ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Hier à l’hôtel Golden Tulip, les 12 candidats de l’opposition ont organisé une conférence de presse juste après leur rencontre avec la mission d’observation électorale. «  Nous ne reconnaitrons jamais  les résultats quels que soient  le pourcentage fourni » tel est le mot d’ordre de cette rencontre avec la presse.

«Faire tous les moyens nécessaires d’ordre civile pour chasser le colonel Azali, est notre priorité » disent-ils avec fermeté les 12 candidats de l’union de l’opposition,  à travers une conférence de presse qui a eu lieu hier mardi à l’hôtel Golden Tulip. Tous reviennent sur le même but selon lequel  la bataille pour les dernières élections est loin de prendre fin. Pour l’union de l’opposition, les dernières élections n’ont connu aucune fierté. Ils défient le régime en place et leurs partisans que personne d’entre eux n’est ni satisfait, ni certains qu’il est gagnant parce que tout est archifaux «  Nous persistons dans l’intransigeance par respect de notre pays et  nous y irons jusqu’au bout d’une manière ou d’une autre au point de faire disparaitre l’anarchie dans notre pays » lancent les candidats de l’opposition.

Tenant compte du rapport de l’Union Africaine qui ne reconnait pas la fiabilité et la transparence  des élections du 24 mars prochain, les candidats de l’opposition se sente victorieux et épauler par les organisations internationaux pour renverser le coup d’Etat orchestré par le régime du colonel Azali  Assoumani, qui tente de s’éterniser au pouvoir. Parmi les intervenants, le candidat aux présidentielles Ali Mhadji, ce dernier laisse entendre que   « Le Colonel Azali n’a ni le droit de retourner à résidence présidentielle car c’est un gouvernement illicite » dit-il. Selon lui, il s’agit d’un combat pour tous le peuple Comorien  mais pas seulement pour les douze candidats. « Notre pays doit être libre, toutes les instances juridiques doivent travailler librement sans aucune pression de quelconque » concluent les candidats de l’opposition avant la fin  de la conférence.

Nassuf.M.Abdou

Mbéni assiégée par les jeunes

Mbéni assiégée par les jeunes

Un climat de peur se poursuit sur le terrain depuis le dimanche 24 mars dans les trois iles de l’archipel des Comores. Toutes les institutions Etatiques au sein de la ville de Mbeni ont été fermées par les habitants hier mardi. A Mitsamiouli la route est barrée.

Ni entrée ni sorti, tous les issus étaient barrés. Hier mardi, la ville de Mbeni était sous un climat de colère. Les institutions étatiques cadenassées. Un   ras-de bol manifesté par la jeunesse locale contre le régime en place. Pourtant, une minorité de la population du pays est convaincu de l’émergence. Depuis midi la capitale régionale de Hamahamet, Mbeni, décide de mettre en boucle toutes les institutions étatiques qui s’y trouvent. Un correspondant du journal Al-fajr résidant à Mbeni affirme que «  tout est fermé et cadenassé. Les employés ont été chassés de leurs services et sont rentrés chez eux. »

Qui est donc le bouc-émissaire de la situation étrange que traverse  l’Union des Comores ces derniers temps ? Trop vite, ce sont rendues sur place les forces de l’ordre qui n’ont malheureusement pas pu remettre à l’ordre. La jeunesse de Mbeni était déterminée dans la décision. Les institutions ne sont pas les seules à connaitre l’impasse, d’ailleurs personne n’était en mesure de d’entrer ni de sortir  avec un automobile. La ligne goudronnée de M’béni et d’autres villes de la région de Hamahamet a été barricadée. Des pierres jetées en plein rue pour empêcher la circulation.

Pareil à  Mitsamiouli où la nouvelle  route goudronnée prend une nouvelle allure. De la gendarmerie jusqu’au stade de Saïd Mohamed Cheikh, aucune voiture ne pouvait traverser la zone. La population régionale crie et appelle à la force  de l’ordre pour libérer la route de Mitsamiouli vers l’aéroport.

Nassuf.M.Abdou (stagiaire)

Lors d’une une conférence de presse tenue hier mardi  au quartier général d’Aboudou Soefo, un  message fort et menaçant fut lancé par le secrétaire général Said Abdou du parti politique Duja Said Abdou. « Houmedi Msaidié, Maoulana Charif et Belou stoppez votre jeu dangereux » interdit-il.

La tension monte au créneau avant même que les résultats  des derniers scrutins soient rendues publics. Un message  fort et menaçant fut lancé lors d’une conférence de presse tenue hier mardi au QG du candidat au poste du gouverneur Aboudou Soefo. Le secrétaire général  du parti Duja, Saïd Abdou lance la sonnette d’alerte aux jeux dangereux que jouent le Directeur de Cabinet chargé de la défense, Mohamed Youssouf Belou, Maoulana Charif et Houmedi Msaidié. Selon lui ces derniers tentent techniquement de vouer la nation comorienne droit au mûr par des mesures frauduleuses visant à faire écarter  Aboudou Soefo des deux premiers au poste du gouverneur de l’ile de Ngazidja, des scrutins du 24 mars dernier. 

« Msaidié,Maoulana Charifa et Belou stoppez votre jeux dangereux même contre vous, si non  notre denier souffle est prêt à prendre fin pour la bonne cause de notre nation » menace Saïd Abdou, secrétaire général du parti Duja derrière la candidature d’Abdou Soefo. Selon lui, des sources anonymes chuchoteraient aux oreilles de certains proches du candidat, qu’Aboudou Soefo passerait à la tête des candidats au poste du gouverneur du première tour, pour Ngazidja. Mais, les trois autorités citées, tenteraient de disqualifier le fils de Ntsini Mwachongo Aboudou Soefo, ancien ténor du Crc. « Ce qui serait une erreur imminente qui pourrait menacer la stabilité de l’ile » laisse-t-on entendre. Avant même la proclamation des résultats provisoires de la Ceni, les conflits postélectoraux semblent s’inviter très tôt. Wait and see.

Nassuf M. Abdou.

                                 

Conviée à la presse à l’hôtel retaj, la commission des observateurs de la ligue des Etats arabes se dit satisfait du déroulement des scrutins du 24 mars dernier en Union des Comores. Malgré les irrégularités signalées partout dans l’archipel, la mission reste confiante quant à la démocratie.

Arrivé depuis le 20 mars dernier au service de l’observation des élections aux Comores, la Commission de la ligue des Etats arabes se dit confiant de sa mission qu’elle estime « accomplie » et « satisfaite » du déroulement des scrutins qu’elle a observés. C’est ce que l’on retiendra de la sortie médiatique d’hier au Golden Tulip pour cette mission d’observation. Même si, reconnait-elle des irrégularités signalées presque dans l’ensemble du territoire national de l’Union des Comores. Toutefois, une sorte de confusion et un constat entaché se pressentent. Etant donné que ces observateurs se seraient rendus seulement dans 6 centres sur 94 des bureaux  ouverts, et pourtant les  moyens  pour sillonner le pays ont été à leur disposition. Une explication dénuée de toute certitude de leur part au service de l’Union des Comores pour les élections du 24 mars dernier.

 «  La Mission d’observation a constaté qu’en dépit des tensions signalées dans nombreux des bureaux  de vote, des matériaux électoraux  ont été saccagés dans les dites bureaux, et  le scrutin a repris normalement jusqu’à l’heure légale de fermeture » laisse entendre le chef de la commission permanente de la ligue des Etats arabes aux Comores, Salah Miloud Ali Sahboun. Les propos de haut dignitaire de la ligue des Etats arabes semblent être super flou, dans la mesure où, dit-il, certains   matériaux plastiques ont été réduis en pièce et ensuite les processus électorales ont repris en toute forme. A cette occasion, la commission d’observation souhaite pour l’Union des Comores présenter  ses vifs remerciements et fait part de ses profondes reconnaissances, pour la sérénité vers une marche de prospérité inégale pour le pays.

Nassuf.M.Abdou

Le chef de l’État comorien sortant, Azali Assoumani, a été réélu dès le premier tour de l’élection présidentielle avec 60,77 % des suffrages, selon des résultats annoncés mardi soir par la Commission électorale (Ceni).

Présidentielle aux Comores : Azali Assoumani sur lavoie royale

Azali Assoumani, au pouvoir depuis 2016, a très largement devancé son principal adversaire, Mahamoudou Ahamada, du parti Juwa, qui a obtenu 14,62 % des voix, a ajouté le président de la Ceni, Djaza Ahmed Mohamed, devant la presse à Moroni.

« Coup d’État militaire »

Interrogé par l’AFP, Mahamoudou Ahamada a immédiatement « rejeté les résultats », dénonçant « un coup d’État militaire à travers une élection présidentielle ».

Il a appelé « la communauté internationale à ne jamais reconnaître la réélection d’Azali ». L’opposition et la société civile comoriennes ont dressé un bilan accablant du scrutin organisé dimanche, dénonçant des bureaux saccagés, des urnes bourrées ou confisquées par la gendarmerie et des assesseurs de l’opposition empêchés de faire leur travail.

Source : Jeunes Afrique

OBSERVATOIRE DES ELECTION COMORES

OBSERVATOIRE DES ELECTION COMORES

Le 24 mars dernier, plus de 300 000 électeurs de l’archipel des Comores, ont été appelés aux urnes pour le premier tour de la présidentielle. 13 candidats dont le chef de l’Etat sortant, Azali Assoumani, sont dans les starting-blocks. Le moins que l’on puisse dire, c’est que les Comoriens et les Comoriennes ne se sont pas bousculés devant les bureaux de vote pour accomplir leur devoir civique. D’abord, de manière générale, les électeurs, désabusés par les acteurs politiques toutes obédiences confondues, ont cessé de croire à la magie du bulletin de vote pour changer leur quotidien. C’est du moins ce que ce jeune homme de 34 ans a laissé entendre en ces termes : « Les politiciens, du pouvoir ou de l’opposition, sont tous des menteurs. Donc, je préfère aller au champ ou me reposer ». Ce ressentiment vis-à-vis de l’ensemble de la classe politique, n’est pas propre à l’archipel des Comores.

Les Comores viennent d’organiser un scrutin sans suspense

En effet, de plus en plus, le phénomène peut être observé dans bien des pays africains. Et cela est préjudiciable à la démocratie. La deuxième raison qui pourrait expliquer le faible taux de participation, est liée au fait que plusieurs personnes s’inquiètent du risque de manipulation des résultats. Et à plusieurs niveaux, ce tripatouillage peut s’opérer, notamment après la journée de dimanche. Et la commission électorale chargée du décompte des voix ou encore la Cour suprême qui proclame les résultats finaux, sont particulièrement pointées du doigt pour leur manque de neutralité. De ce point de vue, un électeur y est allé de sa colère en disant ceci : « Cette journée ne sert à rien car on sait qu’il y aura des magouilles ». Et il ne croit pas si bien dire. En effet, dans la région du Nioumakelé, par exemple, des urnes ont été vues déjà remplies, dès 4h du matin. Et l’on peut accorder du crédit à ces informations puisque les autorités ont mis un point d’honneur à ce que les organisateurs de la société civile ne puissent pas participer à l’observation du scrutin. Et cela est la preuve, parmi tant d’autres, que le président sortant a des choses à cacher. Bref, pour appeler le chat par son nom, l’on peut retenir que les Comores viennent d’organiser un scrutin sans suspense. En effet, Azali Assoumani en sortira largement victorieux. Et les scores de type soviétique sont l’apanage des dictateurs. Et sans euphémisme ni autres formes pour enrober la réalité pour qu’elle irrite moins l’intéressé, il faut avoir le courage de dire que Azali Assoumani en est un. En tout cas, son cheminement politique ne permet pas de dire qu’il est démocrate dans l’âme. En effet, ancien officier, il accède au pouvoir et devient chef de l’Etat lors d’un coup d’Etat. C’était le 30 avril 1999. En 2002, le putschiste troque le treillis contre la veste et se présente à la présidentielle. Avec 75% des voix, il met fin au débat dès le 1er tour. Dans la foulée, il fait modifier la Constitution en son volet qui stipule que le chef de l’Etat doit être issu d’une île différente de celle de son prédécesseur. Pire encore, il tripatouille la loi fondamentale de l’archipel pour s’accrocher à son trône jusqu’en 2029.  Et pour être complet sur les basses œuvres anti-démocratiques de l’homme, les Comores fonctionnent pratiquement sous son magistère, sans opposant d’envergure, pour la simple raison que Azali Assoumani est allergique à toute forme de contradiction.

La France évite de mettre les pieds dans le plat

Avec un tel parcours, on ne peut pas promouvoir la démocratie. C’est pourquoi il ne faut pas s’attendre à ce que cette présidentielle accouche d’une alternance démocratique. De ce point de vue, l’on peut donner raison à tous ceux qui croient que les élections, dans les pays dirigés par les pouvoiristes ou autres dictateurs ou encore dictateurs éclairés, ne servent à rien. L’on peut également faire le constat que les putschistes qui, de manière opportuniste, ont troqué le treillis contre la veste, ont très rarement tiré la démocratie vers le haut. En tout cas, Azali Assoumani n’a pas un profil politique qui veuille qu’on lui donne le bon Dieu sans confession. Mais l’on peut, d’ores et déjà, imaginer quelle serait la réaction de l’Occident et plus particulièrement celle de l’ancienne puissance coloniale, c’est-à-dire la France, au cas où Azali Assoumani se succèdait à lui-même à cause de la fraude. Il n’est pas permis un seul instant d’en douter. La France prendrait acte de sa victoire. En tout cas, elle ne poserait aucun acte susceptible de le fâcher. Car, ce qui intéresse l’Hexagone dans ce pays de l’Océan indien, c’est beaucoup plus sa position géostratégique alléchante que la qualité de sa démocratie. Et puis, il ne faut pas oublier la délicate question de Mayotte, du nom de cette île comorienne que la France a bien voulu annexer. Il ne faut pas non plus oublier que nos « ancêtres les Gaulois » ont pendant longtemps été au cœur de bien des tragédies dans l’archipel et cela, via le tristement célèbre Bob Denard. Tout cela fait qu’aujourd’hui, la France évite de mettre les pieds dans le plat à chaque fois qu’un président comorien tord le cou à la démocratie. Et Azali Assoumani l’a compris au point qu’il ne se fixe aucune limite en matière de dérives.

Suite aux irrégularités et fraudes qui ont entaché les élections du dimanche 24 mars dernier, les candidats de l’opposition ont entamé une marche pacifique visant à dénoncer « un coup d’état électoral », lundi 25 mars. Malheureusement pour Me Said Larifou  qui fut la victime grièvement touchée. Actuellement, son évacuation serait l’unique recours.

Said Larifou, candidat aux élections présidentielles fut parmi les victimes de l’insurrection du lundi dernier entre les forces de l’ordre et le peuple Comorien qui demande le départ du colonel Azali Assoumani et de son régime. Touché par une balle réelle à la jambe gauche, le leader du Ridja se verrait mettre en danger sa santé. Pour l’heure, il lui faut des soins très appropriés à l’étranger pour qu’il puisse retrouver sa forme. Larifou n’a pas été la seule victime de ce soulèvement, mais il est celui qui a eu la mauvaise chance d’être profondément touché par balle réelle.

Certes, le climat politique qui règne en Union des Comores ces derniers temps inquiète l’opinion publique. Etant donné que l’usage des armes à feux contre des civils non armés reste un jeu au  hasard pour l’armée nationale de développement. Â travers son compte watsapp, le candidat Said Larifou  remercie le courage  et la volonté d’une jeunesse nourrie par l’idée de la révolte pour sa nation et affirme que « le Combat n’est pas encore fini, il continuera jusqu’à ce que le putschiste quitte à jamais  le fauteuil  présidentiel » lance t-il. Selon lui, il n’est pas question de laisser tomber la population Comorienne. «  Nous mourons ou vaincrons ensemble pour notre peuple » a fini par dire le candidat blessé Said Larifou.

Nassuf.M.Abdou.

A quelques jours de la date des élections, les observateurs se mobilisent. L’Easf dont les Comores sont membres participeront à l’observation électoral. 27 observateurs issus de 8 Etats sont prêts à sillonner le territoire national. Germain Niyoyankana chef de mission a précisé que faillir dans cette mission serait une grave trahison.

L’EASF en conférence de presse

Quelques mois après que l’Easf   ait observateur sur l’élection référendaire aux Comores, cette fois l’Easf se dit prête à accompagner les Comores dans le processus électoral. « Je ne doute pas de la réussite de notre mission. Le symbole du drapeau que je viens de l’Easf témoigne l’importance de la mission », déclare le chef de la délégation, Germain Niyoyankana.  Cette mission fera une évaluation sur les dispositions pertinentes. « La mission est mandatée par l’Easf. Son évaluation sera fondée sur les dispositions pertinentes de la charte africaine de la démocratie, des élections et de la gouvernance de l’Union Africaine de 2012 (ACDEG), de la déclaration de l’UA, sur les principes régissant les élections démocratiques en Afrique, d’autres instruments internationaux pertinents sur l’observation des élections », lit-on dans le communiqué de presse de l’Easf.

Le chef de la délégation se dit confiant de son équipe. Selon lui, une équipe dynamique, brillante et déterminée. « La déception et la défaillance ne sont pas dans notre mission », affirme-t-il. Autant que le souci du camp de l’opposition se porte sur la sécurisation des élections, l’Easf a précisé les différentes missions : « fournir des avis techniques aux responsables des élections et assurer la coordination avec les communautés économiques régionales. »

Mais d’autres missions sont aussi envisagées notamment l’évaluation qui reposera sur la régularité, la transparence, l’équité et le bon déroulement du processus électoral. L’Easf est composée des observateurs issus de 8 Etats dirigé par l’ancien ministre de la défense Burundais. Celui-ci, entant que chef de mission a manifesté sa détermination pour des élections apaisée. « La mission rencontrera des représentants des autorités politiques du pays, des dirigeants d’institution chargées de la gestion des élections », poursuit le communiqué.

Kamal Said Abdou

Quelques jours des élections, la commission électorale nationale indépendante réitère sa disponibilité de tenir les élections à la date prévue. Tous les matériaux sont déjà disponibles dans les iles. Au niveau du personnel, des formations sont dispensées afin que les élections soient libres, transparentes et crédibles.

Le dimanche prochain, les comoriens sont appelés aux urnes pour élire un nouveau président et des nouveaux gouverneurs des îles. La Ceni s’engage à des élections crédibles et transparentes. Aucune défaillance au niveau des matériaux et au personnel. Soilihi Abdallah, commissaire en charge des relations avec les partis politiques, les candidats et la société civile a indiqué qu’« à l’heure actuelle, tout est prêt concernant les matériaux. Ces derniers sont déjà repartis dans les iles. »

Bien que les matériaux soient disponibles, la formation des agents des bureaux reste aussi une priorité pour la CENI. Et cela a pour objectif de garantir des élections crédibles et inclusives. « À l’instant même des membres des bureaux qui n’ont pas bénéficié la formation sont en cours de formation », a précisé Soilihi Abdallah. Cette initiative de dispenser les formations va de pair avec l’engagement de la CENI et la mission dévolue. 8 ans déjà depuis que la Ceni est mise en place, les résultats sont satisfaisants. Conformément aux dispositions du code électoral, Soilihi Abdallah tire l’attention que « seule la Ceni qui est habilitée à proclamer les résultats provisoires. On ne va pas permettre quiconque d’enfreindre la loi », lance-t-il.

Pour lui, les missions de la Ceni ne s’arrêtent pas seulement après les élections, elles portent aussi sur les comptages des voix et la délibération. Le commissaire en charge des relations avec les partis politiques réitère l’engagement de la Ceni et plaide pour le déroulement des élections dans un climat de paix et de stabilité. « Nous condamnons à cet effet les propos d’une autorité quel que soit sa qualité. Des propos qui pourront créer le désordre », conclut-il.

Kamal Saïd Abdou