ALFAJR QUOTIDIEN – Journal d'information quotidien comorien

Médias: Un contre-pouvoir à radio Ngazidja

Médias: Un contre-pouvoir à radio Ngazidja

Le ministère de l’intérieur s’est rendu à l’office de la radio et télévision de Ngazidja pour imposer la mise en place d’une nouvelle administration. L’exécutif de Ngazidja a rejeté la nouvelle équipe investie par le ministre.

Photo d’archive

Le contre-pouvoir s’affiche au sein de l’office de radio et télévision de Ngazidja (ORTN). Hier à 11h, la situation  aurait pu être tendue, entre l’exécutif de l’ile autonome de Ngazidja et le ministère de l’intérieur. Le cabinet du ministère de l’intérieur s’est  rendu à radio Ngazidja, dans le but de mettre en place, une nouvelle administration. Quelques minutes plus tard, l’exécutif de l’ile autonome de Ngazidja, n’a pas tardé de répondre par sa présence sur le lieu. Après un court dialogue entre les deux camps, aucune alternative n’a été trouvée. L’exécutif de Ngazidja s’appui sur la loi pour affirmer leur pouvoir à contrôler la chaine de la radio et télévision de Ngazidja.

« La radio de Ngazidja est toujours sous les compétences de l’ile autonome de Ngazidja, sinon, il faudra bien avant, limoger les gouverneurs des iles  et reprendre toutes les compétences », a montré le directeur de cabinet de l’exécutif de Ngazidja Saïd Hamada Youssouf alias Seda. Selon lui, cette décision est « déloyale », « dénuée » de tout fondement juridique et des principes démocratiques. « L’autonomie des iles est toujours protégée par la constitution », affirme-t-il.

La confusion règne sur le personnel travaillant dans la boite, car ils font face à  deux directeurs, lesquels chacun exerce ses pouvoirs  dans une  même  direction. Le ministre impose un nouvel directeur et le personnel impose le leur. « Quels que soient les ordres, mais nous continuerons à travailler convenablement pour alimenter la chaine de  la radio et télévision  de Ngazidja », confirme le personnel d’ORTN.

Nassuf. M. abdou (stagiaire)

Suite aux propos de certains proches du pouvoir de la ville d’Ikoni, la ville d’Ikoni passe en contre attaque. Hier mardi, des jeunes et notables ont convié la presse pour annoncer l’interdiction des autorités de faire campagne dans cette ville. Les conférenciers demandent justice suite à la mort de Gazon.

La ville d’Ikoni reste toujours intransigeante sur leur décision relative au débat houleux causant la mort brutale du jeune Hamada Gazon le mois de décembre dernier. Dans une conférence de presse tenue hier à Ikoni, la commission pour  la paix sociale s’est montrée antagoniste, contre certains jeunes issus de cette ville proche du régime du colonel Azali Asssoumani qui « tentent d’amadouer les autres au profit des intérêts personnels afin d’enterrer la mort violente du jeune Gazon. »

 « La ville d’Ikoni n’est plus un morceau de poisson à vendre. Seule la justice juste ouvrira les frontières aux hommes politiques d’y entrer sans aucune exception », ont fait savoir des jeunes d’Ikoni. Selon les conférenciers, la mort du jeune Hamada Gazon doit être « inclusive » pour tous les comoriens, à lutter contre l’usage des armes par la force de l’ordre  contre des civiles.

Les propos du conseiller diplomatique à la présidence, Djaé Ahamada Chanfi dans les medias la semaine dernière, ont choqué la conscience de la jeunesse de la ville d’Ikoni. « Ce qui s’est déroulé à Ikoni, sont des choses parfois qui arrivent dans une communauté. » Des propos « choquant » dissent-ils.

 « Djae Ahmada chanfi à sacrifié sa famille victime de la tragédie de la compagnie Yemenia Air ways au profit de devenir un ministre. Notre frère Hamada Gazon ne doit en aucun cas être sacrifié par la politique ou des politiciens », déclarent-ils.

Nassuf.M.Abdou (stagiaire)  

Presse: La rédaction de Masiwa en grève

Presse:  La rédaction de Masiwa en grève

L’ensemble de la rédaction du quotidien Masiwa est en grève d’une semaine, à compter du dimanche dernier jusqu’au 3 février. Elle est victime de quatre mois d’arriérés de salaire. Elle exige un paiement de deux mois successifs, sinon, une grève illimitée sera déclenchée.

La rédaction de Masiwa reprendra ses activités le lundi prochain après une grève d’une semaine. Mais une possible grève illimitée peut être aussi déclenchée à partir du mercredi 06 février si leurs revendications ne sont pas prises en compte ou réglées. La rédaction du quotidien Masiwa compte 4 mois d’arriérés de salaire.  Suite à l’annonce de la grève, l’administration de ce quotidien a convoqué le rédacteur en chef, Toufé Maecha, mais aucun terrain d’entente n’a été retrouvé. Les échanges n’étaient pas du tout « satisfaisantes. » C’est pour cette raison que la rédaction campe sur sa position. La rédaction exige le règlement de deux mois pour répondre le travail.

Le rédacteur en chef de Masiwa a montré qu’à l’unanimité, des journalistes « n’allaient pas accepter aucune concession. » Il a interpellé que si  l’administration ne se décide pas de débloquer les deux mois en question « des nouvelles exigences tomberont. » « Après la semaine prochaine, autrement dit pendant la période de grève illimitée, nous allons augmenter nos exigences et nous pourrons demander trois mois de paiement. A ce niveau, nous n’allons pas accepter aucune négociation », dixit Toufé Maecha avec un ton élevé. Selon lui, ce journal n’a pas une régularité du paiement de salaire.

A noter que le journal traverse une crise depuis déjà trois semaines dont son absence dans les kiosques. Un quotidien lancé depuis le mois d’avril 2018. Une crise que la presse comorienne en général traverse.

H.H 

Quelques mois après que le gouvernement comorien a lancé les travaux de réhabilitation de la route nationale D2 ou Rn2 de la route de Moroni-Foumbouni, les terrassements sur l’élargissement de cette route sont en cours de réalisation depuis la semaine dernière.

C’est pour obtenir la surface demandée par le gouvernement. L’Etat a commencé à indemniser des foyers qui doivent libérer d’espace dans certaines villes notamment à Mdé. Les travaux sont enfin lancés. Il s’agit des axes routiers allant de Sima-Moya et Moroni-Foumbouni, financés par la banque africaine de développement (Bad) et de l’Union Européenne (Ue), à un montant de 16 milliard de Francs comoriens. Sachant que Moroni-Foumbouni est de 10 milliards. Plus de trois mois depuis le lancement des travaux de réhabilitation de cette route D 2 ou Rn2 allant de la capitale fédérale vers la capitale de Badjini. Pour les autorités comoriennes les travaux vont bon train. Les habitants et les transporteurs de cette région sont aussi confiants quant à la réalisation de ces travaux.

Toutefois, certains transporteurs de cette ligne critiquent la méthode du travail. « Il fallait peut être construire certains passages avant de commencer leurs travaux. Ces travaux qui s’inscrivent dans le projet de l’élargissement de la route nationale, semblent poser de problème. « La déforestation risque de causer de problème de passage alors qu’on ne peut pas abandonner aussi nos travaux », a insisté Said Issa, un des chauffeurs de la ligne de Badjini Est. Dans cet angle, certains transporteurs estiment que les travaux ne sont pas bien organisés et gênent l’activité des chauffeurs.  

H.H

Poursuivi pour refus d’exécution des réquisitions d’un juge, Idriss Ibrahima Alias Elvis risque une peine de 2 ans fermes. Une réquisition sollicitée par le parquet. Même si ces conseillers parlent d’une infraction non constituée. Le délibéré est prévu le 28 février prochain.

Hier 24 janvier le tribunal correctionnel de Moroni a entendu  Elvise. Les faits qui l’ont conduit au tribunal correctionnel de Moroni hier remontent en 2012.  Selon le contexte, la société de la victime appelée A sens technologie aurait signé un accord avec la société Badi Com représenté par Elvise. Devant le juge la victime a témoigné qu’elle a confié des travaux à la somme de 20 millions de francs comoriens au prévenu. En revanche les travaux n’ont pas été faits et elle réclame son argent.  Le dossier a été jugé et délibéré en première intense puis par la Cour d’appel et la Cour Suprême. Les décisions ont été  favorables pour la victime. Cette dernière a poursuivi  Elvise devant le tribunal correctionnel pour refus d’exécution de ces décisions rendues depuis des années.

Sur sa déclaration Elvise a rejeté les dires de la victime. Pour se défendre, il a expliqué qu’il a versé la moitié de la somme d’argent à la victime. « J’ai versé par tranche. D’abord 1.800.000 kmf, ensuite, 400.000 kmf et en fin, 300.000 kmf », a indiqué Elvis précisant qu’ils ont eu des discussions amiables.  « En 2005, la victime s’est rendue chez moi et m’a proposé de lui verser six millions de francs comoriens. Je lui ai donné en présence de ma femme. Et nous nous sommes convenus que l’affaire est close », affirme-t-il.

Selon l’avocat de la victime, le prévenu n’a pas fait signe de bonne foi. « La somme a été versée par force et je demande le remboursement de ma cliente », déclare l’avocat.  Quant à la défense « Elvis a fait preuve de bonne volonté et d’une collaboration. Notre client aurait pu refuser,  pourtant il ne l’a pas fait. Il paie par tranche », explique-t-il. Les avocats de la défense ont expliqué que l’article 196 qui puni le délit refus d’exécution des réquisitions d’un juge, « la peine commence de 3 mois à 1 ans. » Selon eux, « l’infraction n’est pas constituée. » Le parquet sollicite deux ans fermes. 

El-Aniou

Palais de justice de Moroni

30 journalistes vont être formés dès lundi

30 journalistes vont être formés dès lundi

Une semaine de formation sera dédiée à 30 journalistes comoriens par le conseil nationale de la presse et de l’audiovisuel (CNPA). Cette formation s’inscrit dans le cadre du passeport professionnel que cet organe de régulation a d’ores et déjà mis en place par le renforcement des capacités des journalistes locaux en partenariat avec Afrique Médias francophones.

Saindou Kamal’Eddine

Dès  lundi prochain, 30 journalistes participeront à des formations organisées par le CNPA en partenariat avec Afrique Médias francophones. Soucieux de renforcer les capacités des journalistes locaux, le CNPA a mis en place un cycle de formation journalistique dont l’objectif est d’arriver  à un échelon d’un spécialiste. Ce cycle de formation va durer toute l’année. Au total 45 journalistes de tout genre de presse en bénéficieront en un an. 15 personnes pour chaque groupe en 6 modules. A commencer à Ngazidja avec 30 journalistes.  

« Je précise que le Cnpa a prévu deux types de formation continue. Les formations thématiques destinées à renforcer les capacités des journalistes un peu plus expérimentés. Pour les autres qui travaillent sans disposer de formation préalable, il est mis en place un dispositif qui s’appelle « Passeport professionnel » composé de 6 modules étalés durant toute l’année 2019. Trois groupes de 15 participants sont prévus, ce qui fait un total de 45 journalistes à former en un an », explique Saindou Kamal’Eddine, conseil au Cnpa.

Concernant la formation prochaine deux groupes participeront. Ceux qui sont enregistrés dans le premier groupe sont entendus le lundi 28 janvier et le deuxième second groupe à IFERE. « Le troisième groupe sera Anjouan et Mohéli » a précisé ce conseiller.   

La formation des journalistes appelée passeport professionnel qui débutera la semaine prochaine a comme mission de « donner la possibilité aux journalistes de postuler leurs dossiers afin de pouvoir avoir en possession la carte de presse. » «  Depuis deux ans, nous sommes engagés à prêter main forte aux journalistes de l’archipel des Comores. Car certains journalistes n’ont pas eu des formations de base. Toutefois, ils exercent dans le métier», affirme Saindou Kamal’Eddine. Et ce dernier de conclure, « depuis un certain temps, l’agence comorienne demande une carte de presse. Hélas, peu des candidats déposent les dossiers. Nous pensons qu’avec cette formation dite passeport professionnel que d’autres candidats journalistes auront l’occasion de pouvoir déposer leurs dossiers pour en bénéficier. »

El-Aniou 

A Iconi plus particulièrement le quartier Uzio, depuis plus de 9 ans, les habitants vivent sous l’insuffisance d’eau de la société Ma-mwe. Un quartier formé de plus d’une centaine de foyers. Certains parmi eux bénéficient l’eau dans les robinets et d’autres en bénéficient avec énergie. La plupart des habitants de ce quartier achètent l’eau de robinet pour survivre.

Des enfants à la recherche d’eau dans les robinets  

Uzio est un quartier de la ville d’Ikoni, situé entre Ikoni et Vouvouni. Il regroupe plus d’une centaine de maisons. Eloigné de la ville, le quartier ne manque de rien à l’exception de l’eau, « « un élément indispensable dans la vie de tous les jours. » Pus de 9 ans depuis que ce quartier ne bénéficie pas de l’eau de la société Ma-mwe dans ses robinets. Moins de 10 foyers en bénéficie. Les résidents de ce quartier passent des heures à remplir une bouteille de 1 litre, n’en parlons plus d’un jerricane de 20 litres.

Dès la levée du soleil, des queues dans les robinets pour se procurer de l’eau dans un seul robinet. C’est comme « des élèves avant d’entrer en classe. » Femmes âgées, hommes, pères de famille, jeunes, adolescentes et enfants, tous viennent avec des bouteilles, des jerricanes de 20 litres et 5 litres à la recherche de l’eau, « source de vie. » De coutume, les femmes remplissent leurs jerricanes et c’est à leurs maris ou enfants d’aller les vider et d’être remplis à nouveau afin que la famille ne manque pas d’eau pendant toute la journée.

Les témoignages

Papali, un jeune du quartier Uzio témoigne cette pénurie ou insuffisance d’eau dans le quartier. « Je sais que dès mon réveil, je n’ai que l’idée d’aller chercher de l’eau, malgré l’insuffisance de ce produit. L’eau est indispensable. Nos sœurs, mères et les hommes en ont besoin. Ce n’est pas facile. Mais le pire, on passe son temps à remplir une bouteille ou un jerricane. C’est encore plus dur », déplore Papali.  

Les enfants aussi se présentent avec des bouteilles de 1 litre et demi.  « C’est devenu plus que naturel », poursuit-il. Chaque famille sait que la première tâche à s’en occuper, est d’aller épuiser « cette source de vie. » Et même les enfants de bas âge s’habituent. « La situation est devenue une réalité qui nous ronge les cœurs. Nous traversons des moments difficiles », selon un jeune de ce quartier Uzio. Pour les enfants, ils ne se présentent dans les robinets que les week-ends, des jours où ils ne vont pas à l’école et pour les grands, c’est tous les jours.

Une mère âgée de 55 ans témoigne que depuis 2009 elle n’a pas eu d’eau de robinet dans son foyer. Elle a été obligée de construire deux citernes et achète régulièrement de l’eau à 50.000 kmf. « Depuis mars 2009, je n’ai pas eu de l’eau de robinet chez moi. J’ai été obligée de construire des citernes et j’achète de l’eau de la Ma-mwé à 50.000 kmf. En 2012, j’ai reçu une facture de 600.000 kmf. J’ai été totalement étonnée et je me suis rendue à la Ma-mwé, mais les responsables m’ont rassuré qu’ils viendront régler le problème, en vain », a affirmé cette de famille.

 

Une cloche pour réveiller les voisins

Pour mieux se présenter à l’heure dans leurs activités professionnelles, entre autres, une voisine sonne l’alarme de très bon matin et réveille les autres, s’elle se rend compte que l’eau coule dans le robinet. Et si la cloche n’est pas sonnée, tous les voisins comprennent que l’eau ne coule pas. En effet, les yeux se fixent sur le stock d’eau.

El-Aniou

Depuis dimanche, le pays vit des forts vents et des pluies diluviennes. Les Comores comme les iles de l’océan indien, subissent des données climatiques inadéquates, mais aucun danger ne menace les Comores, selon le service météorologique.

Photo d’archive

Les fortes pluies qui médusent les iles de l’océan indien ces derniers temps, sont le résultat du vent fou qui secoue les zones de l’océan indien. Les Comores ne sont pas épargnées de la situation climatique.  Les îles de l’océan indien connaitront dans les prochains jours, un fort vent fou, qui provoquera des fortes pluies de discontinuité. Mais le service de météo aux Comores, rassure la population, qu’« aucun danger n’est prévisible pour les iles Comores. » La situation mobilise les spécialistes du domaine météorologique pour rassurer la population à tout moment d’un changement des données naturelles. Selon les informations émanant de service météorologique de l’ile de la Réunion, « les prévisions voient une foule nuageuse traversant la grande ile de Madagascar, pour retrouver le canal de Mozambique, et les conditions y sont favorables pour maitriser les données climatiques. »

Selon les techniciens en la matière, dans le parti nord et sud du canal de Mozambique, les masses nuageux est le système qui est en phase de se former aux Comores et qui engendre des coups de vent violents et qui ramène ensuite de l’orage aux iles Comores. C’est pour cette raison que les Comores ont vécu des averses depuis la semaine dernière. Les techniciens en matière météorologie rajoutent qu’il existe « une possibilité de vivre dans ce même système climatique jusqu’à demain vendredi. » Cependant les météorologistes appellent aux pêcheurs et les compagnies d’arrêter temporairement leurs activités maritimes en attendant le rétablissement de la situation climatique.

Nassuf. M. Abdou (stagiaire)

Nadia Tourqui : Bonne année quand même !

Nadia Tourqui : Bonne année quand même !

Sorry les Comores sont momentanément suspendues pour cause d’élections. Juillet 2018, semblant de référendum, mars-avril 2019, rocambolesques élections présidentielle et gubernatoriales en perspective, février 2020 élections législatives et municipales (au fait selon quelle Constitution?) et 2021 le retour aux accords de Fomboni et de la tournante à Anjouan.

Quelle idée de suspendre le droit à la création d’entreprises dans un tel contexte ? Qui d’abord a l’idée de créer une entreprise face à autant d’incertitudes à moins d’une start-up spécialisée en matériaux de propagande électorale et encore…

Quel pays magnifique! Ils veulent tous battre le président sortant, tous rétablir la tournante à Anjouan, se réclament tous des accords de Fomboni, mais pourquoi ont ils tous besoin de se présenter??? Ils ont tous boudé le référendum quand ils étaient tous unis derrière le Non sous prétexte que les conditions de sécurisation n’étaient pas réunies et croient remporter l’élection avec les mêmes trucages en allant en rangs séparés… J’avoue ne pas avoir tout compris.

Que dire du leader qui appelle à l’union et qui se présente vite avant que ses petits camarades n’en fassent autant? Que dire des candidats issus d’une même mouvance qui se présentent tous, malgré des primaires pour n’en retenir qu’un? Que dire des anciens alliés qui se découvrent des spécificités brusquement incompatibles, mais qui ne sont pas encore déclinées en opposition? Que dire des nouvelles vocations de sauveur de la nation ?

Encore une fois, on va voter village, voisinage, copinage, entourage, sabotage, quel dommage! On arrête de réclamer un programme parce que c’est un délire d’intello, pardon! Parlons plutôt de cohérence. Apparemment ce mot n’existe pas dans la langue locale… ça en dit long. Certains ont voulu des Assises pour faire un bilan et tirer des leçons pour l’avenir, ont considéré que les Assises n’ont pas répondu aux attentes, ont dénoncé son instrumentalisation, rejeté le référendum et vont aujourd’hui aux élections pour faire la révolution qu’ils n’ont pas pu faire dans la rue dans les urnes (parce que, quand même, la moto était assez dissuasive).

 D’autres déçus des Assises ont condamné fortement la mainmise sur les institutions, ont subi la répression, ont rejeté le référendum, ont encensé leur détermination à sauver la république, tous unis contre le tyran et à la veille de l’assaut final développent des stratégies individuelles (allo?). D’autres, un pied dedans, un pied dehors, même pas peur de la contradiction, grands équilibristes devant l’éternel, investissent dans leur avenir professionnel (à l’aise!) 1% vaut mieux que 2 tu l’auras !

Et aussi les petits malins, les mêmes, qu’on voit arriver depuis toujours avec leurs grosses Weston, le verbe facile et les envolées lyriques, toujours prêts à saisir les opportunités sans souci de cohérence justement (à l’est, rien de nouveau). Et enfin des gens qu’on n’a jamais entendus, probablement issus de la majorité silencieuse, celle qui d’habitude consent en ne disant pas mot, qui se découvrent des héros qui vont venir croiser le fer avec ces apprentis politiciens qui nous ont plombés pendant toutes ces années (alleluia).

Face à cette troupe du cirque, le colosse aux pieds d’argile qui frôle le vertige à chaque avancée; tout était pourtant bien huilé! À quel moment le scénario nous a échappé ? Sous le soleil de l’IFERE? Sous les amphétamines d’une Cour un peu trop zélée ? Sous le poids du ridicule et du mauvais sens de l’à-propos cumulés ? Sous l’évidence de la troupe de fidèles qui ressemble de plus en plus à un panier de crabes ? Toute cette macédoine va se mélanger allègrement les prochaines semaines pour qu’au final la montagne accouche de la souris la plus inattendue.

Restez en ligne, votre correspondant prie pour ne pas être (de)coupé ! 

Nadia Tourqui

Quelques jours après les nouvelles mesures lancées par la Société   Nationale de l’Electricité des Comores (Sonelec), un ancien agent de cette société, Ibni Mahadhiou charge les responsables. Il appelle à la population comorienne de manifester contre cette procédure qui selon lui, est « erroné. »

Ibni Mahadhiou

La taxe de 2000 kmf par mois sur les compteurs à carte reste un vrai problème pour les citoyens comoriens résidants dans la Grande-Comores. La recharge de 5 000 kmf avait été de 32 kg et une redevance de 250 kmf. Alors qu’à présent, les utilisateurs n’obtiennent que 27 kg. Une démarche qui ne satisfait pas certains. Ibni Mahadhiou, un jeune qui travaillait à la société en charge d’électricité pendant 13 ans de service a montré que « la population mérite d’être avertie avant le lancement de cette politique, quelles que soient les circonstances. Une étape difficile à avaler pour certains jeunes d’aujourd’hui. »

Il a souligné qu’il n’est pas prêt à suivre cette démarche car il pense qu’il ne sert à rien de payer 5 000 kmf pour 27 kilos. Ces taxes risquent de causer des dégâts irréparables, selon lui. Il a pointé du doigt au personnel de cette société qui ne défend que leurs intérêts personnels. Il appelle en effet à la population de se rendre ensemble à la Ma-mwé pour s’indigner. « Nous ne pouvons pas tolérer ces genres de choses. En tant qu’ancien de la maison et adhérant du régime actuel, mené par Azali Asoumani,  je pense que la réduction des carburants  permettra de faciliter nos vie quotidienne. Si la direction de cette société ne réagit pas dans les prochaines heures, il y aura des problèmes », prévient-il. C’est en voulant recharger l’électricité qu’il a su les taxes de 2 000 kmf par mois, pourtant, il n’y avait que la redevance de 250 par mois. Il a aussi dénoncé le manque d’accueil au sein de cet établissement. « Après avoir constaté la recharge de 27 kilo, j’ai exigé au guichetier des explications et il a fait appel à un gendarme et quelques minutes après on m’a transféré à la gendarmerie », déplore-t-il.

H.H