ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Mhoudine Sitti Farouata, candidate de la mouvance

Mhoudine Sitti Farouata, candidate de la mouvance

A quelques jours de la fermeture des dépôts des candidatures, les politiques et les partis politiques se déclarent candidats. La mouvance présidentielle a dévoilé lundi dernier dans un communiqué, leurs candidats au poste des gouverneurs des îles. Il s’agit de Mhoudine Sitti Farouata à Ngazidja, Mohamed Saïd Fazul à Nduwani et Anissi Chamsidine à Mwali.

Alors que des noms ont circulé d’ici et là sur les candidats au poste des gouverneurs pour la coalition présidentielle, les vrais noms sont tombés depuis lundi dernier. La mouvance présidentielle a choisi la commissaire au genre, Mhoudine Sitti Farouata de porter la couleur de l’alliance présidentielle, à Ngazidja, l’ancien gouverneur Anissi Chamsidine, à Anjouan et l’actuel gouverneur Mohamed Saïd Fazul,à Mwali. Pour les présidentielles, le président Azali Assoumani est le candidat « naturel » de la mouvance présidentielle. L’investiture de ces candidats se tient aujourd’hui mercredi, devant les partis formant la coalition de la mouvance présidentielle. Toutefois, la déclaration de la mouvance présidentielle est désapprouvée par certains politiques et citoyens,surtout sur la candidature de la commissaire au genre et de la solidarité. Après l’investiture, les partis de la mouvance vont battre une précampagne, une campagne et des mobilisations en faveur de leurs candidats dans l’ensemble du territoire national.
Cette alliance politique se bat depuis les assises à un objectif commun. Certains ténors de cette coalition ont jugé utile de quitter le navire pour sauver leurs partis respectifs, en se déclarant candidats aux présidentielles.Mais cette désunion fait, diton, la force de l’alliance de la mouvance présidentielle.


KDBA

Quelques mois après la cérémonie de la remise du site de l’hôpital El-Maarouf, le chantier de la construction du centre hospitalier universitaire est en cours ces derniers temps. Les travaux se trouvent au stade de terrassement et de remblaiement malgré le retard de l’acheminement des matériaux de construction jusqu’au site d’opération.

Il s’agit d’un travail qui a pu débuter depuis le mois de juin dernier. Sa démolition a suscité des commentaires partout dans les iles de l’archipel des Comores alors que les responsables du centre hospitalier national se félicitent sur les avancements des travaux. Ils avancent souvent que le changement n’est un projet facile mais ils se montrent confiant que cette construction sera réalisée car tous les moyens sont disponibles. Lors de la visite de ce site de construction, le consultant en infrastructures à la présidence, Moussa Dada a souligné que « ce n’est pas une mission aisée. » Il appelle la population comorienne de patienter dans le maximum car il ne s’agit pas d’un simple département mais plutôt un bâtiment de 120 mètres de longueur qui abritera 5 étages. Sachant que le délai fixe pour la construction du nouveau centre nommé « centre hospitalier universitaire El-Maarouf », est dans trois ans. C’est un chantier qui possède une cinquantaine de main d’œuvre, plus les techniciens chinois. Les responsable chargés de cette construction ont montré qu’au démarrage des fondations, trois cent employés seront embauchés.


DES CONTENEURS CONTENANT DES MATÉRIAUX DE CONSTRUCTIONS RÉCEPTIONNÉS

 

Après leur installation dans le milieu de travail depuis quelques mois, la société chinoise a indiqué qu’elle n’a qu’une seule difficulté, à savoir l’acheminement des matériaux de construction. Les travaux suivent les voies normales et le chantier a repris une nouvelle forme. La société chinoise chargée des travaux a reçu une quarantaine des conteneurs le samedi dernier, elles contiennent des matériaux de construction. Le directeur de ce chantier, a montré que dans un mois, ils commenceront le travail sur la fondation et les poteaux.« Nous avons déjà recruté 40 employés comoriens et nous comptons recruter d’autres selon le chantier notamment des techniciens et des administrateurs. 150 employés comoriens seront recrutés », observe le directeur du chantier. Les matériaux réceptionnés le samedi dernier, peuvent suffire les 50% de chantiers et près de 200 employés seront aussi embauchés dans les meilleurs délais. Malgré ce retard des conteneurs, les responsables de cette société chinoise soulignent qu’ils n’aurai ent en aucun cas un retard sur cette construction. En dehors de cela, la société chinoise affirme que l’installation a été une réussite. « Il n’y a rien à craindre sur cette construction et que la construction sera réalisée dans la date déjà fixée », assurent les responsables de la société chinoise. 

 

Il est à noter qu’actuellement, le chantier contient une cinquantaine d’ouvriers et plus des techniciens chinois. Les responsables de la société Csyic ont insisté que 300 employés seront embauchés aux démarrages des fondations vers la fin des travaux.

 

LA CONSTRUCTION DE L’HÔTEL GALAWA AUSSI

Pour rappel, parmi les différentes interventions, lors de cérémonie de remise de site, ont indiqué que l’émergence n’est pas une illusion tout en annonçant les différents chantiers en cours de réalisation. Dans cette foulée, le ministre des finances et du budget, Saïd Ali Saïd Chayhane n’a pas manqué de montrer leur vision et leurs projets. Selon l’argentier du pays,l’objectif principal est de construire les Comores mais pas de détruire comme font parmi d’autres. « Les prochains travaux seront de construire le Galawa pour le développement de ce pays.Le gouvernement comorien a comme but de construire ce pays vers le développement social et économique pour atteindre son émergence à l’horizon 2030 », avait montré le chargé du portefeuille de l’Union des Comores.

 

Halima Hamada

De la poudre aux yeux ? L’union de l’opposition se lance dans la course. Mais, elle dit qu’aucun choix n’est encore fait, car l’idée d’un candidat unique l’anime. Les comoriens ont appris la lettre du chef de l’opposition, Mohamed Ali Soilihi qui se veut candidat de cette alliance. Devant la presse hier, l’union de l’opposition rassure que le candidat de l’opposition soit choisi par tous les partis de cette alliance.

L’opposition devant la presse au select

Le choix d’un candidat unique au sein de l’union de l’opposition a fait un débat entre les partis eux-mêmes. Un processus qui a vu les partis Juwa, Rdc, Fd se retirer et faire cavalier seul. L’union de l’opposition est sereine à se présenter aux élections prochaines avec un candidat unique afin de rétablir l’ordre constitutionnel et le respect des accords de Fomboni, selon les conférenciers. « L’union de l’opposition se présente aux élections pour sauter Azali et rétablir les droits constitutionnels, sauver le pays de l’illégalité républicaine. Mais l’inquiétude règne car aucune règle du jeu dans ces élections et le gouvernement s’apprête à des élections antidémocratiques », a fait savoir Youssouf Boina. S’agissant du choix du candidat de l’union de l’opposition, 

le candidat sera désigné de son expérience, ses compétences, sa motivation. « Jusqu’à lors aucune décision n’est prise sur la candidature de l’union de l’opposition aux présidentielles. La lettre de Mamadou n’est pas encore répondue », a insisté Idi Boina. Les conférenciers estiment que le statut juridique de Mohamed Ali Soilihi ne remet pas en cause sa candidature puisqu’ « il n’y a pas encore un procès ni jugement. » Mamadou sera-t-il le candidat de l’union de l’opposition ? Pour rappel, les partis Juwa, Rdc auront chacun, un candidat aux présidentielles. Pour le parti Rdc, c’est leur président d’honneur, Mouigni Baraka Saïd Soilihi et pour le Juwa, le nom du candidat reste incertain depuis des semaines.

KDBA

Saïd Larifou officialise sa candidature

Saïd Larifou officialise sa candidature

Saïd Larifou a officialisé sa candidature dans une cérémonie tenue hier à Moroni. Sa candidature sera déposée à la cour suprême cette semaine. Son parti politique se présente aux présidentielles et aux goubernatoriales. Soutenir et orienter la jeunesse, préserver l’éducation font ses priorités.

En fin, Saïd Larifou s’est déclaré candidat aux élections présidentielles devant une foule immense de femmes et d’hommes de l’archipel des Comores. C’est à l’issu d’une conférence de presse organisée par les femmes volontaires la semaine dernière que Ridja se présente candidat. Au cours de la cérémonie, les trois représentantes des jeunes des différentes îles ont montré l’intérêt d’inciter Saïd Larifouà se présenter aux élections. Pour ces représentantes, Saïd Larifou est bien placé pour gérer ce pays. « Il est pour le changement positif de ce pays.Il est temps de valoriser nos statuts de jeunes et femmes comoriennes. Ridja nous a défendus à plusieurs reprises alors il faut accomplir nos devoirs. Il faut s’unir pour aller de l’avant sans distinction. Tout est possible avec Me Larifou.
C’est à nous de faire sa campagne », a souligné Mounira Mchinda

Quant à Me Larifou, il reste à faire notamment sur les candidatures des gouverneurs.

 Il a annoncé Dhoifir Athoumani dans l’ile de Mohéli. Les autres des deux iles seront annoncés prochainement. Il pense donner des opportunités aux jeunes pour atteindre le développement du pays. Il a insisté qu’il n’a soutenu personne, il a juste appuyé des évènements marquant l’histoire du pays. Tels que les assises nationales et le referendum.
« Mon unique but est le changement du pays mais pas de trouver un poste.Je ne pourrais pas mélanger mon parti Ridja pour un poste. Un politicien est tout d’abord un responsable et ce dernier est appelé à préserver les intérêts de la nation mais pas de s’enrichir. Je n’ai peur de personne car ce pays nous appartient tous.C’est à nous de le changer.Nous savons tous qu’une campagne n’est pas d’utiliser les intérêts de la population », explique Me Larifou.La mauvaise conduite de l’union de l’opposition qui n’arrive pas à se solidariser,lui laisse perplexe. Me Larifou promet son mandat à préserver l’éducation et selon lui, le ministre de l’éducation sera un jeune.
Halima Hamada

A l’approche des élections présidentielles et des gouverneurs des îles autonomes, le gouverneur de l’île de Mohéli, Mohamed Saïd Fazul passe à un remaniement. Sur un arrêté datant du 27 décembre dernier, le premier magistrat de Mohéli a placé des nouvelles têtes à son exécutif.

Les nouveaux commissaires représentent-ils la dernière équipe du régime de Fazul ? Des nouveaux commissaires sont nommés la semaine dernière par l’arrêté N°18-020/GIAM par le gouverneur Fazul. Ce remaniement va de pair avec la nouvelle constitution en vigueur. 6 commissaires sont nommés et mentionnés dans l’arrêté. Il s’agit de M. Amboudi Nassuhi, commissaire aux finances, au budget, à l’économie, au commerce, au plan, chargé de la promotion des investissements ; Abacar Attoumane Keke, commissaire à la santé, à la solidarité, à la cohésion sociale, à la promotion du genre, chargé des droits de l’homme ; Ibrahim Zaki, commissaire à l’environnement, au développement durable, l’écotourisme, à la promotion ; Mohamed Madi, commissaire à l’éducation, à la formation technique et professionnelle, à la culture, à la jeunesse ; Ahmed Archimed Bacar Mohamed, commissaire au développement des infrastructures, à l’énergie, au poste et télécommunications, et Daroueche Djabir, commissaire à la sécurité intérieure, à la justice, à la fonction publique.

Fazul s’est rapproché du gouvernement central et œuvre pour les actions du président de la République. Briguera-t-il un troisième mandat au poste de gouverneur de l’île autonome de Mohéli ? Les nouveaux commissaires ont une tâche lourde à assurer surtout dans cette période de précampagne où des tensions montent. Et aussi, dans une période où les exécutifs des îles se rivalisent contre le gouvernement central.

KDBA

Le Chef de l’Etat SEM Azali Assoumani a convoqué par décret N°18-115/PR modifié par le décret N°18-116/PR, le corps électoral pour les élections anticipées du Président de l’Union et des Gouverneurs des îles autonomes.

Les élections au suffrage universel direct à deux tours auront lieu le 29 mars 2019 pour le premier tour et pour l’éventualité d’un deuxième tour le 21 avril 2019.

Les candidats sont appelés à soumettre leurs candidatures à la Cour suprême du 8 au 23 janvier 2019 pour les candidats aux présidentielles et aux Commissions Electotales Insulaires Indépendantes pour les candidats aux postes de gouverneurs des îles .

Les campagnes électorales pour le premier tour seront ouvertes du 20 février au 22 mars, et dans l’éventualité d’un deuxième tour elles seront ouvertes du 13 au 19 avril 2019.