ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Youssouf Boina a retiré sa candidature

Youssouf Boina a retiré sa candidature

Le candidat indépendant et secrétaire général du parti UPDC a retiré sa candidature la semaine dernière, quelques jours après la validation de sa candidature par la session administrative de la cour suprême. Sa candidature était selon lui, un plan B de l’UPDC au cas où celle de Mohamed Ali Soilhi est rejetée.

Youssouf Boina, Sg de l’UPDC

Des candidats commencent à retirer leurs candidatures à la cour suprême. Le secrétaire général de l’UPDC Youssouf Boina dont, sa candidature, a été confirmée, a jugé nécessaire de la retirer pour afficher son soutien à Mohamed Ali Soilihi. Une décision prise à la hâte ? « Ma candidature fut un plan B de notre coalition. Heureusement ça été validée de même que la candidature de Mamadou. Mais certains cadres de notre mouvement politique m’ont demandé et conseillé de retirer ma candidature puisque celle de Mohamed Ali Soilhi est validée. Je ne peux pas céder et j’ai retiré ma candidature », a expliqué Youssouf Boina.

Tout comme UPDC, le parti Juwa a présenté des multiples candidatures de réserve. Une politique pour ces partis de se présenter aux élections. « Nous avons fait chaise vide aux assises ainsi qu’au référendum, mais cette fois, il n’y a plus de chaise vide, on se présente aux élections car on en a marre de ce gouvernement despotique. Nous voulons chasser Azali au pouvoir par les voix des comoriens. Et on va voir la popularité du pouvoir et de l’opposition dans le processus électoral prochain. Mais, nous sommes conscients que l’actuel gouvernement est indésirable », a indiqué Youssouf Boina. 

Le candidat Ali Mhadji va-t-il retirer sa candidature ? Ali Mhadji fait partie des candidats de l’union de l’opposition. Le retrait de sa candidature reste incertain en ce moment de raison que, selon un membre de l’union de l’opposition, « le gouvernement est dans une démarche d’empêcher Mamadou aux élections », alors que Youssouf Boina a dores et déjà retiré la sienne.  

Kamal dine B.A

L’Ambassadeur de l’Union Européenne, Giovanni Di Girolami a été reçu par le chef de l’Etat la semaine dernière au palis de Beit Salam. Au cours de cette rencontre, l’ambassadeur de l’organisation européenne a affirmé la réception de la demande comorienne relative à la présence d’observateurs européens pendant les préparatifs des élections et lors du scrutin.

Au milieu Giovanni Di Girolami

Des observateurs européens aux élections présidentielles et des gouverneurs. Dans sa rencontre avant que le chef de l’Etat Azali Assoumani se rende à Anjouan, l’Ambassadeur Giovanni Di Girolami a reformulé ses souhaits que les élections prochaines se passent dans un climat de paix. Satisfait du dialogue sincère et franc qu’il y a entre l’Union Européenne et le gouvernement comorien depuis mai 2016, Giovanni Di Girolami a précisé que « l’Union Européenne est attachée aux valeurs démocratiques et aux droits de l’homme, mais elle respecte aussi la souveraineté des États. »

« Nous avons bien reçu la demande comorienne relative à la présence d’observateurs européens pendant les préparatifs des élections et lors du scrutin. Nous réfléchissons positivement au format de cette présence », a renchérit M. Di Girolami.

De sa part, Azali Assoumani a exprimé son attachement aux principes républicains et aux valeurs démocratiques, dans le respect des spécificités comoriennes. « Ce pays a vécu depuis 2002 des alternances politiques successives qui sont la preuve d’une vitalité de notre jeune démocratie. Et nous sommes tous les acteurs de cet acquis majeur. Malgré cela des hommes politiques, qui oublient l’intérêt supérieur de ce pays, dévalorisent ce que les autres nous envient. Je demande alors à la Communauté Internationale d’être ma conseillère certes, mais aussi la conseillère de cette opposition qui scie l’arbre sur lequel nous sommes tous assis », a souligné le Président Azali Assoumani. Le chef de la magistrature suprême comorienne insiste sur la présence de la communauté internationale aux élections prochaines pour la transparence et l’équité.

Kamal dine B.A

Que savons-nous au juste des médias du continent africain ? Sans doute peu de choses. Découverts au monde au rythme de leurs sociétés exposées à des crises sociopolitiques, ethniques ou religieuses, les médias africains sont moins connus dans le monde. On se rappelle qu’en 1994, au Rwanda, la Radio Télévision Mille Collines a participé à la préparation et à l’exécution d’un génocide entre Hutus et Tutsis. D’autres se souviendront du nom de Norbert Zongo, journaliste burkinabè, assassiné en 1998 pour avoir mené des investigations mettant en cause des proches du président Compaoré. D’autres aussi, se rappelleront qu’au Zaïre, actuelle RDC, Mobutu Sese Seko a exploité la presse audiovisuelle au profit de son culte personnel. Aux Comores, en 1968, le souvenir du scandale d’André Sabas, journaliste de l’ORTF,  accusant les jeunes lycéens d’avoir profité d’un accident aérien pour piller les biens des voyageurs est peu connu. Ce journalisme de provocation et d’incitation à la haine n’a pas sa place dans notre pays. C’était un journalisme de honte. 

A la veille des échéances électorales anticipées de mars et avril 2019, le métier de journaliste est plus que sollicité dans le traitement et la diffusion de l’information. Très proche de la population, souvent rejeté, incomprise et contesté, le journaliste, véritable homme de terrain est un levier de l’émergence. Sa position vis-à-vis de l’actualité, son point de vue et ses analyses sont une arme à double tranchant. Il peut agiter le citoyen tout comme apaiser ses tensions. Le journalisme comorien, très récent comme le métier en Afrique a une mission sacerdotale dans la cohésion sociale, la sécurité des biens et des personnes, la formation citoyenne. Si les médias africains se sont exposés sur la scène internationale à travers des événements malheureux, la presse comorienne n’a jamais été à l’origine de guerres ou de haine. Des fidèles lecteurs d’Al-Watwan ont toujours été émerveillés par les belles plumes d’Amad Mdahoma, Loutfi Chouzour, Pétan Mognihazi, Saindou Kamal-Eddine, Saminiya Bounou, Mohamed Inoussa… D’autres, fidèles à Radio Comores sont encore nostalgiques des voix de Faouzia Ali Amir, Touma Bacar, Echata Ahmed, Maoulid Saleh, Ibrahim Ahmed Hazi, Hassane Ahamada ou  Ali Djambaé. C’était le temps d’un  journalisme  reconnu et ovationné, le temps où Internet n’existait pas et que les médias comoriens enregistraient un lectorat et un auditoire très important. La pratique du journalisme dans notre impose des conditions préalables pour une véritable synergie entre la presse et la société, surtout à l’heure du développement rapide des médias numériques. A l’heure où les NTIC s’imposent dans la presse, quel modèle journalistique s’offre à nous ? Quels enjeux des médias et quel rôle du journalisme dans la campagne électorale ?

Un journalisme à deux vitesses

Loin d’être émaillé de plusieurs tâches noires et accusé d’incitateur au désordre public à l’instar de leurs confrères africains, le journalisme comorien reste encore une institution atypique. Considéré parfois comme un métier intermédiaire, il a été considéré pour certains comme une passerelle vers une autre activité plus confortable. Dans la mesure où les rétributions de la profession ne sont pas encourageantes et devant une société comorienne de tradition orale, le métier attire peu de personnes. Aussi, seule une minorité de Comoriens s’intéressent à l’actualité car les pratiques de lecture ont toujours été tenues par une élite scolaire et politique. Par contre, dans chaque village, Radio Comores captait un auditoire important même si l’offre présentée par la grille d’information était très limitée. Au-delà des premières voix de la Radio dont Ben Abdou en reste un grand témoin et des professionnels des médias formés à l’ENES de Nvouni et aux grandes écoles et instituts de journalisme du monde, une grande partie des journalistes comoriens embrassent la carrière par accident ou fantaisie. La promotion des radios libres, initiée aux Comores, en 1992 a permis de recruter des jeunes sans formation, généralement scolarisés et ayant une facilité d’expression et d’animation orale. Aujourd’hui, certains journalistes de métier ont passé par ces dispositifs médiatiques et s’imposent avec légitimité. Ainsi des voix de l’ORTC telles qu’Abdallah Moina Soilih ou Rachid Aubin ont évolué respectivement à Studio 1 (Moroni) et Echo-Studio (Mitsoudjé), une des premières radios libres du pays. Dans cette même lancée, d’autres radios étaient ouvertes à Foumbouni (Sud Radio) ou à Anjouan (Dziyalandze). Entre des journalistes formés sur les bases de la déontologie et de l’éthique du métier et d’autres qui embrassent la pratique sans être outillés à la profession et ses enjeux, les médias comoriens évoluent dans une dualité contradictoire : d’une part des professionnels, formés pour la cause et d’autre part des parvenus, ayant suivi une formation universitaire en lettres ou sciences humaines, qui s’investissent dans un monde sensible et sollicité.  Il se pose alors la question de l’harmonisation des personnels des médias et de la formation sur le tas afin que les journalistes remplissent leur rôle de témoins capitaux, d’analystes et parfois d’acteurs engagés dans les processus politiques du pays et dans l’écriture de son histoire.

Il se pose également l’épineuse question de désoccidentaliser le système médiatique comorien dans le but de l’adapter aux urgences de la société tout en remplissant les nobles missions qui lui sont assignées. Devant ce journalisme à deux voies (à deux voix également), les pseudo-journalistes se réfugient dans le numérique. On se rend alors compte qu’aux Comores l’information en ligne traverse un grand désordre pendant que dans d’autres contrées elle gagne une reconnaissance sociale. Si dans d’autres pays les journalistes se sont progressivement emparés des réseaux sociaux numériques pour en faire un moyen supplémentaire visible et lisible de produire de l’information ou de la diffuser, des journalistes non reconnus, atteint du syndrome du micro, animés du goût de la manipulation des masses, se réfugient sur Internet pour diffuser des messages incontrôlés et parfois incontrôlables, sous l’étiquette d’une tendance politique de l’opposition. On notera qu’il s’agit ici d’appropriations personnelles d’Internet puisque ni les créateurs de Facebook, Twitter, LinkedIn, google+, Youtube ou Instagram…n’ont conçu à l’origine leur dispositif sociotechnique pour l’actualité et la diffusion de la presse. Aux Comores, il faut reconnaitre que la rapidité avec laquelle les rumeurs et les fake-news circulent sur les réseaux sociaux pose rapidement des questions éthiques et déontologiques  qui interpellent l’Etat et la CNPA. La désinformation n’est pas un fait, c’est plutôt un délit. Il en va de la responsabilité de chacun. Recadrer la profession journalistique et éradiquer le système à deux voies dans les médias est une conditionnalité du projet de l’émergence.

Quelle implication des médias dans la campagne électorale ?

En Afrique comme en Occident, la question du rôle de la presse est toujours posée à la veille de compétitions électorales. Les organes médiatiques étant très sollicités dans toutes les phases du vote, la presse comorienne a une mission déterminante à remplir dans ce projet d’émergence du pays. Les journalistes, à l’instar des enseignants, sont le fer de lance de la formation citoyenne car l’émergence commence par la formation d’esprits éveillés, patriotes, citoyens, car comme disait Jean Bodin, philosophe et juriste français du 16ème siècle, « il n’est de richesses que d’hommes.» Pour cultiver et entretenir la paix sociale, le professionnel des médias s’impose un devoir de réserve et un usage réfléchi de la question des sources. S’il est véritable citoyen, le journaliste se donne la mission de protéger l’Etat et ses institutions car ’’le régime en place est un pouvoir mais l’Etat c’est tout le monde’’. Les incitations au désordre qui animent certaines émissions sur Facebook, les messages séparatistes, les insultes et les montages d’images pour atteinte à la personnalité sont, encore une fois, des actes délictuels. Ils seront punis par les lois. Certains s’imposent comme légitimes alors que leur méthode est dangereuse.  Informer, oui. Mais informer quoi et comment ? Est-ce que tout est à diffuser, vulgariser ? Le journaliste est-il détenteur de la vérité ? Mais quelle vérité ? Sa vérité ?  Toute vérité est-elle bonne à dire ?  De telles interrogations méritent encore d’être posées puisqu’elles peuvent être source de déstabilisation aux conséquences sociales incontrôlables. Au-delà des spécificités régionales ou nationales, le journalisme reste un métier universel avec des règles, des méthodes et des aspirations à l’objectivité et à l’impartialité. Le journaliste informe pour fournir à ses concitoyens les moyens de comprendre le monde et d’agir efficacement. Les faits qu’il relate lui sont signifiants pour son public et les normes de conduite et de retenue sont ses principales références.  Si l’information est sacrée c’est parce qu’elle nous expose à plusieurs enjeux. Dans le cadre des échéances électorales qui s’annoncent, la place du journaliste comorien est essentielle. Il a le droit d’informer mais aussi le devoir citoyen de préserver la paix, d’éduquer, d’instruire la culture citoyenne. Il est temps de redonner à ce métier ses lettres de noblesse en réhabilitant son image ternie par les facebookeurs inconscients, manipulés par des politiques et des nostalgiques du séparatisme. Le peuple comorien attend des journalistes comme des vrais médiateurs sociaux, des instigateurs de la parole constructive et des échanges  républicains. Le président Azali, en s’adonnant à l’exercice par le grand entretien réalisé par l’ORTC, pose les jalons du débat démocratique. Le souhait des électeurs est surtout de voir les candidats exposer et défendre des projets politiques. Des idées réalistes et réalisables et non pas des ambitions prétentieuses et utopiques. Le projet d’émergence initié par le chef de l’Etat pourrait servir de point de départ dans les débats. Par ailleurs, le journalisme corporatif doit, enfin, s’impliquer dans le rétablissement de l’image du métier. Au moment où ces talentueux de la presse écrite et audiovisuelle assistent au désordre imposé par des voix et des plumes irresponsables, leur mutisme n’est pas toléré. Ne rien dire face à ces voix malintentionnées c’est légitimer l’anarchie. Journalistes, réclamez vos droits mais protégez aussi votre noble métier. Aux urnes, citoyens !

Issa ABDOUSSALAMI

Sociologue, doctorant à Aix-Marseille Université

Enseignant de Lettres à l’Académie de Créteil.

Comme chaque jeudi, le conseil hebdomadaire des commissaires s’est tenu hier. Trois sujets étaient au menu notamment la sécurisation des prochaines élections. L’exécutif de Ngazidja appelle la communauté internationale à venir sécuriser les élections puisque Hassani Hamadi est « un candidat démocratique. » Un conseil des commissaires qui a vu la présence des directeurs et secrétaires généraux.

Hassani Hamadi  

Retenu sur la liste des 16 candidats confirmés par la cour suprême, le gouverneur Hassani Hamadi a préféré axer le conseil des commissaires sur les élections présidentielles et des gouverneurs. Hassani Hamadi se félicite de la validation de sa candidature. Une prise de contact est déjà faite avec le candidat aux gubernatoriales de Ndzuwani, Mohamed Abdou, un professeur de l’université d’Anjouan. Ce dernier s’est montré prêt à battre campagne pour Hassani Hamadi. Vu la situation sociale, politique qui frappe le pays ces derniers moments, ils ont pris l’initiative de faire un « Douan » pour la paix de ce pays.

Hassani Hamadi appelle à renforcer la sécurisation des élections, le retour de la démocratie, l’état de droit et la tournante à Anjouan pour 2021. Le gouverneur et candidat aux présidentielles dénonce le « coup d’Etat financier, institutionnel et constitutionnel, » des magouilles électorales. « Je suis candidat pour la démocratie. Nous sollicitons la présence de la communauté internationale pour la tenue des élections crédibles et transparentes », lance-t-il.

Quant au candidat au poste du gouverneur d’Anjoaun, Mohamed Abdou, son soutien de la candidature de Hassani Hamadi n’est pas par hasard. Pour lui, « il faut à tout prix créer une alternance politique et la restauration des droits et libertés fondamentaux », laisse-t-il entendre. Il est confiant qu’avec Hassani, « le changement positif de ce pays est possible. » A Ngazidja et à Mwali, Hassani Hamadi n’a pas encore des candidats aux élections des gouverneurs. Mais des études et négociations sont en cours.

H.H

15 sur 16 candidats retenus provisoirement aux élections présidentielles ainsi que certains candidats aux élections des gouverneurs sont réunis mercredi dernier au palais de Mdrodju pour une démarche commune sur la sécurisation des élections prochaines. Les candidats se sont mis d’accord de signer un mémorandum et le soumettre au chef de l’Etat.

Les choses sérieuses commencent. Les candidats qui s’opposent au régime actuel entrent dans le vif du sujet. Convaincus que sans la sécurisation des élections, il n’y  aura pas des élections crédibles, 15 candidats se sont mobilisés et rencontrés afin d’élaborer un projet commun dans le cadre de la sécurisation des élections présidentielles et des gouverneurs. Des dispositifs de sécurité sont recommandés par les 15 candidats sur 16 retenus par la cour suprême. Dans leur rencontre à Mdrodju, 11 candidats ont été représentés par leurs proches et 4 ont été présents à savoir l’actuel gouverneur de Ngazidja, Hassani Hamadi, Mouigni Baraka Said Soilhi, Ibrahim Ali Mzimba et Ali Mhadji.

Cette rencontre  fait suite à des travaux engagés par une commission mise en place par les candidats de l’opposition afin d’étudier les mesures de protection du scrutin. « Après un travail de deux semaines, la commission a convoquée l’ensemble des candidats pour la restitution des travaux, qui démontrent les mesures et moyens pour que les élections se déroulent dans des conditions libres, transparentes et crédibles et qui seront reconnues par tout le monde », a expliqué député Oumouri M’madi Hassani, représentant du candidat Mouigni Baraka Said Soilhi.

Mise en place d’une plateforme des candidats de l’opposition

 Les candidats ont validé les travaux et se sont mis d’accord sur la mise en place d’une plateforme des candidats opposés au régime. « Dans cette plateforme, nous allons noté et mentionné nos revendications sur la sécurisation des élections présidentielles et gubernatoriales », précise Oumouri M’madi Hassani. L’élaboration de cette plateforme est confiée à une commission qui doit recueillir les signatures de chaque candidat pour soumettre le document au président de la République. A l’unanimité, les 15 candidats opposés du régime Azali intensifient les échanges et rencontres dans le souci de barrer la route à Azali Assoumani.

Requête ou pétition ?

La signature des 15 candidats pour une plateforme de recommandations, une pétition ou requête ? Leurs recommandations seront prises en compte par le chef de l’Etat ? Les candidats opposés du régime actuel se concertent et multiplient les rencontres, les échanges pour un but commun. La plateforme de ces candidats peut-elle changer la donne ? La signature des 15 candidats est venue au moment opportun selon les candidats, car, « le tour d’Anjouan pour 2021 doit être maintenu. Débarrasser Azali Assoumani au pouvoir est notre meilleure solution pour la paix et l’unité de la nation. »

« Un homme averti en vaut deux »

Comme a dit l’adage, « un homme averti en vaut deux. » C’est dans ce contexte, selon des candidats de l’opposition, que les 15 candidats marchent dans une démarche commune. Puisqu’ils se sont rendus compte que sans une démarche commune, « les élections vont être truquées en faveur d’Azali. » « Nous avons tous remarqué un scrutin référendaire illégal, mais le gouvernement et le juge électoral ont fait leur mieux. Nous avons pris acte et conscience. Nous voulons des élections crédibles et transparentes. Nous demandons la présence de la communauté internationale et des organismes internationaux pour superviser les élections. Une mission observatoire des élections s’imposent », a explicité un membre de l’union de l’opposition, qui soutient la candidature de Mohamed Ali Soilihi alias Mamadou.

Kamal dine B.A

Quelques mois après la levée d’immunité des parlementaires dont Ali Mhadji, le président de l’assemblée a signé le remplacement du député par son suppléant. Une décision contestée par les proches d’Ali Mhadji. Une requête a été déposée par le député pour sa réintégration. Sur ce, le président de l’assemblée Abdou Oussein a répondu favorablement à la requête.

Aussitôt que la cour suprême valide sa candidature, le député Ali Mhadji est enfin réintégré à l’assemblée nationale suite à sa requête. « Suite à l’examen de votre requête citée en objet, le bureau de l’assemblée de l’Union s’est prononcé en faveur de votre réintégration dans les rangs de l’institution parlementaire, entrainant de facto, l’arrêt des activités de votre député-suppléant au sein de l’institution », lit-on dans la lettre du président de l’assemblée nationale au député Ali Mhadji. La requête du député date du mois de décembre prochain.

Ali Mhadji victime d’injustice ?

L’acte barbare survenu le jour du scrutin référendaire a laissé des soupçons et des accusations sur le député de la région de Hambu. Par conséquent, il a été privé de ses pouvoirs parlementaires, d’où, la levée de son immunité. Un sujet qui a fait écho partout. Pourtant, il est sorti idem à la justice. Il s’est vu aussi privé de ses privilèges. La société Comores Télécom avait reçu une lettre de mettre fin aux privilèges de communication du député Ali Mhadji ainsi que les autres députés levés de leurs immunités parlementaires. Les parlementaires du camp de l’opposition avaient réagi et selon eux, « c’était une stratégie du gouvernement d’empêcher Ali Mhadji de réintégrer et reprendre ses travaux parlementaires. »

Des jeunes de la région de Hambu avaient lancé l’alarme puisque « les procédures n’ont pas suivi les principes juridiques. »  Les jeunes défenseurs d’Ali Mhadji insistaient que dans un Etat de droit, il y a des principes juridiques à respecter. Le remplacement du député Ali Mhadji par son député-suppléant n’avait pas du tout convaincu les jeunes de Hambu.

Et la requête du député Dossar ?

Levé de son immunité parlementaire et privé des privilèges, le député Mohamed Bacar Dossar a déposé une requête pour se défendre et demander des explications. Mais la cour suprême a jugé « irrecevable » la requête de Dossar. La requête d’Ali Mhadji est « approuvée » et jugée « recevable » pendant que celle du député Dossar est « inapprouvée » et « irrecevable. » Y-a-t-il anguille sous roche ?

L’irrecevabilité de la requête de Mohamed Bacar Dossar a suscité des réactions de ses collègues. Ils ont dénoncé les manœuvres du bureau de l’assemblée nationale qui ne veut qu’ « enterrer vivant » les députés de l’opposition. Le député Mohamed Bacar Dossar vit comme un citoyen lambda. Il est victime d’ « injustice », selon un parlementaire. Il ne bénéficie aucun privilège parlementaire depuis la levée de son immunité parlementaire, tout comme le député Tocha Djohar condamné à 20 ans de prison et privé également de ses droits civiques.

Tocha, dossar et Ali Mhadi, trois députés mal-aimés ?

Depuis le divorce de Juwa et Azali ou la Crc et le divorce du député Ali Mhadji et Azali, le régime en place traverse des frondes parlementaires. Les trois députés Ali Mhadji, Mohamed Bacar Dossar et Tocha Djohar ont constitué avec les autres députés de l’opposition, un barrage. Les projets du gouvernement sont tombés à l’eau. Ils se sont devenus, dit-on, les parlementaires indésirables du régime Azali. Des mal-aimés ?

Kamal dine B.A

Une forte délégation des émirats Arabes Unis conduite par Suhail Bin Muhammed Farej Fares Al Mazroui, ministre de l’énergie et de l’industrie de ce pays du golfe, a été reçue hier à Beit-Salam par le président de la république, Azali Assoumani. Les Emirats Arabes Unis offrent La somme de 22 milliards kmf pour appuyer le développement des Comores dans différentes secteurs.  

Seouf et Al Mazroui signent la convention

Une forte  délégation émanant des Emirats Arabes Unis a été  reçue hier à Beit Salam par le chef de l’Etat. Le principal objectif de cette délégation aux Comores est d’accompagner financièrement l’Etat comorien vers l’émergence 2030 dans plusieurs projets. Une convention d’accord d’un montant de 50 millions de dollars, soit 22 milliard kmf est octroyé pour appuyer les Comores sur différents secteurs dont la pêche, l’énergie, le tourisme. Le chef de la diplomatie comorienne, Soeuf Momed El-Amine a signé avec Suhail Bin Muhammed Farej Fares Al Mazroui, la convention devant permettre aux Emirats Arabes Unis de soumettre à l’Etat comorien cette somme colossale.

Le ministre des affaires étrangères Souef Mohamed El-Amine a salué ce geste de coopération qui vient de renforcer les relations diplomatiques entre les Comores et les Emirats Arabes Unis. «  Le monde Arabe n’a jamais tourné le dos à l’Union des Comores. Aujourd’hui, il fait preuve de notre fraternité pour soutenir les projets mis sur table sur différents secteurs clés pour l’épanouissement de notre pays », se félicite le patron de la diplomatie comorienne.

Selon lui, la présente délégation est prête à promouvoir les Comores dans les projets d’envergure pour sortir les Comores au pied du mur sur le plan économique, social et religieux. Soucieux d’être proche avec l’Etat Comorien, Les Émirats Arabes Unis Comptent, au mois prochain, investir son ambassadeur à Moroni. « Notre  présence aux Comores est un pas vers l’avant, à répondre à temps réel les besoins nécessaires à la population comorienne », déclare Souhail Ben Mohamed El-Mazouroui, ministre de l’énergie et de l’industrie des Emirats Arabes Unis. Cette haute autorité a effectué des visites à la société nationale des pêches, à l’hôpital El-Maarouf, au marché de volo volo.

Nassuf.M.Abdou (stagiaire)

Vingt-quatre heures après l’annonce de la liste provisoire des candidats retenus aux élections présidentielles de mars et avril prochain, Soilihi Zilé a expliqué lors d’une conférence de presse que le rejet de sa candidature est « une déception totale de la diaspora. » Mais, le combat n’est pas encore fini, selon lui.

A droite, Zilé Soilihi

« L’article 53 de la nouvelle constitution n’a pas précisé qu’aucun membre de la diaspora ne peut devenir un président », a divulgué Soilihi Zilé lors de sa rencontre avec la presse hier à Moroni. Il a exprimé la déception de la diaspora comorienne qui appuie sa candidature. Ce candidat est rejeté pour le motif qu’il n’existe pas sur la liste électorale alors que son dossier, dit-il, avait eu une requête pour donner des éclaircissements. « Si aujourd’hui, je suis tombé à terre, ce que je ne suis pas mort et je me suis donné à aider mon pays », démontre Soilihi Zile. Sa candidature est motivée pour améliorer les conditions de vies des comoriens en général. Pour lui, le combat est loin d’être fini. Il compte consulter son avocat et c’est à ce dernier de décider s’ils vont faire appel à cette décision de la cour suprême.

« C’est la diaspora qui est rejetée »

 Selon Zilé, le rejet de sa candidature est « une discrimination à l’endroit du diaspora comorienne.  «  La nouvelle constitution nous rejette complètement malgré que nous sommes tous des Comoriens. Ce que je pouvais vous dire, ce n’est pas Zilé qui est rejeté mais la diaspora comorienne en question. C’est décevant pour nous tous malgré que nous voulions contribuer au développement de notre pays. Ce pays nous appartient tous et chacun doit contribuer son à développement », lance-t-il. Soilihi Zilé a montré en long et en large combien de fois il veut améliorer la stratégie du pays pour un développement meilleur. Son engagement est de réveiller le pays, puisque « ce pays possède des hommes compétents qui peuvent le changer. » Pour rappel, l’article 53 de la constitution oblige les candidats à la présidence de l’Union à résider d’une manière effective et permanente sur le territoire national au cours des douze mois précédant les élections.

Who is Zilé ?

Un ingénieur qui travaille en collaboration avec des autorités compétentes pour des séances d’orientations sur la stratégie énergétique du pays. Il a voulu partager son expérience de l’étranger afin que ce pays prenne de l’avant. « Notre pays souffre beaucoup. Les Comores disposent des ressources mais il a besoin d’une volonté et d’un savoir. Je suis venu aux Comores en 2017 pour expliquer ce que c’est l’émergence. C’était une occasion pour faire un état de lieu de ce que nous sommes sur la situation économique. Montrer les atouts, les freins et le plan que le pays devait suivre pour l’atteindre. Il faudra donc lutter contre la discrimination qui peut causer des problèmes », a expliqué M. Zilé.

Selon lui, il a pris l’initiative d’expliquer ce que signifie « émergence. » Cela ne veut pas dire, avance-t-il, qu’il a une amitié avec le président de la République, Azali Assoumani mais pour sensibiliser la population comorienne.

« Nous ne sommes pas dans le plan de l’émergence, il faut d’autres projets fiables »

« Je ne suis pas son ennemi mais je n’ai jamais eu une amitié avec lui. Il ne peut pas avoir une émergence sans la bonne gouvernance. Ce ne sont pas les projets qui développent un pays. Il est vrai qu’il y a eu certaines réalisations des projets mais il reste beaucoup à faire pour atteindre l’émergence », disait-il avant d’indiquer que « nous ne sommes pas dans le plan de l’émergence, il faut d’autres projets fiables. L’émergence à l’horizon 2030 est plus difficile et le gouvernement devait changer de méthode. » Zilé reconnait qu’il y a des talents aux Comores « mais il faut les réveiller pour montrer leurs savoir-faire. » Et pour le changement de ce pays, « placer les bonne personnes qu’il faut  aux bons endroits ». En attendant la liste définitive du 10 février, Zilé en collaboration avec son avocat compte faire recours.

H.H

Conseil des Ministres du 30 janvier 2019

Conseil des Ministres du 30 janvier 2019
Mohamed Daoud

Visite d’une délégation Emiratie aux Comores

Le Ministre des Affaires Etrangères a informé le Conseil de la visite d’une délégation Emiratie dans notre pays et la signature, au cours de cette visite, d’un accord d’aide à hauteur de 50 millions de dollars pour financer le développement de certains secteurs à savoir, la Santé, l’agriculture la pêche et l’enseignement professionnel entre autres.

Renforcement des capacités de production énergétique

Le Ministre de l’Energie a présenté au Conseil un projet en partenariat avec la Commission de l’Océan Indien visant le renforcement des capacités énergétiques dans le pays par le biais des énergies renouvelables. Il s’agit d’alimenter en énergie solaire l’ensemble des bâtiments de l’administration publique dont en premier lieu, le bâtiment du ministère des affaires Etrangères.

Nouvelle Convention d’établissement de Telco sa

Le Ministre des Postes et Télécommunications, a présenté au Conseil le projet de décret portant signature de la convention d’établissement révisée entre le gouvernement comorien et l’opérateur téléphonique privé, Telco Sa.

Le conseil a donné son approbation et a recommandé la signature dudit projet tout en veillant sur les intérêts du pays.

Soutien Financier aux institutions bancaires

Le Ministre des Finances a présenté au Conseil un projet de soutien aux institutions bancaires et notamment la BDC pour son programme visant à accompagner les investissements des citoyens.

Le Conseil a donné son approbation et a demandé l’accélération de ce projet pour permettre aux comoriens de disposer de moyens d’investissements pour leurs projets. 

Artisanat comorien

Le Ministre de l’Economie a présenté au Conseil le projet qui vise à instaurer la protection intellectuelle des artisans comoriens.

Le Conseil a approuvé l’initiative et a demandé son lancement dans un délai plus proche pour encourager les artisans à multiplier les fabrications et les innovations.

Jeux de l’Océan Indien

La Ministre des Sports a annoncé au conseil la participation de la sélection des handicapés  comoriens dans les prochains jeux des îles de l’Océan Indien à l’île Maurice, ainsi que l’état des lieux des travaux préparatifs de la Course des Femmes du 3 mars aux Comores.

Le Conseil a donné son approbation et a recommandé l’implication du cabinet de la présidence pour mener à bien ces activités.

Inondations dans l’île d’Anjouan

Le Ministre de l’Aménagement du Territoire a présenté au Conseil les dégâts dus aux inondations les semaines dernières à Anjouan détruisant plusieurs axes routiers, notamment celui Mutsamudu-Sima et Tsembehou- Bambao.

Le Conseil a demandé l’implication du Ministère des Finance pour trouver une solution aussi vite que possible, mais a aussi fait appel à la population à s’engager dans la protection de l’environnement. 

Source: Portail officiel du gouvernement de l’Union des Comores

4 candidatures sur 20 rejetées

4 candidatures sur 20 rejetées

Sur les 20 candidatures déposées la semaine dernière, 16 sont retenues et 4 rejetées, après une semaine de travail effectué à la cour suprême. Moustoifa Said Cheikh, Soilih Mohamed Soilih, Bourhane Abdallah et Soilihi Zilé sont rejetés.

La cour suprême se déclare

C’est à l’issu de la session administrative statuée en matière électorale des élections présidentielle de 2019, tenue hier à la cour suprême que les 16 candidatures sont confirmées provisoirement et 4, rejetées. « C’est en considérant l’ordre d’enregistrement des dossiers des candidatures déposés au greffe de la cour suprême que Soilihi Mohamed, Ibrahim Ali Mzimba, Achmet Said Mohamed, Mohamed Ali Soilihi, Larifou Said, Azali Assoumani, Said Djaffar Elmaseli, Bourhane Abdallah, Ibrahim Mohamed Soulé, Ali Mhadji, Hamidou Karihila, Mouigni Baraka Said Soilihi, Ahamada Mahamoudou, Hassani Hamadi Mgomri, Moustoifa Said Cheikh Ali Idaroussi, Fahmi Said Ibrahim, Soilihi Mohamed Soilihi, Youssouf Boina, Soilihi Zilé, et Salim Saadi , qui ont fait acte de candidature à l’élection du président de l’Union du 24 mars 2019 », selon la cour suprême.

Toutes ces candidatures ont été déposées dans les délais recommandés et accompagnés chacune d’un certificat de la nationalité comorienne, d’un bulletin N°3 du casier judiciaire, d’un récépissé du dépôt de cautionnement, d’élément de preuve que le candidat figure sur la liste électorale, d’un certificat médical, d’un certificat de résidence, d’une déclaration du patrimoine personnelle, des deux photos d’identités, d’un  Curriculum Vitae et d’un cédérom.

« Pour être éligible, il faut être électeur »

 Il résulte des pièces produites par le candidat Soilihi Zilé qui n’apporte pas la preuve de son inscription sur les listes électorales, que « la production d’un accusé de réception d’une prétendue requête adressée à la CENI 2019 en date du 23 janvier 2019 n’est pas un élément de preuve pouvant lui conférer la qualité des électeurs. » Dans ces circonstances l’article 53 de la constitution, « sa candidature ne peut pas être retenue. »  Soilihi Mohamed Soilihi a produit deux certificats de résidence dont le premier est délivré le 15 janvier 2019 par le maire de Moroni, indiquant qu’il réside à Moron depuis 2015 jusqu’à ce jour et le second  à New York le 22 janvier 2019 indiquant qu’il y réside depuis 2014. « Deux contradictions se manifestent, toujours sur ce même article sa candidature est rejetée », a révélé la cour suprême.

Quant à Bourhane Abdallah, il a produit un  certificat de résidence délivré le 05 janvier 2019 à Dembeni. L’examen de ce document, affirme la cour suprême, « ne peut être déterminé que le candidat a résidé d’une manière effective et pérennante sur le territoire national au cours des douze mois avant les élections. Et Moustoifa Said Cheikh Ali Idaroussi a produit une lettre d’investiture en date de 17 janvier 2019 du fond démocratique comportant sa seule signature sans numéro de récépissé en contradiction avec la loi du 21 novembre 2013 portant organisation et fonctionnement des partis et groupements politiques en Union des Comores promulgué par le décret du 8 janvier 2014. Dans l’application de la lettre ministérielle du 29 décembre 2016, sa candidature ne serrait être retenue ».

16 candidatures validées provisoirement

L’article 2 rejette les quatre candidatures, et proclame comme suit la liste provisoire des candidatures dont le premier tour aura lieu le 24 mars 2019.  Soilihi Mohamed, Ibrahim Ali Mzimba, Achmet Said Mohamed, Mohamed Ali Soilihi, Larifou Said, Azali Assoumani, Said Djaffar Elmacely, Ibrahim Mohamed Soulé, Fahmi Saïd Ibrahim, Ali Mhadji, Hamidou Karihila, Mouigni Baraka Said Soilihi, Ahamada Mahamoud, Hassani Hamadi, Salim Salim, Youssouf Boina.  « Les droits de réclamations comptent rétablissement de la liste des candidats sont ouverts à toute personne ayant fait acte de candidature. Les réclamations ne doivent pas venir à la session administrative de la cour suprême avant l’expiration du jour suivant celui de la proclamation de la présente liste des candidats », annonce la cour suprême.

H.H