la caisse de retraite », a montré Abdou Saïd Mouignidaho, en ajoutant que « c’est un délai accordé au gouvernement pour régler le problème du salaire de mois de juin et les masques. Les examens du deuxième semestre seront en cours de continuité dès aujourd’hui».

Abdoulandhum Ahamada